CES PRAIRIES
de la zône fertile du Nord-Ouest, si renommées ? ,
Quo.dirai-je du fameux commerce des robes? Le bison couvrait littéralement les plaines du Nord-Ouest. Cette seule ressource était incalculable.
De plus, les Métis cultivaient la terre pour en avoir ce qui leur en était nécessaire. Leurs jardins et leurs récoltes étaient quelque chose d'enviable.
L'énumération de biens que ma plume effleure en ce momeñt
* n'est pas imaginaire comme certaines gens pourraient le croire ;.
mais elle est basés sur des faits’ et des réalités quela pis grande” .
partie de la population métisse aëtuelle et que des milliers *: d'émigrés peuvent certifier, puisque je parle d'un état de chose
qui existait il y a quinze ans et qui dura même plusieurs
Années én dega. Qui est-ce qui rofusera donc d'admettre qu’en
jouissant de leur part dn Nord-Ouest, comme ils en jouissaient,
avant la Confédération, les Métis vivaient aussi richement quesi leurs terres évaluées comme j'ai fait plus’ haut, à $174,558,000
leur eussent donné tous les ans un revenu, serait-ce trop dodire de trois: pour cent, et de* compter ainsi en leur faveur ls . somme totale en intérêts d'environ $5,381,740 (cinq millions ni trois cent quatre-vingt-un mille sept cent quarante piastres.) Je m'adresse aux hommes d'affaires, aux capitalistes; qu'illeur | plaise de répondre pour moi à tous ces journaux têlus et ° ignorants ou malhonnêtes de l'Ontario qui n'écrivent depuis quinze ans sur mes œuvres et sur mes actes que pour-Calomnier, induire eñ erreur et que pour divaguer, C'est vrai que lo Nord- Ouest était fermé comme en cief par la compagnie de la Baie d'Hudson et par l'Angleterre qui y soutenait cette compagüie; les marchés manquaient; les produits n'avaient pas d'écoulement; à cause de cela, il était presqu'inutile de sb livrer exelusivement ou tout de bon à la culture. h La compagnie de la Baie d'Hudson, en sa qualité de société commerciale revêtue de l'autorité gouvernementale, était à même tontes les richesses du Nord-Ouest. Elle les absorbaiït . … sans cesse en privant continuellement le pays des améliorations a publiques et des progrès que tant de biens.le mettaient en lieu d'attendre de ses administrateurs, LE Sous le joug des aventuriers de la Baie d'Hudson, il était . impossible aux Métis de prendre leur essor comme population ; mais leur patrie était d'uve opulence naturelle telle qu'il était : malaisé même à 14 compagnie, toute sordide qu'elle fût, de les appauvrir individuellement, L'eau haute à la Rivière Rouge, les sauterelles et ia picote dans la Nord-Ouest, éprouvèrent à plusieurs reprises les Métis. Mais ces années de peine-et-de——— contretemps faisaient exceptions. . | Les heureux changements que ls mouvement populaire de 49, avait effectués dans le trafic.fpar l’abolition du monopole prétendu légal de la compagnie et la liberté que tout chacun avait de commercer depuis cette époque, augmentaient de jour en jour ces chances de bien être. " rsque la Puissance arriva au Nord-Ouest, en 1870, elle ‘ trouva donc une population qui, laissée à elle-même. eût été à ” l'aise nonseulement alors mais même pour bien des années, . Elle y trouva les Métis qui, par le fait même d’être chez oux et d’avoir leur pays à eux, avaient comme tout autre peuple, leur avenir. LS Bo Ft AVANT LA CONFÉDÉRATION,
les Métis par leur supériorité sur les tribus indiennes, les : dominaient, mais sans abus de force. Quelquefois, à là chasse, s Indiens déclaraient la guerre aux Métis, on leur volaient des chevaux, . is è .
Satisfaclion était demandée. En cas de refus; la nation mé.
isse entrait en guerre avec les malveillants, Mais il est à marquer qu'elle ne fit jamais de luttes agressives. Les com. bats étaient ceux de la défense ou de la protection du droit, En retour, Dieu aidant, elle est toujours demeurée victorieuse des tribus qui l'attaquaient. Comme peuple primitif, simple, de bonne foi, placés par la Providence dans une heureuse abon-
dance üe biens, et d'ailleurs, sans beaucoup d'ambition, les Métis .
n'avaient presque pas dé gouvernement. Cependant qüand ils
allaient à la chasse au bison, il se faisait naturellement au |
milieu d'eux upe pression d'intérêts, ‘Et tant pour maintenir l'ordre dans leurs rangs que pour se tenir en garde contre les vols de chevaux et-contre des attagnes d’ennemis, ils s’organi-
. 8aient et se composaient un camp. Un chef était choisi, douze
conseillers étaient élus, avec un crieur public et des guides.
* Les soldats se groupaient par dizaines, Tout chasseur était
soldat. Chaque dizaine se Choisissait un capitaine, Quand arrivait le moment de l’organisation militaire proprement dite, le chef en donnait-avis; le premier soldat venu com-
mongait par désigner celui qu'il voylait avoir pour son capi-: e
taine,/ Neuf de ceux qui approuvaignt, ce choix le suivait.
- Ainsi le capitaine de chaque dizaine sé* trouvait-il placé à la
tête’ de soldais d'autant mieux décidés à de suivre partout que sa charge au-dessus d'eux était uñ effèt deleur confiance en lui
et de leur choix unanime.
‘sol de leurs pieds ambitieux; demandeï la bride du désir de leurs regards, à grands coups de tête, en faisant toutes sortes de gestes ; et ces Me . ' PRE