‹ La vérité sur la question métisse au nord-ouestChapitre 21 sur 77 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

. Nous voici arrivés au moment solennel où les partis vonten venir aux mains ; l’un faible, en nombre et en armes, mais fort en courage ; l’autre appuyé ‘de toutes

les forces d'un gouvernement : le premier, cependant, ou | 7

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ayant avec l’exaspération de la persécution, la connais- : ‘. sance du pays, ädmirablement accidenté pour une ‘ guerre de guérillas ; le second, avec la haine du nom métis, les ressources de la science militaire au service de bataillons nombreux,'disciplinés et armés de toutes pièces. | ‘ :

Ici nous nous taisons pour assister à cette lutte où “une main providentielle a prévenu de grands.-massacres, “pour en venir à une solution où la gloire n’est certes pas toute en faveur du vainqueur:

C’est Gabriel Dumont, le chef militaire des Métis, et on peut le dire le héros le plus intrépide decette suerre,. que va nous raconter les événements avec une franchise ‘qu'on regrette de ne pas trouver partout. Nous ne changerons rien au sens de ses propres paroles :

Le 25 mars 1885, dit-il. étant à St-Antoine de Padoue, qui est à un demi miile de Batoche, comme la police montée s'était montrée de l'autre côté de la rivière, j'ai demandé à Riel de me donner 30 hommes pour aller piller, au Lac aux Canards, les magasins de ceux qui nous y étaient opposés. Je m'y suis rendu, Mitchell s'en était enfui. J'ai obtenu'de Magnus Burstein, son employé, de me livrer les clefs de son magasin, : et j'en ai enlevé les marchandises. : Ù ‘ «

“ Je suis parti ensuite avec dix hommes pour explorer la route de Carlton, ayant soin d'envoyer des éclaireurs'en avant,

“ Après minuit, Baptiste Ouellet et Baptiste Arcand, mes

‘ ‘éclaireurs, ont vu passer deux cavaliers, Ross et Astley. Nous les avons poursuivis, moi, mon frère Edouard, Philippe Gariépy, Baptiste Deschamps et an Sauvage, Quoique mes gens fassent armés, je leur donnai ordre do ne faire aueun mal à

‘# - ceux qui ne résisteraient pas. :

221,7 “Nous les avons rejoints au Lac aux Canards, et j'ai foncé

‘77 ‘ éureux. Je les ai couchés en joue en disant en sauvage : “ Ne

.* Vos sauvez pas, où je vais vous tuer.” Ross m'a dit : “ Je suis , ‘qn arpenteur.” Je l'ai dégringolé de son cheval. En apercevant ©" s0n revolver, je le lui ai arraché, en lui disant : “ Tues un men- ne

our et non un arpenteur.” 7. Ë ot

# Astley s’estéchappé, et comme mes gens voulaient lo tuer, , Cependant. il/eët:tombé 5 [ 4 È À, PA

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