DS
Il fat bien récompensé de cet acte "de bravoure, car on. , |
l'emprisonna pour l'espace de deux mois.
Î 7 {1}, Le sergent Keenan dans une lettre adressée à Crozier, le 26 septem- PF. “bre 1884, le classe au nombre des caractères les plus dangereux parmi . ‘les agitateurs. N
Ii dit entr'autres choses : «“ Que Charles Nolin, l’un des conseillers de, “ Riel, a proposé aux Mélis de soumettre une dernière fois leurs griefs ‘au gouvernement, el que si on n'y faisait droit sous Je plus court délai,
* “de prenêre les armes, de tuer ious les blancs et d'incitér les Sauvages Là se joindre à eux. . .
LA QUESTION AÉTISSE | L __ 251.
Comme prix de sa première trahison en | 1869- 0, il avait été nommé ministre de l'Agriculture en 1875.
I! était donc en droit de calculer sur une récompense
au moins égale pour la seconde. Lui aussi, s’il faut en
croire son témoignage, a eu des entrevues en décembre
1884, avec Riel, au sujet de l'indemnité des 835,000. :
& Il'(Riel) se déclarait satisfait, dit-il, s’il recevait 535,000 alors et dit qu'il rè-lerait lui-même avec lo gouvornement pour 11 balance des $100,000.
“ At-il dit, lui demande M Casgrain, ce qu'il ferait si le gouvernement lui payait l’indemnité en question ? Oui, répond le témoin Nolin. Que vous ail dit? Ii dit, ajoute le. déposant, que s’il recevait du gouvernement l’a ‘gent qu’il voulait, il consentirait à aller partout où le gouvernement voudrait l'envayor. Ildit au Père André que si son séjour au Nord-Onest
‘était une cause d’embarras pour le gouvernement, il consentirait même à aller deweurer dans la province de Québec. Il dit éncore, que s'il recevait cet argent, il s’en irait aux Etats-Unis,
établirait. un journal et soulèverait-les autres nationalités des
Etats-Unis ” Cpiiome etc. p. 127.) . fo
Voilà donc l'explication de l'emploi projeté de l'indemnité gouvernementale, et elle nous est fournié par le témoignage d'un ennemi déclaré dé l'accusé.
Aussitôt son argent reçu, Riel voulait partir, aller
. résider soit dans la province de Québec ou aux Etats-
nis, et là y fonder un journal qui soulèverait les autres
nâtionalités en faveur de la cause métisse. Est-ce là un crime, un acte d'égoisme ou de vénalité ?
Cette indemnité, du moment qu'il la touchait devenait sa propriété, et il lui était facultatif d'en faire l'usage qu'il jugerait convenable. - |
Devait-il tel qu’on la faussement insinué, empocher son argent et aller à l'étranger le gaspiller ‘daïis une oisiveté sans profit ? Non, chez lui le cœur parle plus hant que l'intérêt, et suivant sa déclaration à
Pd «
Nolin, ei le gouvernement. le payait, cette somme de-. vait être employée à fonder un journal® destiné à combattre pour les droits de sa nation.
À Yaide de cet organe, qui manquait absoliment aux | Métis, il comptait provoquer et soulever les sympathies
des autres nationalités en faveur des justes réclamations *
de sa race,
Âssurément ce n'était pas, avec une somme aussi mi-
î ,* . . 4 « . aime, comme l'ont fait entendre si niaisement certains
écrivains ministériels, que Riel espérait pouvoir mettre ‘sur Un. pied de guerre, les différents peuples qui habitent la République voisine.
Tout au plus, ce chiffre de $35,000 pouvait-il assurer
Vexistence pendant un temps, d’un journal, dont le ‘caractère, le ton et les tendances devaient forcément Le :
faire retrancher de la liste des salariés d'un‘ gouvernement. Et si quelqu” un s'avisait de trouver la somme exorbitante pour la fondation, l'alimentation et Je° soutien d'une feuille publique, je me permettrais alors
“de les envoyer se renseigner à ce sujet à l'honorable
ministre des Travaux-Publics et au secrétaire d'Etat.
7" Mieux que tous autres, ces MM. sont en mesure de
leur apprendre ce que coûte un journal politique,surtout quand ïl est l'organe officiel et officieux d’un ministre fédéral. $35,000 leur diront-ils d’un ton larmoyant,
mais c'estä peine une bouchée pour les requins du
“ Monde ” et les vautours de “ La Presse! ”
Toutefois si l'admission comme véridique dé l'emploi projeté par Riel des-885,000, suivant l'explication don “née par Charles Nolin, ne sert qu'à faire valoir davan-
tage. son désintéressement et son abnégation, est-il con-
traire ‘au'bon' sens et à la vérité de reproduire ici ce
mn
.qu'an missionnaiié-dn Nord-Ouest écrivait à .ce propos
‘dans le “ Canadien.’ ” de St-Paul, Minnesota d
Sous le coup de l'indignation que venait de soulever chez lui l'action du secrétaire d'Etat accusant Riel de vénolité, il disait : .
& Gabriel Dumont, le brave et chovaleresque patriote, a ainsi
ue les Métis du N ord- Ouest,” repoussent cette calomnie avec dégo oût; et Le Canadien de St-Paul, Minnesota, s’en est fait le le organe on écrivant: ‘ Riel a très justement exigé du gouvernement canadien, la somme de $35,000 à titre d'indemnité, qu’il s’engageait à verser entre les mains des Métis, ses paavres compatriotes, pillés, volés. dépouillés de leurs terres,
de leurs foyers, de leurs écoles, de leurs chapelles, et lentemont
exterminés par sir John A. MacDonald & Cie”
Cette explication d’un membre vénérible du clergé ;
des Tetritoires, ‘est-elle. aussi admissible que celle de
: Nolin, et contredit-elle les antécédents les.actes publics
ét privés de désintéressement de Louis Riel durant
toute sa carrière politique ?
-Assurément on, car elle n ‘en est que la coniriation
irrécusable. . En ++ 1
Dans la prosbérité comme dans l'adversité, à la tête ‘des honneurs au Manitoba: et à Batoche comme dans son
infinie position de maître d’écoleà. la mission St-Pierre,
| Riel L est toujours resté le même personnage, modeste
dans $es goûts, insouciant de sa personne, pauvre, nécessiteux même, pensant à soulager les besoins de ses compatriotes avant ceux de sa propre famille. Président du gouvernement provisoire de la Rivière Rouge, ilare-
qu'à son devoir.‘ : .
Il aurait pu, s’il l’eut voulu, devenir millionnaire et
mourir comblé d’honneurs, gorgé de richesses ; il a
ee LA QUESTION MÉTIER —— ce 258
‘poussé les offres les plus séduisantes pour né songer |
nest
"tout refusé, préférant dans sa scrupuleuse -honnèteté, priver même les siens et les exposer à périr de faim. __—En-voulez-vous li preuve ? Mgr Taché et l'hon.
Joseph Royal vont nous la fournir. L'archevèque de
St-Boniface, dans une lettre adressée à Son Excellence
le gouverneur général, le 23 juillet 1870, qu'il a produite et confirmée par sa déposition assermentée devant le comité des Chambres en 1874, disait :
Lo. . .. | ; + .-“"Æn dehors de l'association fénienne, le gouvernement
‘provisoire de la Rivière-Rouge, à repoussé des offres qui :
auraient pu le séduire, si le sentimentdo l’alléseance ne l'avuit pas dominé. Des sommes au montantde plus de guatré miliïons de piastres, 1$4,000,000) des hommes et des armes ont été otferis, et le tout a été refusé par cés rebelles, que l'on voudrait faire
pendre! aujourd'hui par l'expédition, après avoir refusé l'appui .
qu'on leur offrait pour les déterminer à l’attaquer.”
| Le 19 mais 1886, M. Blake, le chef de l'opposition, dans son fameux discours devant les Chämbres d'Ottawa, an sujet de la motion Landry, relate concernant ls
“vénalité de Riel, le trait suivant qui lui a été raconté :
par M. Joseph Royal, alors membre pouf” Provencher.
:“On m'a raconté une histoire à ce sujet et elle m'a été racontée par quelqu'un qui s'y connait. Lorsqu'on apprit d abord qu’il avait demandé de l'argent au gouvernement, qu'il était sar le point de vendre la cause, j'ai dit: Voilà une chose bien extraordinaire ; cela change complètement la nature du cas.
Oh ! n'en croyez rien, me dit le gentleman en question. Mais,
Oui, cela est très possible, il est tout-à-fait convaincu qu'il a une réclamation à faire saloir, mais vous pouvez en être certain, je sais
:__,qu'ilest impossible-qu'il puisse avoir demandé de l'argent pour
. tromper ou trahir son peuple et qu'il ne saurait trahir leur'cause. Je connais tous les événements qui ont eu lieu lorsqu'il faisait partie du gouvernément provisoire. Je sais que lorsqu'il était au
lai dis-je, j'ai tout lieu de croire qu'il a demandé ‘de l'argent ?
pouvoir en 1869-70, lorsqu'il avait à sa disposition toutes les res.
sources de la Compagnie’ de la:Baie d'Hudson, sa propre famille
était dans la misère à son'ancien domicile ‘et it n’a jamais voulu
consentir à ce qu'aucune partie de ce qu'il appelait la propriété Mr ta
i . Re
.. , LA QUESTION MÉTISSE 255 . , . Lu é .
publique, ne fut envoyée à ses gens, même pour les empêcher de .. mourir de faim, ef cr même Conseil Provisoire a. été obligé d’envoyer'srcrètement un snc de farine ou quelque chose de cetlenature «a mère qui était obligée de faire vivre la famille, pour les empé. cher de mourir de faim.” TT”
Un honorable député que ce récit trouve incrédule 4 -s'écrie : “ À d'autres.” M. Blake reprend : |
ee uelqu'un a dit: À d'autres Jeréférerai Fhonorable dépnté 'honoruble député de Provencher, M. Royal ” (Débats des afunes, Session 1886, p. 267.) .
Bo
à peut-on mor je le demande, denx témoignages : plus authentique$; plus forts et plus concluants ? Le Riel de 1885 a-t-il démérité du Riel de 1870 ; d’incor- ruptible et de désintéressé qu'il était, est-il devenu tout : ‘ à coup corrompu et vénal ? :
: n “ N’en croyez rien, disait M. Royal à AL. Blake, il est impossible qu'il puisse avoir demandé de l'argent pour tromper ou trair son peupleset il ne saurait trahir leur cause. ‘ 7:
- : me ol :
Ecoutons maintenant Riel dans son adresse aux jurés … à Régina, énonçant des vérités que tout/le monde connaïissait et qu'aucun témoin de la Couronne n'avait osé
même mettre en doute... : 4
4 Pendant 15 ans, dit-il, je me sais négligé moi-même, au point, qu'an des témoins qui me sont les plus défavorables ait
. ditque je n'ai jamais été particulier dans mes habits ; c'est vrai, parce que je n'ai jamais eu beaucoup d'argent pour an acheter. "4 Lo Rév. Père André et le Père Fourmond ont souvent.eu la bonté de donner à ma famille un sac de farine pour sa sub-
- sistunce ; ma fomme et mes enfants n'ont aucune tessource, tandis que je travaille plus qu'aucun repréSentant du Nord- Ouest, quoique je sois l’hôte de la population, l'hôte des Métis. de ja Saskatchewan. Bien que simplement comme bôte je travaille à améliorer la condition de la population de ia Saskat-
. chewan.an-risquede ma vie, pour le bien de tout le Nord-Ouest,
. je n'ai jamais reçu de salaire f (Epitomo etc p.201) - u
Voilà l'homme que les incorruplibles et désintéressés ministres d'Ottawa, ont déclaré traitre, vénal, mauvais patriote et faux frère. |
Ils ont persécuté Riel vivant ; leur haïne, leur rancune et leur jalousie se sont manifestées après sa mort par l'acharnement ‘qu'ils ont montré à souiller son ca! ractère des calomnies les plus atroces ; mais l’histoire et la postérité réhabiliteront dignement, un jour, cette, * réputation dont l’éclat aveugle et confond âujourd’hui ses honorables détracteurs.
ADOLPHE Ocnrer, | 7. ” DOCUMENTS.
Lerrre pu PÈRE ANDRÉ AU GOUVERNEUR DEWDNÉY,
Réaina. (EPiTome PP. 885 & 886) . .
| Prince-Albert, juillet 1884.
Votre HoNneur.— Votre dépêche me fournit l'oceäsion de vous écrire au sujet d’un événement dont vous recevrez . assurément plusieurs comptes-rendus différents selon les opi-
nions ef les intérêts de leurs auteurs. Je vous assarè qu'en
vous écrivant je n'ai pas d'autre but que celui de ous’ renseigner sur le véritable état-des choses, Riel et lés délégués sont arrivés des Etats-Unis. La nouvelle pourra vôus surprendre et vous alarmer pour la tranquillité du pays, mais vous ponvez vous rassurer à cet égard et ne redouter aucuns troubles.
ous savez que je suis loin d'être un ami de M.’ Riel, et je regardais la perpective de son arrivée parmi nous comme un danger pour la paix da notre population; mais aujourd’hui je n'ai pas la moindre appréhension. Si j'en crois les rapports
que j'en ai eus, Riel agit/paisiblement et parle avec sagesse : il . blême fortement Charles Nolin d’avoir refusé de présenter une
adresse à Votre Honnoür, J'e mets sous ce pli le rapport des
ve
Le Û
* délégués envoyés à M. Riel, ainsi que la réponse dans laquelle M. Riel donne les raisons pour lesquelles il a acquiescé à ia demande que lui ont faite les habitants de la Saskatchewan de .… venir les voir et leur aider à obtenir lours droits du gonvernement, Vous verrez que Cette réponse est convenable et ne * sent pas la trahison. Ces documents dont je vous envoie une copie conforme ont été remis à Louis Séhmidt en sa qualité de: secrétaire du comité nommé le printemps dernier pour 6rganiser une députation à M Riel Î. Schmidt a été assez bon de me donner une copie de ces documents qui seront lus à l'assemblée qui aura lien, mardi NUE à Ia Saskatchewan-sud, parmi les Métis anglais. M.
important que vous connaissiez ces documents qui vous feront voir que Riel n’a pas de mauvaise intention. Vous recevrez des rapports alarmants sur les prétendus dangers que l’arrivée de Riel va eréer dans le pays; n’en croyez pas un mot. Ceux
qui feront ces rapports seront très heurenx de vons voir com- ; mettre quelqu'action inconsidérée. Ils vont vous écrire et vous
“conseiller de faire arrêter Riel. Pour l'amour de Dieu, ne faites jamais une telle action, avant d’avoir des motifs sufisants pour la stifier, ‘ H . à à
Bon nombre de personnes vont vous prier avec instance d'envoyer ie: 200 où 300 hommes de Ia police; elle seront bien aise de voir faire des frais, car ce- sera autant d'argent dans leurs poches. Jusqu'à présent il n'y a pas lieu d'envoyer un seul homme de plus pour maintenir la paix dans le pays. es Métis, tant anglais que français, comprennent trop bien la folie. .
etles conséquences d'un soulèvemerit contre le gouvernement,
et Riel semble réellement être animé de bons motifs et n’avoir
aucun mauvais dessein. .
. Un homme n’amène pas sa femme et ses enfants avec lui.
s'il a l'intention de faire une révolte, et M. Riel a-amené sa femme et deux petits enfants avec lui. Cest la meilleure preuve qu'il n’a pas de mauvaises intentions; je vous le dis sin-
“ :Cèrement, — et C'est ma ferme conviction — il n'y à aucun
* troable à appréhender si vous laissez M. Riel en paix; mais si vous, où aucun autre officier, lui caucez des désagréments
. où essayez de le faire arrêter; il est à peu près certain qu'il y
aura des troubles, et les Métis et les sauvages feront cause
commune. Tant que M. Riel 8e conduit paisiblement, pourquoi linquiéter et exciter la colère des gens ? Excusez, gouver- .
. neur, În façon dont je vous écris. Je le fais à la hôte, et j'espère
ue vous pourrez vous rendre compte de ce que je voux dire.
$ préfère être long et ennuyeux plutôt que de manquer de.
‘vous dire quelque chose qu’il serait important que vous sus-
Riel y sera. Je crois qu'il est
oo : Lu, 258 ÉTUDE SUR D, «
-, siez. S'il y à quelque chose de particulior que vous ‘vouliez . savoir, je serai toujours prêt à obliger Votre Honñeur et à
vous donner des détails complets, Avec mes meilleurs souhaits... °
Je demeure, monsieur, : | Votre humble serviteur, LE PÈRE ANDRÉ,
f Au gouverneur Dewpxer, Régina,. '
RAPPORT DES DÉLÉGUÉS, … (Epitoe pp. 388, 389) oo Aux mémbres du comité chargé des sèpt résolutions adoptées par la population de la Saskatchewan.— ‘William Cromartie, président ; Louis Schmidt, secrétaire, :
- " É M : 4 Mrssruns.— Comme délégués à cette fin, nous avons fait an long voyage d'environ 700 milles pour avoir üne entrevue
‘- Nous avons dû aller dans le territoire da Montana, jusqu'à la mission de St-Pierre située dans le comté de Louis et Clerk. au-delà de la rivière du Soleil, au pied des Montagnes Rocheuses. ‘ |
Nous tronvêmes M. Riel humblement et respectablementem-
ployé en qualité d’instituteur, à l’école d'industrie des Pères Jésuites de cet endroit. Après lui avoir fait connaître le but de notre mission, nous lui présehtâmes nos lettres de créance et les six réjolutions sur lesquelles nous devions le consulter, ainsi
que lo document par lequel notre public l’invitait à venir au
ord-Ouest, Nous lui demândimes de venir avec nous, s'il le ouvaif, et de nous aider, Cette entrevue eut lieu le 4 juin. . Riel lut,nos lettres de créances et demanda vingt quatre
‘heures pour réfléchir avant de donner une réponse, Nous
fûmes reçus par M. et Madame Riel d’une manière très amicale;
-leur politesse fut sincère, simple et vraie. Généralement, lors
que des visiteurs entrent dans la demeure d'un homme très pauvre, ils éprouvent un seutiment plus‘f moins! pénible, ’ mais, en entrant dans la maison do ML'Riel, notre impression fub
différente. L'humble condition de son foyer nous rappola les
occasions qu'il avait eues, pendant plusieurs années, de s’enrichir et même de faire une fortune exceptionnelle ; elle nous
.rappela aussi combien, à tout risque, il était demeuré forme - ‘pat la confidnce de sa nation. Nous savons combien il a tra-
vaillé pour le Manitoba et combien il a lutté pour tout le Nord- Onest ; etvoyant combien peu il avait travaillé pour lui-même, nous sommes revenus, après un long voyage d'environ quatorze cents milles, avec le double de Iä confiance qué nous avions en lui lorsque nous partîmes pour aller le chercher dans an pays étranger. , | | |
Après avoir examiné le but de notre visite, M. Riel nous dit que ses conseils, venant de l’autre côté de la frontière, ne seraient d'aucune utilité pour le Nord-Ouest, ajoutant qu'il avait
toujours eu pour prineipe de secourir, autant qu'il était en son pouvoir de le fäire, ceux qui se trouvaient dans le cas d’avoir
soin deson aide. Il dit que la population du Nord-Ouest : britannique lui était particulièrement chère, vu qu'il avait beaucoup souffert pour sa cause etson bien-être ; qu'il avait encoïe des intérêts identiques aux siens sous plusieurs rapports, et qu'invité comme il l'était, par l’entremise d’une députation spéciale, à aller la soutenir dans ses paisibles efforts pour faire respecter ses droits, il ne pouvait pas refuser son aide; si faible .