RESPONSABLE DU ‘MEURTRE DES R.R. PP
FararD er MarcHanD, O.ML on
Une guerre indiénne est toujours redoutable, car Ja férocité et la barbarie en forment généralement les traits caractéristiques.
Dans tous, les pays civilisés, on redoute la fureur de ces peuplades indisciplinées, qui n’ayant aucune notion du droit des gens, se sérvent de moyens cruels et peu avouables, pour satisfaire leur vengeance et leurs passions. sanguinaires.. —
Malgré que dans le soulèvement de 1885, les tribus
sauvages ‘qui y ont pris part, n’aient pas cherché suivant leur coutume, à scalper leurs prisonniers, et aient -même montré certains égards aux femmes et aux enfants qu'ils avaient si pen l'habitude de respecter autrefois, il n’en est pas moins vraï qu’elles ont commis des
meurtres que tous condamnent, réprouvent et déplo-
rent. Au nombre des victimes se trouvèrent deux missionnaires, les Pères Fafard et Marchand, qui payèrent de leur vie, la charité évangélique qu'ils manifestèrent à l'égard de personnes, que leur seulé qualité de chrétiens pouvait recommander - à leur soilicitude d’apôtre. ous
__ Se seraient-ils abstenus de protéger. ces | employés du . gouvernement qui avaient encouru la haïne des Sauvages, par leurs vols, leurs rapines et-leurs mauvais traitements à leur égard, que parcils crimes n'auraient jamais été commis. °°
© De fait, il est constaté, qu'à part ce meurtre odieux — ! des Pères Fafard: et Marchand, par Espri Errant et - Autour du Ciel, deux Sauvages paiens, qui n'avaient jamais auparavant rencontré de missionnaires catholiques, le Gros-Ours et Poundmaker, les deux chefs des tribus révoltées, . ont fait preuve de la, plus grande humanité, tant envers les prêtres qu envers les femmes “et les enfants qu'ils retinrent prisonniers au L milien d'eux. e
Bien plus, ü est prouvé dans Jeur prôcès, qu’ils em-.: pêchèrent leurs guerriers, surtout à la “bataille du Couteau ‘ Cassé, de poursuivre et massaërer les troupes du . lieutenant colonel Otter, qui, battues, étaient en: pleine déroute.
Toutefois l'ignorance de ces détails importants que le le public ne connaissait pas, et dont il ne pouvait pren- -dre connaissance que par l'étude laboriense - ‘des documents officiels, parus après la discussion sur ce sujet, dans la Chambre des Communes, à Ottawa, devait contribuer alors à laisser subsister dans toute sa gravité, à l'accusation portée par les ministres contre Riel.
| Avoir entraîné dans le sentier de la guerre, des na- , tions sauvages, C c'était exposer les populations civilisées à des atrocités sans nom et des ontrages sans. fin.
Celui qui ge rendait coupable d'un pareil acte, devait être banni du sein de la société, et regardé comme un être dangereux, cruel, sanguinaire et féroce.”
Et, pourtant, l'homme à qui l'on prodiguait si complaisamment ces épithètes injurieuses. était d'un caractère doux et pacifique. .
J amais ses mains ne s'étaient trèmpées dans. lé sang de ses ennemis ; jamais dans un but de vengeance, il.
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