CORRESPONDANCE AVEC
Holstein-Gottorp, comprenant enfin ses véritables intérêts , parvienne à s'affranchir de la funeste influence de courtisans avides et incapables (dont le dévouement simule ne survivra point aux années de sa prospérité). Je souhaite la voir accorder à la Russie des* institutions politiques sérieuses et solideSi et en le faisant, s'épargner à elle-même la fâcheuse éventualité d'échanger un jour run des plus beaux trônes du monde contre un étemel exil
Prince Pierre DOLGOROUKOW.
tÊ OOUVERSESIENT RUSSE.
Lelire à J/1 le Prince Basile Bolgoroukow^ ministre de la police.
Londres, le |4 Mai 1860. Clarîdge'i hut*;!, Brook-street,
Très-tônorc Cousm, Toue me faites sommer (k- rentrer en Eussie : il me semble pourtant, que me connaissant depuis mon enfimce, TOUS auriez pu voua douter que je ne suis point assez eot pour obtempérer à cette iKmimâtiou. Kt'anmoiiia* je tiens à tous procurer k- plaiaîr de me voir, et daiis ce but je TOUS envoie, ci -inclus, mon portrait photographié, d'une frappante ressemblance. Il dépend de vous d'exiler ce portrait à Viatka )u a Xertschinsk, à votre choix, mais pour c qui en est de ma personne, vous voudrez icn m'excuser si je ne me laisserais point •endre par votre police, laquelle 'ne parendra jamais à mettre la main sur moi.
Pierre DOLGOROUKOW.
lA VÈHTE