partie de la troupe des assassins de Paul
furent comblés des bienfaits de la famille
impériale (1).
(1) Le prince Pierre Volkonski mourat en 1852, presque octogénaire. Il était feld-maréohal, ministrei de 1» eoar impériale et des apanages, chancelier des ordres de Russie. Théodore Oavarow mourut en 1824, général en chef, commandant la garde Impériale et memhre du conseil de Tempire. La présence de Volkonski et d'Ouvarow dans la conspiration de 1801 est confirmée par tons les témoignages contemporains, entre autres par les Mémoires de Michel Fon-Viesine, où se trouve la liste des conjurés. Il ne faut point confondre le général Théodore Ouvarow avec le célèbre ministre de Tinstruction publique, comte Serge Ouvarow, mort en 1855«
Alexandre I" arait un bon coeur, quoiqu'il fût d'ailleurs implacable dans ses rancunes ; il avait un esprit cultivé, des fonnes séduisantes, mélange de grâce et de dignité une intelligence ordinaire, sans étendue et sans grande portée, mais une finesse à nnllv autre pareille; très-rusé, il possédait ou plui haut point l'art de la dissimulation. Napoléon I" a dit de lui avec vérité : „ qu'il „ était faux comme un Grec du Bas-Empire.'* Faible de caractère, il d^uisait cette fûblesse sous une tenue pleine de dignité. Si grande, sa constante préoccupation, était d'tvoir pour soi l'opinion publique de l'Europe ; en cela, comme par la fausseté de son caractère, il fat le digne petit-fils de Catherine, dont il était loin d'ailleurs d'avoir li haute intelligence (1). Pendant tout son règne, il courut à la recherche de la populftritc européenne, et à cette préoccupation le
(1) Lorsque Pahlen et les Zoabow lui annoBcèrent Tassassinat de son père, il s*écria : „QaeUt page dans l'histoire!" Pahlen répondit: ,,Sir8, ka autres pages feront oublier celle-là.*' Le sécretaifl d*état Trostchinski avait été mandé au palais potr