DIXIÈME HYPOTHÈSE
Avedick.
Si je donne l'opinion de M. le chevalier de Taules comme une des dernières, ce n'est pas qu'elle ne fût connue depuis longtemps. M. de Voltaire en avait souvent devisé avec le chevalier ; seulement, je l'ai classée ici en raison de la date de sa publication en 1823. {Du Masque de fer, ou Réfutation de l'ouvrage de M, Roux-Fazillac , intitulé : « Recherches » historiques sur le Masque de fer » , par M. de Taules. Paris, Peytieux, 1825, in-8".)
D'ailleurs je n'ai pas l'intention de m'arréter à cette con-
' Simonde de Sismondi (Jean-Charles-Léonard), né en 1773 à Genève. 3 Michelet, Histoire de France, t. XII, p. 435.
jecture , qui n'a aucune bonne raison pour être acceptée. Ce fut trois ans après la mort de l'homme inconnu de la Bastille que le patriarche arménien Âvedick fut enfermé au Mont- Saint-Michel ; huit ans plus tard , le 21 juillet 1711, qu'il mourut à Paris, et le 22 qu'il fut enterré au cimetière de Saint- Sulpice, tel qu'il appert de V Extrait des registres des convoys et enterrements à l'église paroissiale de SaintSidpice, délivré par le sieur Joachim de la Chétardye, curé de Satnt-Sulpice , le 14 août 1711 ; des Dépêches du comte de Pontchartrain au lieutenant de police d'Argenson, du 22 au 30 juillet 171 1 ; de l'ouvrage de M. Depping (^Correspondance administrative du règne de Louis XIV ^ tome IV, p. 292 et 293) ; du Procèsverbal de M. d'Argenson contenant enquête sur la vie et la mort de Monseigneur Avedick, patriarche des Arméniens à Constantinople, du\h septembre 1711 '.
En présence de tant de preuves officielles^ il n'y a donc pas lieu de s'arrêter davantage à examiner la valeur de cette opinion.