SECOND ACTE
Cet acte, on se le rappelle, n*a pas tout à fait dans Molière l'intérêt des autres. Tout s'y dispose pour mettre uniquement en relief le changement qui s'est accompli chez Orgon, décidé à rompre les anciens engagements qu'il a pris pour sa fille et à la jeter dans les bras de Tartuffe. — Chez nous, Rancé s'applique à rompre pour sa conscience tout engagement avec les docteurs ultramontains, afin de la mieux livrer au Jansénisme. Celui-ci a concentré ses doctrines les plus libres dans le traité de Saint-Cyran qui porte pour titre Petrus Aurelius^ Rome compte parmi
1 Act III, 8C. uu
2 Voir plus hant, p. 5, n. ^^ et Hem. de iMncelot, 1. 1, p. iSi, S65, S74 ; Mém. de d'Andilly, part u, p. i%k; iiim. d£ Fontaine, L i, p. 28i et 406 ; Procéê'verbaux du c(er^, i65M657, p. 550, 664» 804, elc
GHAP. 9, flOSpT. H, AUT. I, g fl* 191
ses disciple^ le» plus souiqis le oirduiiU Baroniua. Raacé, 4ans sa solitude, étqdie les œuvres du cardinal ultramoutaia pour en faire le sacrifice à l'abbé ultragallican, et il rend Port-Royal dépositaire de ses intentions. Malbeureusement iious ne trouvons ici ni la douce résistance de Varianne pour jeter de l'intérêt sur la scène, ni la pé* tulante opposition de Dorine pour l'égayer. Celle-ci n'est point \h pour arracher au Pttrm la conscience timorée de Rancé par ce piquant dialogue :
DOBINE.
Il faut pour vous ponir qae cette affiiire passe.
LA G0N8CIENCS.
MapanyreliiJe!