ACTE CINQUIÈME
OrgoB détrompé, il lui reste deux inquiétudes; celle de la donation de ses biens à Tartuffe, et du dépôt qu'il lui a confié d'une cassette remplie de papiers compromettants.
Je voiâ na fonte am dKMes qu'A wé dit^
Et la donation m'embirrasM requit K
Rancé écrit quelque part* : ce Je vous confesse qu'une « des premières choses qui me rendit sttspecte la cona duite de ces Messieurs [les Jansénistes] fut tme ren- (( contre qui se passa. J'avois résolu de me retirer du « monde, de quitter les bénéfices dont je jouissois dece puis l'âge de dix ou onze ans. Je parlai de mon « dessein à un de mes amis [sans doute le P. de Mou-^ a chy ?], qui me demanda si je n'avois pas pris conseil « des Jansénistes sur un fait si important. Je lui dis que c( non; que je m'étois contenté de consulter les règles (( de l'Eglise. Il me pressa de prendre leurs ayis ; et f( comme je lui dis que cela n'étoit point nécessaire, il « me répliqua qu'il le feroit lui-même, et qu'il me dî^ « roit leur pensée. Véritablement il me surprit, lorsque (( deux jours après il me vint trouver, et me proposa « comme un expédient admirable une ouverture à la- (( quelle je ne m'attendois pas, qui étoit de ne me point (( défaire de tous mes bénéfices ; mais de les garder pour c( en distribuer le revenu aux Jansénistes qui étolent « dans la persécution ^. îl est vrai que je ne pus goûter
1 Act. lY, se. TUI.
2 Ultre de U Nûin de TiUenu^ p. 66.
A L'éditeur janséiiiste da la Lettre de Le Nain de Tillem, p. iOS, w récrie contre cette assertion. En effet la éoatiune de Saint-Cyran, d'Ar-
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(( ni comprendre que des gens qui vouloient passer pour « être entièrement détachez de toutes les choses d'ici- « bas, fassent capables de faire paroître un sentiment « aussi intéressé que celui-là. n
Mais J'ai quelque autre chose eucor qui m'inquiète.
Geae cassette-là me trouble entièrement; Plus que le reste encore elle me désespère.