‹ La vérité sur les Arnauld (volume 2)Chapitre 22 sur 99 · SECTION III · texte numérisé non relu

SECTION III

COMPLÉMENTAIIIE.

ARTICLE I"

Correspondance accessoire de dtAndilly solitaire.

Nous avons donné assez de place aux parties essentielles de la correspondance de d'Andilly pour être dispensé de nous étendre beaucoup désonnais sur les autres parties de cette correspondance. — On y trouve encore quelques lettres que Robert adresse à la cour, du fond de sa retraite. Celle qu'il écrit au roi pour le féliciter de gouverner par lui-même [26 mars 1661] est remarquable par l'élévation des sentiments, par la justesse des vues et aussi par la hardiesse des insinuations, où percent à la fois ses regrets pour lui-même et ses espérances, hélas! bientôt déçues, à l'égard de Port-Royal. — Plusieurs autres lettres, également adressées au roi, ou à des personnages éminents, sont des actes de la complaisance et des preuves de l'activité de Robert, dont la plume élégante et énergique se met souvent au service de ses amis. Presque toutes contiennent des plaintes ou des plaidoyers. On y accuse le pouvoir, ou Ton s'y défend contre lui, toujours avec respect, mais avec cette pointe d'opposition qui attirait à Port-Royal tant de mécontents.

Quelques lettres enfin sont relatives aux affaires personnelles, aux études, aux distractions du solitaire. — Une correspondance qui pendant douze ans [1669-1671] s'engage entre lui et un sieur Jonquet, de Toulouse, pour le recouvrement d'une somme de 3,000 livres, prouvé que

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