‹ La vérité sur les Arnauld (volume 2)Chapitre 33 sur 99 · MÉMOIRES DE D'ANDILLY POUR LA REINE-MÈRE ET POUR LE ROI · texte numérisé non relu

MÉMOIRES DE D'ANDILLY POUR LA REINE-MÈRE ET POUR LE ROI

S. I. Advis à la Reine [ou] Mémoire pour attirer les bénédictions du ciel sur la Frauce *.

Pour attirer les bénédictions de Dieu sur la France en 8*acquittant d'un devoir que Ton ne luy sçanroit reffuser qu*en préférant à luy le démon, il faut abolir absolument les duels. Ce qui se peut, pourveu que Ton demeure inflexible dans la salncte résolution que Ton prendra sur ce sujet. — 11 faut aussy abolir le luxe, tant pour ce qu'il est entièrement contraire h Tesprit du Christianisme, qu'à cause que c*est la ruyne non seulement du royaume, mais du roy, qui est continuellement accablé des Importnnitez des grands et de la noblesse pour leur faire du bien, lorsqu'U permet qu'ils consomment le leur mal à propos en des despenses vaines et superflues. — Ne pourvoir durant la guerre à aucune charge de la couronne ny de la cour, s'il n'y a nécessité absolue de la remplir, aflSn que tous ceux qui en sont dignes les pouvant prétendre, il y ayt une continuelle émulation entr'eux à qui servira le mieux. Au lieu que quand l'on se haste de les donner, ceux qui en sont honorez croyant d'ordinaire que Ton n'a faict pour eux que ce que l'on devolt, pensent à obtenir de nouveaux biensfaicts ; et Tes autres conçoivent tant de desplaisîr et de jalousie qu'ils perdent l'aflection de servir. — Faire la mesme chose et pour les mesmes raisons pour les grandes dl*

1 On sait qu*à Tépoque où d'Andilly écrivait \e^ Advis à la Reine, les Mé^ moires pour un Souverain, etc., son modèle et son ami , Saint-Cyran, qui savait, quand il le fallait, prendre part aux affaires publiques, avait déjà publié son Admonitio ad imperatorem, ( Mém. de Lancelot, t. i, p. 400.) Le camp ennemi ne restait pas d*ailleurs en arrière. Outre Y Admonitio ad regem d*un Jésuite allemand qui avait provoqué VAdmonitio de Saint- Cyran, il n*y eut pas jusqu'à lenteur plus que TÎsionnaîre des Visionnai^ res, Desmarets de Saint*SorHn, qui ne publiât un Advis dm Saint-Esprit au Roi,

<znH<s. - se «oavenir qae l'ordre da Sâtoi-Esprit derant plottost Lire la Barque d'an grand mérite qae d'une grande qualité . cesi le profaner «.Uèrement que de l'accorder aux geniilahomoie. qui ne s>i sont pas wndus dignes par leurs actions dan. la guerre ; et cZ Sre wrt h ceux qui s'en sont rendus dignes que de leur préférer d'autres personnes (excepté les princes) par la scu e cons.de- ÏÏn de leur naissance, ou des chanses et des d.gn.u» quelles ir2ient.-Ne donner aucunes des petite, charges de la maison rîov comme maistres d'hostel, gentilshommes servans. genutohômmes ordinaires, gentilshommes de la chambre, et autrw. qua Sd le. ont mérita par leurs services dans la guerre affin que

Slissant l'honneur de ce. charges qui sont anjourd'huy sy ra- S par le peu de mérite de la pluspart de ceux qu. les possèdent. I «lîLîOt d«K.rmai«tenir lieudc quelque honneste récompence. S«oy U «SI '» propos de considérer que les finances estant espui- «1 «te peuple réduit am dernières extrémitex. il n'y a plus moyen rr;^onK le. serYiees de la noblesse que par des charges, ny J^LS^ZSTée «.Mire ce. charges honorable., et par co«s&|uent

î« teï .ïïriW, - U force d'un esut consistant en partje en la «Lr « « ï co-Hluite de eeui qui se sont rendus capable, des SfnJ-3erch«rg« de la guerre, comme l'esprouve sy advantageuiïSrta^ÏÏSM de suède, qui ne soustient pnncpa^ement .a ^!!^ jn««wlat que par les grand, capitaines que le dernier îr^f. .rtfr««; lesTrinces ne doivent point avoir de plus tS2 qw ie réco«.pen«er le mérite de ceux qm les servent

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