‹ La vérité sur les Arnauld (volume 2)Chapitre 39 sur 99 · CHAP. IV, SECT. I, ART. I · texte numérisé non relu

CHAP. IV, SECT. I, ART. I

> hésité dans les premières fougues de sa jeunesse à fuir les murs de son couvent pour se jeter dans un asile calviniste ^ ? C'était du haut de ces murs cependant, et lorsque la jeune fille les mesurait de l'œil pour les franchir, que la grâce était descendue. — Antoine fut donc destiné à l'Église.

Mais ce n'est point chez les mères que l'amour se méprend sur les désirs d'un fils, ouïes violente ^t celle du clerc prédestiné obtint de son mari qu'il en fit un soldat [1685] ^. Pauvre mère, qui était réduite à réclamer comme une faveur pour son premier-né les périls des camps en échange des dégoûts du cloître I — Antoine fut

« conTenable. Il arriva Bealemeiit par hasard qu^un pauvre sayetler, Tobin « du couvent [et qui raccomroodoit les souliers des religieuses, — Guilbert,

• ibid,, 1. 1, p. 280], lui douna un petit livre de prières, quelle se mit à « lire tout le temps qui précéda sa communion. > (BescNgne, HUUdeP. /?., t. I, p. 6. ) — ■ Tout semblolt conspirer à la perte de cet enftint, et la fl conduire peu à peu à être une victime dlniquité. Ia grâce la délivrera « cependant.,, » (Guilbert, ibid., t. i, p. 359.} — H est vrai qu*à Port-Royal les cordonniers étaient parfois des gentilshommes fLeffrtfs de la M, Angi^ lique, L II, p. 61, lettre ccccv, mars 1652 ; Cf. ihid,, p. 89, et le Becueil 'ifi-12, p. 217)^ et que Ton y avilit des princes pour savetiers. (Mém, de

LaneeloU t. i» p* 58 ; Goujet, Vie de ^ieoU, parL ii, p, 88 ; HhU des Per^ sécui.t p« i25 et 504.) U en était de même des menuisiers. (AÊém* de Fonfaine, t. ii, p. 552.)

^ • Je ne pouvois plus souffrir la religion [la vie du cloître] que je n*avois « jamais regardée que cofnme un joug insupportable. .; et ayant inclination « pour la vie d'une honnête femme mariée, je délibérai en moi-même de « quitter Port-Royal, sans en avertir mon père et ma mère..., et me marier « quelque part. Je crus alors qu'au pis aller je serols en sûreté à La Ro- ■ ehelle, quoique je fusse bonne catholique... > (Mém,de la M, Angélique, 1. 1, p. 268, et 1. 1^ p. i55.)

2 « On a raison de dire qu*il n*y a rien -de comparable à la tendresse

• d*ttne bonne mère. La mienne me reçut entre ses bras...; je fus pr^s « d'être étouffé par f^cs embrasseroens. > ( ^/r'}N. de Cabbé Arnanld, part, i, p. 65.)

» Jbid., p. H.

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