‹ La vérité sur les Arnauld (volume 2)Chapitre 4 sur 99 · UY A MES AUDITECR8 BRETONS · texte numérisé non relu

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en seraient bien simplifiées. Tous deux avec leurs mérites propres, et non plus avec leurs démérites d'emprunt, se trouveraient face à face dans l'histoire, comme ils se sont rencontrés lorsqu'ils existaient (maintenant nous ne connaissons de l'un qu'un profil lumineux, de l'autre qu'une noire silhouette).— D'un côté les esprits pieux pourraient rendre hommage à cette Congrégation qui a sauvé de rhérésie une moitié de l'Europe, de la barbarie une moitié du Nouveau-Moiide ; et qui, dans l'ancien, en dehors de l'Europe même, a versé au profit de la civilisation tout le sang qu'elle a répandu pour l'Évangile. — Les esprits amis du progrès intellectuel, tel qu'il s'accomplit aujourd'hui, pourraient à leur tour rappeler^ sans crainte d'être contredits, que le Jansénisme, partisan du libre examen au dix-septième siècle, comme la Réforme l'avait été au seizième, comme la Philosophie le fut au dix-huitième, est l'une des trois grandes phases de l'émancipation individuelle durant les trois derniers siècles, et l'acheminement transitoire d'une négation restreinte à une négation absolue de l'autorité dans les temps modernes. — Les premiers comprendraient dans leurs sympathies jusqu'à la république du Paraguay. — Les seconds réclameraient, avec Grégoire, la part de Jansénius dans la révolution de 1789. — Enfin, parmi les indifférents,

A MES AtJDlïEimS BRETONS. XV

tous seraient à même de se prononcer en connaissance de cause, et quelques-uns de se consoler peutêtre en songeant qu'ils peuvent au besoin n'avoir à choisir qu'entre deux républiques.

15 mal 1846-15 avril 1847,

SUR

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