GHAP. IV, SECT. I^ ART. U, S I
n'en comptait encore que deux d'exil ^ Ces arrérages devaient dater de l'année même où avait commencé l'exil ; c'est du moins ce qui semble résulter de la lettre suivante, écrite le 15 octobre 1682 par le docteur à Madame de Fontpertuis, son alliée et sa plus fidèle correspondante^ : c( J'ai un peu bonté de parler si souvent « de l'affaire. . . [Le proverbe est contre les honteux.] Mais « que faire quand on est pressé de payer ses dettes, et c( que ceux qui nous doivent ne nous payent pas? Je ne « sais comment on l'entend; mais je sais bien que, dans « les règles, on ne devroit pas donner l'absolution à des « débiteurs qui persisteroient depuis plus de quatre ans <( dans une injustice si manifeste. Est-ce que ceux qui <c sont obligés de donner ces règles aux autres se peu- « vent dispenser eux-mêmes de les observer 5? » — Surtout si pour l'avenir ils ont quelque chance d'être canonisés I— Cependant le futur bienheureux avait, à ce qu'il semble, versé un à-compte; car le 12 janvier 1683 son frère écrit à la même dame : « Comment faire si on ne a me paye pas ce qu'on me doit?... Cela m'a fait résoua dre enfin d'écrire au débiteur [d'Angers], et de le prier
i Celait le 17 juin 4679 que le grand Arnauld avait quitté Paris. (Gucire, Retraite tCAmâuld^ p. 7.)
2 Lanière, Vie d' Arnauld, t. ii, p. 86 et 42. —Cf. Goujet, Vie de Nicole, part. I, p. 67 ; Lettres de la M, Angélique, t i, p. 54A* — « Madame de « Fonspcrtuis.... bonne Temme, bonne amie, mais un peu portée & Tina triguc, et ne haïssant pas à se faire de fête surtout arec les grands sei- « gneurs. » (Racine, Fragments sur P, R,^ Œuvres, t. ti, p. 299.)
s Œuvres du doct. Arnauld, t. iv, p. 146. — U faut le dire à la louange de Robert, il fit beaucoup moins de bruit d*une somme plus considérable que lui devait son frère d^ Angers, sur laquelle nous ne trouvons de renseignements que la note suivante : « M. d'Angers me doit 12,000 livres. » (Ck>mpte-rcndu de Robert à ses enfanUt^ 28 décembre 1652.) Sans doute celui-ci considéra ces douxe mille livres comme an dédommagement des frais occasionnés par le s^our de son filsprîs de son irère« à Angers ; mais alors It docteur aurait dû être moins insniant à l'égard d*Antolnei
SO LB8 FtlS D'àRNÂULD d'AI9DILLY.
« très humblement de me payer trois années^ dont la « dernière écherra au dernier de mars prochain. Je verrai M ce que cela produirai »
S II. Le docteur ArnauM créancier par induction.
Cette lettre est la dernière où le docteur se montre pressant à l'égard de Tévêque. Ses insistances prennent tout à coup une autre direction. Il a tout récemment appris', ce qu'il ignorait complètement, que son neveu, d'ailleurs bénéficier assez mince vers cette époque', était gratuitement hébergé par son débiteur. Soudain de sa propre autorité, substituant à ce débiteur âgé de quatrevingt-cinq ans, le commensal plus jeune qui aidait celui-ci à s'endetter, il rend le neveu solidaire des créances de l'oncle; et durant les premiers mois de 1682, sous prétexte de ramener ce nouveau débiteur aux règles de l'Évangile, que sa sollicitude jugeait inutile de lui rappeler depuis quarante ans, le docteur lui signifie qu'il se constitue son créancier ♦•
Cette ouverture dut être assez mal accueillie, car le docteur dit, le 28 mai 1682, à la mère Angélique de Saint-Jean, sœur d'Antoine : « Depuis ma lettre écrite, « j'en ai reçu une de M. Fabbé Arnauld dont je ne me « plains point, parceque je pouvois lui en avoir donné « sujet par des remontrances que je lui avois faites, « peut-être mal à propos. Je viens de lui faire réponse,
t OEuvrtê du éoet. Àmauld^ U ir» p. 14S. > ibid,, L m, p. i87, leUre Dccm, «a 4 arril 1086 [1689]. 9 Voir plus haut, 1 1, p. 278» n. 4 •
4 Cf. Ot^iiv. ^Anmuêé, i n, p. 145» lettre occuut, da 18 nai 168S, que nous aiions tramcrlif en pailie, «t t. in, ^ 187, tettic acout d^ nidiqiiéeb
GHAP. rr, 8ECT. 1, ART. U» $ H. SI
« et je suis bien incorrigible ; car je n'ai pu encore f( m' empêcher de le prêcher, quoique je craigne bien « qu'il ne soit guère en état de profiter de mes sermons. « Mais n'y a-t-il point lieu d'appréhender que Dieu ne « nous demande compte d'un talent que nous aurons « manqué de faire profiter, [ le docteur en savait faire « profiter tant d'autres I ] si étant de quelque degré au « dessus de nos amis, nous laissons passer les occasions m qui se présentent de les avertir du danger qu'ils coui( rent de se perdre, lorsque se contentant de mener une « vie honnête et réglée selon le inonde, ils ne pensent « point à satisfaire aux devoirs essentiels de leur condic( tion, selon les règles de l'Évangile ^ »
Ici, on le voit, Tabbé Arnauld est encore un honnête homme selon le monde. C'est même un homme délicat; car lui, pauvre bénéficier, a cru devoir répondre pour le riche prélat des dettes auxquelles sa qualité de commensal ne l'avait fait qu'accessoirement participer. «Je ne (( sais, écrit le docteur à Madame de Fontpertuis le « 16 mars 1689, où sont les papiers qui prouvent « que les vieux arrérages [ de 6,728 livres ] n'ont « point été acquittés. Mais M. l'abbé Arnauld , qui <( sera comme je le crois le principal créancier du bon « prélat, parcequ'il avoit répondu pour lui^^ sait fort <( bien que je n'en ai point été payé; et il a trop d'hon- « neur pour s'en vouloir tirer par une fin de non rece- « voir, parcequ'ils n'ont pas été demandés à tems. Pour « moi, s'il y avoit quelques formalités à faire, je serois « bien aise qu'on les fasse; mais je ne pourrois pas me
1 (ouvres du doet. Arnauld, t. ii, p. 445.
2 Cet engagement contracté par Tabbé Arnauld ne concernait point les arrérages réclamés par le docteur, comme va le proUTcr la suite de leur correspondance.
S3 tES ms d'arnaulo d*andilly.
« résoudre à plaider ^» Quinze jours après [4 avril 1689J2, le docteur craint sans doute que ses réclamations ne paraissent pas suflisamment motivées à sa correspondante, car il ajoute : « Je ne sais si je vous ai dit autrefois ce « qu'il y avoit à considérer pour la dette d'Angers. C'est « que l'abbé Amauld, qui sera apparemment le princi^ (( pal créancier du débiteur, ne peut refuser de la payer « sans une très mauvaise foi. Car je lui ai fait autrefois « remarquer, par une lettre assez forte, qu'il étoit cause « que le débiteur ne me payoit pas, parcequ'il étoit chez « lui avec un valet de chambre, deux laquais, un cocher « et deux chevaux, sans payer aucune pension ; laquelle, (( s'il l'avoit payée, il auroit été bien facile au débiteiu* « de me payer par an 232 livres. Cela lui pourroît être « représenté d'une manière douce, et sans se servir d'au- « cun terme dur, et en le prenant par la conscience et « par l'honneur, plutôt que par toute autre voie. On pour- « roit néanmoins, sans plaider, lui proposer de mettre « ce différent à juger à des arbitres. »
C'est d'ailleurs bien son neveu qui, aux yeux du grand Arnauld, est désormais son véritable débiteur. « Quand « je vous ai écrit, dit-il à Madame de Fontpertuis le ce 20 mai 1689, pour ce qu'on me doit encore à Angers, <c ce n'a été que sur ce que voua m'avez mandé que le « prélat étoit bien malade, et que l'on craignoit qu'il ne « mourût; car je ne souhaite pas qu'on lui demande « rien tant qu'il vivra; mais seulement que l'on veille à a ce qui se pourra recevoir de cette dette après sa mort. « C'est ce que je m'en vas mander à M. Frameri*, qui
* Œuvres du doet» Arnauld^ U m, p. 175, leUrc dcxcviîu 2 Dans rimprimé, t m, p. 187, dalée de 1688.
* Voir plus bas, même chap,, uct, ii, art, i, g 4» n«
CHAP. IV^ SECT. I, ART. n, S "• &S
« m'a écrit pour me témoigner que vous l'aviez prié d'éit crire de cette affaire à Tabbé Arnauld ^)> — C'est ici que viennent chronologiquement se placer les trois lettres que nous avons déjà citées dans l'un des articles consacrés à l'évéque d'Angers; lettres par lesquelles le docteur, durant le sursis qu'il octroie à la vieillesse d'un frère, insiste pour qu'on amène l'abbé à se regarder après la mort de son oncle comme l'héritier de ses dettes^.
Cet oncle mort, le docteur se trouve définitivement en face du débiteur qu'il lui a prudemment substitué. Mais le débiteur se prétend créancier lui-même. — C'est le 8 juin 1692 que l'évéque a rendu le dernier soupir. ' Le 2 juillet suivant, le docteur, qui est caché dans les Pays-Bas à Bruxelles *, a déjà reçu cette nouvelle, a écrit en conséquence à l'abbé, et reçoit une réponse dont il transmet le résultat à Madame de Fontpertuis : « J'ai « à vous dire un mot du billet de l'abbé. Il est bien à « craindre que les réparations n'absorbent tout ce que « le prélat a laissé en meubles et en arrérages qui lui « peuvent être dus de ses revenus. Je cours donc fortune « de n'avoir rien des six mille [728] livres qui me sont « dus, à moins que l'abbé ne considère ce que je vous ai « représenté, qu'il a été cause, en ne payant point de (( pension à son oncle, qu'il n'a pu me payer les arrérages « de ma rente; et qu'ainsi c'est* à lui à réparer ce domu mage. Mais loin de cela, il semble qu'il prétende être u payé de ses quinze mille livres, [ l'abbé était donc a créancier de 16,000 livres], avant que je reçoive rien
1 CEuvrei du doeU Arnauld^ t. ni, p. 206, leUre Dccxin.
2 Voir plus haut, 1. 1, p. 281-384.
3 Tout les Nécrologei ; Vieg dei quatre évéq,, 1. 1, p. 803.
* Guelfe, Rtiraiie d^ Arnauld, p. 57 ; Lanière, Vie d^Amauld^ L ii, p. 298,— Cf. Quesnel, Vie d' Arnauld, p. 6 et 222, Anaifmie, p. i68, etc.
S& LES PILS n*ABNACLD D'ANDILLT.
« de ce qui m* est dû. Ce qui néanmoins ne peut pas être; « car le prélat, n'ayant point laissé de bien en fond, « mais seulement des effets mobiliers, tous ses créanciers ic doivent être payés au sol la livre, s'il n'y a pas de a quoi les satisfaire tous. Et par conséquent, il ne peut u recevoir cinq sols que je n'en reçoive deux si ma dette u est de six mille livres. De sorte que si, les réparations « faites, et de certaines dettes privilégiées acquittées, il « restoit quinze mille livres, il faudroit qu'il m'en donnât « A,286 et quelques sols, sans qu'il me donnât rien du « sien ^ »
Le docteur, comme on le voit, calculait fort bien. Il le devait sans doute à ses spéculations de Nordstrand. Son neveu cependant, sans sortir d'Angers, ne calculait pas moins bien. Mais chez ce dernier cela ne pouvait provenir que d'égoîsme : «Il y a longtems, dit le docteur à Madame « de Fontpertuis le 8 octobre 1692, il y a longtems que « j'ai reconnu par expérience que celui dont vous n'êtes « pas plus satisfaite que moi, s'aime beaucoup lui-même, « et rien autre chose '.)i Et cependant le IS janvier 1693 ce même docteur écrit de son neveu : a On dit qu'il a (( toujours fait beaucoup d'aumônes, et que cela le fait « regretter au lieu où il étoit [l'abbé Amauld avait quitté « Angers pour se fixer à Paris]. Cela est bon; mais ce « n'est pas tout. Car quelque grandes qu'aient été ses « aumônes, si ce n'a été que le tiers ou le quart de ce « qu'il en devoit faire selon l'esprit de l'Église, il a volé « ces deux tiers ou ces trois quarts. Dur us est hic sermo. « Cependant s'il est vrai, que deviendra-tp-on ' ? »
s OEuMfres du doet. Àrnauld^ t in, p. 514, lettre Bcccxc, da S jatlIeC i692« s Ihid,, p. 546, lettre dccggix.
* /Hif., p. 584t lettre Dccccurxt
CHAP. lY^ 6B€T, l, AIT. U, g H. t5
Ce n'était donc pas tout à fait l'égoîsme qui fennait le cœur de Tabbéaux réclamations du docteur. N'étaientce pas plutôt quelques griefs secrètement accumulés entre celui-ci et tous les membres de sa famille qu'il n'avait pu entraîner dans ses luttes acbamées? Le correspondant de Madame de Fontpertuis nous le ferait croire lorsqu'il lui dit : «Vous ayant fait connoltre diver- «ses choses qui rendoientM. Prun8terer[gentilbomme « livonien persécuté pour la religion] digne qu'on lui fit « du bien, et vous ayant même fait remarquer qu'il au- « roit apparemment besoin d'une prompte assistance, je « m'étois attendu que vous porteriez votre ami [le marc( quis de Pomponne], et son frère aîné [l'abbé Arnauld], à « l'assister, en ma considération, avant même que d'avoir « considéré ses mérites personnels. Et vous m'apprenez « que de ce qu'il ne s'est pu tenir de leur parler de moi, (I cela les a tellement refroidis que vous me faites quasi Ci comprendre qu'il n'y a plus guère à espérer de ce t( côté-là K »
Cette froideur rallume et fait flamboyer plus que jamais le zèle du docteur pour le salut si longtemps négligé de son neveu. Le 27 novembre suivant, il écrit à sa correspondante habituelle : « Je ne puis m' empêcher de « vous parler encore de l'ancien abbé. J'ai une extrême '. « peine de ce qu'il ne me parolt dans sa conduite au- « cune marque d'une véritable conversion... [Car] il n'y « a point de vraie conversion sans un regret sincère de
« ses péchés, et une ferme résolution de les expier
« Or, ce qu'il y a de plus criminel dans sa vie, est l'abus « qu'il a fait des biens de l'Église, qu'il ne devoit point
1 OÊuv. du doek. AmemUi, t, m p. eiS, lettre oeccent, éa II min 1698»
S6 U8 FOS D'AWAULD D'ANDILLT.
(( avoir, n'ayai^t rendu aucun service àTÉglise, et mené « au plus la vie d'un honnête homme selon le monde. « C'est aussi l'avidité qu'il a eue à se faire donner plu- « sieurs bénéfices, jusques à y employer de mauvaises « voies, dont je sais que ceux dont on s'est servi ont eu 0 beaucoup de scrupule ^ C'est donc de cela qu'on de- « vroit voir présentement qu'il a beaucoup de regret, et « ce qu'il devroit réparer de tout son pouvoir. Loin d'a- « voir ces pensées, il se croit en droit de vivre en grand (( seigneur, sur le patrimoine de Jésus-Christ, avoir une tt maison de 1,200 livres, Iprsqu'il peut loger chez son « frère [c'est ce qu'il avait fait chez son oncle], et un « carrosse à quatre chevaux, lorsqu'il ne sort point. Dans « la cherté où sont toutes choses en ce tems-ci, la dé- « pense de carrosse, chevaux, cocher et palefrenier va « pour le moins à 2,000 livres. On n'a donc qu'à la re- « trancher, ce que l'on peut faire sans aucune incommo- « dite, pour s'ôter tout prétexte de garder le prieuré de (( 2,000 livres, outre son abbaye. [Ainsi cette multitude « de bénéfices se réduit à deux, dont l'un ne date que « de 1674.] PoiUToit-on être bien converti, et ne pas voir « des choses si claires? Cela ne se peut; car irn'y a que « la cupidité dominante dans le cœur qui répande sur « l'esprit de si épaisses ténèbres 2. »
1 Ceci regarde évidemment Pomponne ; or on se rappelle que les scrupules de oelul-ci s*élaient évanouis le lendemain de la mort de son père. Mais le blAme du grand Amauld était pins tenace ; et ce blâme, exprimé vingt ans aprts rociroi du bénélice [1674-1693], permet de supposer que si la présence de d^Andilly avait entretenu les scrupules de Pomponne, les dispositions du docteur n*avaient pas été sans influence sur celles de son fr^re. Cela indiquerait aussi, il est Trai, que Pomponne avait plus de respect pour les volontés de son père que pour celles de son oncle ; et c'est ce qu*cn effet nous prouverons amplement ^ar la suite.
< Œuvre-, du doct, Arnauld, U m, 9 p« 699, lett. accgcui.
CHAP. lY, 8ECT. l, ART. U, S I* ^^
Le secret de cette violente sortie que le docteur amis quarante ans à improviser, et qui depuis dix n'avût pas encore atteint ce degré de paroxisme, ne se trahirait-il pas dans ce Post-scriptum: « Quant aux six mille sept (( cent et tant àe livres, on sera content pourvu que celui (( à qui vous en devez parler veuille bien déclarer, ou « par un acte particulier, ou par son testament, que sa (( volonté est qu'elles soient payées sur ce qu'on lui doit « de sa pension viagère ; [faite par le marquis de Pom- « ponne, à qui il a cédé son patrimoine?] quand même « il ajouterait qu'il laisse à la conscience du débiteur de « cette pension de payer cette somme quand il le pourra (( faire, sans trop s'incommodera » C'eût été, pour la seconde fois, substituer un débiteur plus jeune à un débiteur plus âgé. Mais il parait que l'abbé récalcitrant n'avait voulu s'y prêter, ni par acte particulier, ni par testament ; car le 17 juillet 1694 son créancier aux abois se réfugie dans un superbe dédain : « Le vieil abbé, dit- « il, me fait grand' pitié ; car il ne parolt guère se mettre 0 en peine du compte qu'il aura à rendre à Dieu ^. n Vingtdeux jours après cette lettre écrite, le grand Amauld lui-même -était allé rendre ses comptes devant Dieu ' [8 août 1694] '. Son neveu lui survécut près de quatre années [février 1698] *.
Or voici ce que nous apprend Saint-Simon à propos de la mort d'Antoine : « M. de Pomponne perdit l'abbé u Arnauld, son frère. C'étoit un homme fort retiré, et « grand homme de bien, qui n'avoit jamais fait parler
1 OEuv. du doet, Arnauid, U m, p. 700.
2 Ibid^y t. nr, p. 70i
S Tous les Nécrohgea et toutes les Vie* du docteur. 4 Mém. de l'abbé Arnauld^ Aws, p. viii.