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« ik lui dans tes affaires du fameux ArnatUdi son a oncte^i 1^ .
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Conclîuioru
Nous souhaitons, âans Tintérèt de là mémoire du grand Arriaiild, que la dernière ligne de Saint-Simon révélé les inotifs de Taigreur avec laquelle ce Père de rÉglise janséniste parle de son neveu, quand il en parle; et les motifs de son silence, lorsqu'il se tsdt. Car du moment où il est bertain que le neveu ne partageait pas les opinions de l'oncle, s'il se trouvait que celui-ci se fût tu sans ces motifs, il faudrait lui en supposer d'autres quand il parle ; et avouer qu'indifférent lorsque ses proches ne partagent pas ses doctrines il ne se montre hostile envers eux qu'au moment où ils refusent de lui faire partager leur fortune. C'est donc à l'éloignement de l'abbé Arnauid pour les inspirations du docteur que nous préférons attribuer à la fois le mutisme de celui-ci pendant quarante ans, et l'espèce d'acharnenient dont il fait preuve, douze ans durant, dans les répétitions de de- ^ niers qu'il exerce. — Mais si son silence est un symptôme de mécontentement, pourquoi ce mécontentement n'éclate-t-il que si tard et à propos d'intérêts si secondaires? — Ici notre dilemme trouve une nouvelle application. Ou il faut avouer que dans la dernière partie de son existence le célèbre docteur n'agissait que par cupidité, ou il faut reconnaître que dans la première il se reposait sur un tiers du soin de gourmander la rébellion de son neveu.
^ Menu, U vft p. 47.
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Et quel autre eût pu la gourmauder à plus juste titre que le père de ce dernier, dont l'autorité dévouée s'exerçait alors au profit de Port-Royal durant V intérim de deux dictatures tiiéologiques? Comme père et comme dictateur, d'Andilly, sauf l'effusion de sang (il ne fut pas toujours si faeureuk)!, trsiichait doncdu Manliuë ïorqùatus enva^ son fils à l'instigatioti d'un tiers ; en attendant que ce tiers, Gracchus janséniste 2, tntt les biens du proscrit au tiSgime du psurtl^; — Ainsi Robert était, sdon nous, un père très peu tendre et un dictateur trop docile. Il subordonnait ses droits, et abandonnait son fils, à la vindicte du membre le plus éminent de sa famille'.— Cette explication est la seUle que nous ayohs pu trouver pour décharger, en partie, là mémoire dupère des rigueurs dont se plaint l'un de ses fils, et que l'auuis therche à
1 Voir la ucU iv dU chap. tv, tonsacré au quatrième fils de d*AndiII j, Xuks de l^ékieilve.
3 Qtt*oa nous pardonne ces réminisoenoes romûnesi que nous n'eussions pas hasardées si les Jansénistes ne nous en eussent donné Tezemple en appliquant au grand AmaUld et ù Pascal, dont ^autorité ayaîtfUt supprimer les portraits dans la collection des Hkommei Utiutre$ de Perrault (Pemult ne s*occupait pas toujours de Peau d'âne )f le passage suivant de Tacite : Prœfulgebant Cassius atqite Brutus eo ipso quod effigie» eorum non vise baniur. (Bio^r. uMv, v* PerrAttI, Oiaries.j-^à Je m'en téIs imiter M. Pe» n lisson, écrit Nicole auP.Quesnel, (Lettre»^ U m, p. 200, du 6 avril 1692)i « qui se vante de s*étre créé un office de dictateur perpétueL*. Je ne puis « m'empécher de vous dire [à propos du livre de Rancé sur les étude» mo' « nastique»],^* qu'il y aura bien du sang échàwjfé dans les congi^tloiis mo- « nastiques, etc. »— Mais d'ailleurs qu'avons-nous besoin de ces autorités? 11. vntemate, cet esprit éminent^ ùùùi la moindre ifuaUté est le goût exquis afkqud il doit des à-propos toujours heateux, nVt-il pas tout récemment encore comparé la famille Amauld à la tribu Glaudlenne ?— « A Port-Royal, « dit-il, se trouvait presse VoWjs réunie, comme Une tribu antique, «eite faa mille Amauld, étonnante par la variété des talents et l'élévation uniforme Q des caractères. Si la différence des mœurs permettait ce singulier parallèle, a on dirait les Appius de Rome, tous ardents, habiles, opiniâtres. » (Mc' tange$, p. 953; De Pascal)
40 LES FILS D'ARNADU) D'âIIDILLY.
conjurer. Si on l'admet, la responsabilité de ces rigueurs pèse en partie sur le grand Amauld ; si on la rejette, elle retombe sur le seul d' Andilly. Le blâme peut être partagé entre les deux frères ; mais il est impossible qu'il n'atteigne pas l'un ou l'autre.
Les lettres qui nous paraissent le faire retomber sur tous deux, le testament que nous en avons rapproché joint à une lettre de d'Andilly qu'a publiée H. de Monmerqué ^ et à une autre de Pomponne que renferment nos papiers^, sont d'ailleiirs les seuls documents qui concernent Antoine dans la collection que Robert a formée pour la léguer à son fils de prédilection. 11 n'y existe que deux lettres de l'abbé proscrit. Dans l'une, il donne àPomponne des renseignements sur des démarches que nécessite la nouvelle position de celui-ci comme secrétaire d'état [16 septembre 1671] ; dans l'autre, il hâte la solution d'un compte qui intéresse leur troisième frère, de Luzancy. La première a dû être amnistiée par suite de r avènement de la famille au ministère'; la seconde a été protégée par les factures des fournisseurs qui l'escortent. Toutes les autres ont disparu. — En revanche, la plus grande partie de la correspondance dont il nous reste à parler émane du marquis de Pomponne, ou sç rapporte à ses intérêts.
1 Mém, de Coulanges, p. 969.
2 Voir plus bas, p. 50.
3 c Mon frère entra dans Texercice de sa charge vers le commeneement V de Tannée 1672... Je demeurai tout Tété à Paris et à Pomponne, au était « mon père, prenant part aux bonnes nouvelles qu'on y reoevoit par tous « les courriers. » ( Mém, de Vabbé Amauld, part, m, p. 134 et 136.)
GHAP. IV, SECT. n, ART. I, S ^ ^i