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ilU us riLS D'AMAULD D'AMNLLT.
truites ', les solitaires de nouveau dispersés*; et la désolation pénétrait pour d'AndUly jusque daas rintérieor de PortrRoyal même, où il perdait sous le voile rune de ses enfants* Anne-llarie de Sainte-Eugénie \ — En 16M, il voyait expirer sa sœur la grande Angélique ; les écôks intérieures de Jeunes filles étûent dispersées à leur tour pour jamais, et Ton ralevidt aux religieuses jusqu'à leurs confesseurs ^ —En 1662, d'Andilly perdait le maréchal Fabert^. Son fils le plus aimé, celui k la fortune duquel il avait sacrifié celle des autres, Pomponne, était frappé de disgrâce et d'exil ^; et la fille atnée de celui-ci mourait après avoir atteint sa première année ^ — En 1663 , Tin tervention de Tévèque de Comminges dans les af&ires du Jansénisme fit éclater entre d'Andilly et son Orère k docteur cette lutte intestine à la suite de laquelle le pouvoir resta au théologien^. — Enfin, en i66&, d'Andilly vit arracher sa famille de Port-Royal et disperser la dernière de ses sœurs, la mère Agnès, et trois de ses filles dans des monastères étrangers ^ Bientôt même il .apprit que deux de celles-ci avalent abjuré leur fiunille
* Voir plus haut, t. ii, p. 188, n. 8.
s UUre» de U M. Angélique, Vuu p. 584, 4tt IS mai 1691 1 D. Oéoiencet, Hiêt. de P. R,, u IT, p. n;HiiU du Ptr^cuihht^ ptaiaB, etc. — Cf. Mân, de Fontaine, t. ii, p. 201.
3 Mcm. de ta M. Angélique, L m, p. 596. — Siir Je personnel des ém\ maison» de Port-Royal à cette époque, voir //«/. éee Ptrâétmi,, disr. pu;! III., p. xr.
* A/ém, de (a M. Angélique, t. ii, p. 1S3, et les trois volfiaiei, poMnm; luiiH les Nécrol. ; toutes les UieU de P. R* et plus pàrUcttlièreaieiit, Bia», de$ Pcnécut,
5 Le P. Barre, Vie de Faberi, t, ii, p. 261, etc.
fi Voir plus liaur, t. ii, p. 105.
'/6W.,p.ll|^
» Ibid., i. I, p. 272.
9 Ibid., p. 217.
CHAP, If, 8ECT. IV, AKT. If, S If. Î15
:• et le Jansénisme en signant le Formulaire^; et cette ^
t nouvelle vînt le frapper, non pas à Port-Royal, mais dans
B Texîl où le confinait une lettre de cachet \ 4 Cet exil toutefois, qui sembliût mettre le dernier com-
ble à ses maux, fut le premier pas vers une meilleure
1; fortune, car il ramenait le solitaire persécuté au foyer
f domestique. L*alné et le second de ses fils en étaient
s absents ; mais Luzancy Ty avait suivi, et bientôt le roi
permit à son cher Pomponne de l'y rejoindre ^ — Environné de ce qu'il avait alors de plus cher, nous Tavons vu, il se retrempa aux pures affections de la famille^. Il donna largement à ses petits-fils la tendresse qu'il avait économisée sur ses propres enfants ^ — Bientôt la fortune revint. Pomponne fut ambassadeur. — Puis la paix reparut à son tour. Port-Royal se rouvrit [1668]. — Msds le vieillard plus sage, après avoir jadis sacrifié ses fils à Port'Royal, sacrifia cette fois Port-Royal à ses fils. Et, lorsqu'à bout de sagesse il voulut y ramener ceux-ci» la mort survint à temps pour l'en empêcher [167M«7i].^ Les corollaires providentiels qui nous semblent découler de ces faits donneraient, il est vrai» uae oifiaàM plus favorable de TmAuence de la famille naturelle sur les Âmauld que du pouvoir de kur famille ascétique près de Dieu. Seraient-^ils moins légitimement déduits que ceux de Lancelot et de Du Fossé?
^ Voir plus bas, ckap^ vi, ucù i, art i, $ i.
3 Mém. de d^Andilly, part xi, p. 152, et plus haut, 1. 1, p. ^19. ' ÎMU, p. 158» et YÂppendxu, note 0 5ft.
4 Voir plus haut, t n, p. lli.
s îtrid* et plus bas, chap, y, net. x, art. i, et chap, ti, hcU u, art, t, etc. e Vofa- plus haut, t. u, p. 106, 110, 119, 1S2.
216 LES PETÎTS-nLS D'ARNACLD D'âBIDILLY.