LES REUGIEUSES DE LA FAMILLE ARNAT]LD
c< de la gloire qu'il plaira à Dieu de nous donner pour « récompence de ce que nous aurons enduré pour sa vé- « rite et la justice. Aînsy tout ce que je puis vous dire « pour nouvelles de ce désert est que, par la miséricorde « de Dieu, personne ne s'y ennuyé et que s'il y faut estre « quarante ans avant que d'arriver à la terre de pro- (( messe, j'espère qu'ils nous seront comme quarante Cl jours, pourveu que Dieu continue par sa miséricorde « à nous nourrir du pain du ciel qui est la consolation (( de sa grâce, et la paix de la conscience qui adoucit « toutes les amertumes de la vie et mesme celles de la « mort; comme nous l'avons veu en celles d'entre nous « qui sont parties avec ce viatique qu'il ne dépend point « de la puissance des hommes de leur oster ou de leur « donner. — Je ne vous diray rien de particulier de ceWe « [de M"" de Saint- Ange] qui nous a le plus touchées. Vous u pouvez en avoir desjà appris quelque chose ; et s'il n'y a c( rien de plus vray que cette parole si commune que Ik « mort est semblable à la vie, il vous est plus facile qu*à un « autre de juger combien sa mort devoit estre heureuse, « parceque vous avez mieux connu combien sa vie avoit (( esté sainte. J'avois bien eu une pensée sur ce sujet que « je pense que je dois vous dire, qui est qu'il me semble « que vous qui faittes proffession de rendre encore des « devoirs aux ombres mesme de l'amitié, vous devriez bien (( quelque chose à une amitié si solide, si parfaitte et si « persévérante ; et peut-estre que vous le devriez aussy à « la charité et à l'édification des personnes qui seroient « animées par les exemples d'une vie aussy édifiante que « l'a esté celle de cette personne dans toutes sortes de con- « ditions. Ce seroit de faire une relation fidelle et exacte « de tout ce que vous avez connu d'elle, ou que vous en
GHAP. yi, SECT. U, ART. I. 337
« avez appris des autres ou dans ses entretiens, de sacon- <( duitte et de tout ce qui luy estoit arrivé avant vostre con- « noissance. Quand vous auriez fait tout ce que vous sça- (c vez, nous vous fournirions peut-estre bien des mémoires <c pour achever une histoire complète ; mais quand vous n refuseriez le reste de cette proposition, au moins je me « promets tout-à-fait que vous donnerez de bon cœur à ce « que je vous ay demandé d'abord, tout le temps que vous (( auriez bien voulu mettre à vous entretenir avec cet autre c< vous-mesme^ si depuis quatre ans vous aviez esté dans « la mesme liberté qu'autrefois de venir répandre vostre « cœur dans le sien, où l'on trouyoit tousjours une source « de douceur qui ne s'épuisoit jamais quoy qu'elle se « communicast à tout le monde. Il est certain que je « m'estime trop heureuse de ce qu'il a pieu à Dieu me « faire la grâce de luy rendre quelque assistance. Je luy (( devois incomparablement plus que tout ce que j'eusse « pu faire pour son service; et mesme j'estpis obligée de « tenir en cette rencontre la place de tant de personnes « qui auroient souhaitté de luy pouvoir rendre tous les « devoirs que la piété et l'amitié demande de ceux qui « ont eu une union toute sainte durant la vie. L'ordre de « Dieu et l'injustice des hommes l'a privée de cette con- (( solation ; mais, en récompence, il luy en a donné tant (( d'autres dans la veue de l'éternité bienheureuse où il « alloit la faire entrer, qu'il a esté vray d'elle que la mort « ne luy a paru qu'un passage fort doux de la prison à « la liberté, et du péril à Tassurance; en sorte qu'elle « n'a fait paroistre que de la joye où les autres n'ont « que de la crainte. La communauté a fort ressenty cette (( perte, et avec raison, car elle estoit l'exemple de tou- « tes et en toutes choses. Mais surtout la mère Agnès y
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ft a perdu la plus grande douceur de sa vie ; car, elle qui « agit sans cesse et qui ne parle que pour Futilité et le u service des autres, ri'avoit proprement à se délasser (( que le temps qu'elle s'entretenoit avec ma sœur Anne- « Eugénie [de Saint-Ange] qu'on alloit quérir quand elle (( avoit besoin de se reposer et de se délasser un peu. Ce- « pendant elle a porté cette affliction comme toutes les au- « très, c'est âdire dans l'égalité d'esprit, la sousmîssîon et « la paix qui patoist en elle comme une disposition im- « muable dans toutes sortes d'événemens. — Le inonde a « besoin de ces exemples, et je ne doute pas que ce ne soit « une des raisons pour lesquelles il [le Ciel] nous la con- (c serve. Ce n'est pas sans mille appréhensions que nous « avons eu sans cesse depuis qu'elle est icy; mais enfin il « s'est tousjours laissé fléchir aux prières qu'on Itiy a « faittes, et quoyqu'elle soit fort éloignée d'avoir autant (( de santé qu'il plaist à Dieu de nous en conserver, et au- « tant de jeunesse si l'on en juge par la vigueur et non par « les années, néantmoins elle est incomparablement « mieux que nous n'aurions ozé l'espérer de la revoir ja- « mais, et elle agit presque comme elle faisoit auparavant, « sinon qu'on la ménage un peu plus pour ne pas tant tra- « vailler de suitte ^ — Elle a eu pour sa part une joye sen- « sible de vostre billet, et nos mères et mes sœurs aussy: « car cela fait renaistre le primtemps dans l'hiver, et je « croy que si vos plants avoient esté capables d'y prendre « part, tous vos. arbres auroient fleury avant la saison en « voyant le caracthère d'une main qui leur est si connue
1 On ménageait tellement la mère Agnès que darant la maladie de ceUe bonne sœur Anne-Eugénie, qui ayoit fait en santé sa consolaUon, on ne lu! permit pas de la Tolr. (Le Clerc, Vi€9 édif,, t. ii, p. 432.) t.es médecins craignaient alors pour Agnès la contagion, comme jadis la première Angélique Tayait crainte pour elle-même.
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■ « et à qui ils sont si redevables. Que seroit-ce donc si un (( vent favorable nous alloit jetter dans le fort après que (( de si longues années ont lassé toutes nos espérances « sans diminuer nos désirs. Je sçay que tout est possible (( à Dieu; mais je ne m'entretiens que le moins que je « puis dans ces pensées^ de peur d*y trouver au lieu de « la consolation que j'y chercherois, de Tennuy qui seroit « fort à craindre en Testât où sont les choses qui ne sont « pas peut-estre pour finir sitost. — J'ay bien de là joye « ({ue le petit voua donne du divertissement et de la sa- (( tisfaction ^ On nous en dit des choses surprenantes, « Dieu veuille joindre la grâce à la nature pour en faire a quelque chose digne de l'éternité ; sans cela tout le (( reste ne seroit rien et c'est aussy sans doute le premier « de vos soins de luy inspirer de botine heure la piété (( encore plus que l'amour des. sciences. On dit aussy (( que les autres sont bien faits ^ et qu'ils promettent (( tous quelque chose de bon. Dieu nous fasse la grâce (( que vos enfans fassent un jour vostre couronne. Je ne « doute pas que vous ne le luy demandiez et je vous en « supplie très humblement. »
Nous avons cru devoir citer en entier cette longue lettre, non seulement parcequ' Angélique s'y révèle, mais parcequ'en nous y ramenant sur différents épisodes de la biographie de son père et de sa tante Agnès elle conclut celui qui concerne madame de Saint-Ange. Cette dame, on se le rappelle, était l'incomparable amie que
^ Nicolas-Simon, fils a)né du marquis de Pomponne. Voir la lettre du S3 jantier 4668, Leclerc, Vie$ édif., 1. 1, p. 358.
3 Outre Nicolas-Simon, d*Andilly ayait alors près de lui Antoine-Joseph, plus tard cfaeralier de Malte, Marie-Emmanuelle, qui mourut sans être mariée, et Charlotte, dont nous allons bientôt parler. (Cf. Mém, de Vabbé Arnauld, part m, p. 408.)
3&0 LES BEUGIEUSES DE LA FAIOUB AEIfAULD.
d' Andilly avait associée dans le monde ^ à ses plus grandes ambitions et à ses affections les plus intimes, en lui confiant Tune de ses filles à élever ^ et ses projets sur l'éducation de Louis XIV à faire réuissir. C'était elle, on se le rappelle encore, qu'il avût ensuite associée à sa retraite et à ses persécutions dans le désert ^. — £t voici qu elle expire au milieu de la solitude du cloître, sans un souvenir de celui qu'elle y a suivi- — A ce moment, il est vrai, la pei^écution fournissait un prétexte au silence de d' Andilly envers cet autre lui-même *; mais le fils de madame de Saint- Ange sut bien faire parvenir un dernier adieu à sa mère sur le lit de mort ^, et la sainte femme elle-même sut bien envoyer un dernier souvenir à d' Andilly®.— Elle n'en reçut donc aucun deceJui-ci; et cepen-
* Voir plus baut, t i. p. 17 et 517.
2 Le Clerc, Vxeê édif,, t. ii, p. 409.
> /6i<i., p. 40M11 : Mém, de Lauceht, 1. 1, p. 3S5. —Madune de Saint- Ange fut une des seize religieuses arrachées de Port-Royal, en i664i sous les yeux de d^Andilly. (Interrogatoire dans Vffist, desPersécutt p. 12S.) « M. de Luînes [en réparant Port>Royal-des-Chaoips en i65SJ s*opiniàtra, t sans saToir pourquoi, à vouloir qu'il y eût soixante et dotize cdlntes ; et
• pour cela il fit abattre exprès des logemens bien commodes que M. d'Ant dilly et madame de Saint-Ange a voient Tait accommoder pour eux au c bout du vieux dortoir, avant que les religieuses y vinssent, s (lHém, de U M* Angélique, t. i, p. 252 ; et plus haut, L i, p. 197.)
4 • Port-Royal fut, f)cndant trois ans et demi, tenu investi. > (Menu de la M, Anpéligue, t. m, p. 523. — Cf. QÉuvrts du doeU Amauld, hîsL du ■Formulaire, t xxv, p. 165; Mém. de Fontaine^ t. ii, p. 30; Acte; (et t., relat., t. ii, n. xii. Journaux de 1665 à 1669.)
B «Dieu permit que l'on reçût... nonobstant la vigilance de nos gardets»
• une lettre que M. d'Espinoi, son second fils, lui écrivoit pour lui deman-^ c der sa dernière bénédiction, s (Le Clerc, Vieêédif., t. ii, p. 433.)
< Jbid.t p. 431. — Le médecin & qui elle confia son messie ttaài le seul solitaire à qui Port-Royal ne fût pas interdit^ M. Hamon, Toa de< grands amis de d'Andilly. — • Lorsque les religieuses étoient renfermées au « Port-Royal de Paris [ou des Champs?] elles trouvoient moyen de faire
• tenir tous les jours de leurs nouvelles à M. Arnauld, et d^en rcceToir, ■ (Racine, Fragm, sur P, R,, CEuv., t. vi, p. 300.)
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dant sa maladie fut longue ^ Aussi, soit espérance d'une vie meilleure, soit dégoût de celle-ci, lorsque le mal augmenta ne laissant plus d'espoir, et qu'une de ses compagnes lui dit en s* approchant d'elle : « Hélas I ma sœur, (( cest donc toujours de pis en pis; » elle la regarda en souriant, et lui dit dans sa douceur : « Toujours de mieux « en mieux ^, »
Après sa mort ' du moins, d'Andilly, dont les affections avaient tant de forfanterie, aurait pu, comme le lui demandait sa fille, cultiver l'ombre de l'amitié dont il avait négligé la réalité. On lui offrait tous les matériaux d'un éloge dont on ne lui demandait guère que la rédaction, et cela avec une insistance touchante, au nom de ses plus chers souvenirs. Il esquissa rapidement cinq pages *, où il parle beaucoup de lui-même ; et sa fille Angélique fut obligée d'en ajouter trente autres ^ pour suppléer au laconisme paternel sur une amitié désormais inutile.
La seule excuse de celui-ci, s'il pouvait être excusé, serait la passion tout absorbante avec laquelle alors il s'appliquait à l'éducation de ses petits-enfants. — Aussi avec quel soin Angélique ne l' entretient-elle pas de ses
1 De septembre à décembre i 667. fLeclerc, Vies édif,^ t. xi, p. 425 et 495.)
3 IbitL, p. 429.
3 La mère Angélique de Saint- Jean (Le Clerc, Vieê édif.f L ii, p. 494) prétend qjie TarcheT^iue de Paris laissa expirer madame de Saint-Ange sans le secours des sacrements. Nous ne saYons trop comment accorder cette assertion avec celle de Racine : « M. de Sainte-Marthe [ durant la « persécution] sauloit par dessus les murs, pour aller porter la communion « aux religieuses malades, et cela de Tavis de M. d'Aleth; en êorte qu*H « n'en est pa$ morte une sans sacremens* t (Fragm. sur P. R,, OEur.» t« Ti, p. 299.)
4 Leclerc, Vies édif.^ t, u, p. 400-405. 9 Ibid., p. 406-435.
343 tes REUGacsES de la favilu arnauld. chers pupilles : « Ce 29 juillet 1660. — Je viens de me tt tant réjouir en Rolande de la yenue du petit ambassa- € deur ' qu'à peine auray-je le temps de vous en pouvoir tt aussy congratuler, ces enfans estant plus à vous en a quelque sorte qu'à ceux qui les mettent au monde, « puisqu'ils recevront plus de vous s'ils profltent du soin (( que vous prenez de les conserver dans une plus sainte « vie qui est celle de la grâce» dont la perte est si facile tt quand on néglige leur éducation. Ils auroient besoio, 0 aussy })ien que nous, que Dieu vous conservast en- K core longtemps pour leur rendre utile la peine que tt vous prepez présentement. J'espère qu'il le fera, et je ^ Yen supplie de tout mon cœur; et vous aussy d'y cob- « tril)uer, s'il you^ plaist, en ménageant vos forces et en a ne vous atjtajcb^t point trop à yostre travail ; car tous fi ceux qui yoqs voyent admirent l'activité et Y assiduité (( ayec laquelle vous vous y appliquez tout de mesme tgae « vous pouviez le faire il y a dix ans. »
p ^tait une autre prière que dans son oœur la pauvre AsgéliquiB adressait à Dieu tout aussi fervente; c'était celle de revoir son père. Elle et Port-Royal se troay^SQt pon moins délaissés par l'exclusif vieillard qu'au temps de madame de Saint-Ange et de la persécution. Elle s'en plaint dans une lettre où elle évoque de la manière la plus touchante ceux des souvenirs du désert qui peuvent combattre avec le plus d'avantage les entraînements de Pomponne... u II est bien aisé déjuger « si les années ne semblent pas fort longues quand iL en tt faut attendre la révolution toute entière pour avoir
1 C3iarl«-Henri, depuis abbé àê Pooponaei Voir IKm. tk fiMcC di» InêeripUf U xxm, p. S54«
GHAP. n, SIOT. U, ABT. I. 148
« rbonneur et la satisfaction de vous voir. J'avoue que a ce qui est rare frappe plus les sens ; néantmoins, en (( cette matière, rien n'est meilleur que ce qui est le plus « ordinaire. C'est pourquoy j'ay pitié de moy-mesme de « ce que je me sens si ravie d'espérer de vous voir bien- « tost, estant une marque que ce bonheur suit une longue « privation. Et pleut à Dieu qu il la dust finir! N'estes- « vous pas préparé h ne plus coqijois^re no^tj-e maison, (( ou plustost ime partie du jardin qui est devenu comnae H uq champ de bataille par le carnage qu'i Qnt fait les (( maçons. Il ne faut pas que cela vous surprenne, de « peur que vous n'en fussiez trop touché. J'aurois appré- « bendé l'année passée que vous eussiez veu ce renver- « sèment qui'toucboit jusques à {^olotte ^ quoyque ces tt plants de son bon papa ne luy eussent rien cousté pour a mériter ses larmes. Pour cet heure que l'on commence « à voir un beau bastiment qui remplit ces ruines, cela a n'a pas quelque chose de si affreux, et pourvu, comme (( je vous Tay dit, que vous soyez préparé contre la spr- (( prise des sens en quelques endroits, vous aurez en « d'autres de quoy les satisfaire par la beauté des plants « et la quantité de fruit que nous promet ceste année, (( non obstant un hyver capable de tout faire mourir tant « il a esté extraordinaire!... 19may 1670.»— Avec quelle habileté touchante se groupent devant les yeux du vieillard, tout entier à ses fils, à ses petits-enfants, aux vergers florissants et maintenant préférés de Pomponne, le souvenir de sa fille de sa petite-fille, et jusqu'à celui des arbres jadis familiers de Port-Royal, qu'il avait plantés
^ Charloue, ruac des filhs de M . ^ PonpoDikev pim lard religieuse prolèsse de Malnoue, dont il sera bientôt qnesUon.
%hk LES REUGIECSES DE LA FAHILLE ARNAULD.
de sa main, soignés, choyés, faits en quelque sorte de sa famille, et parmi lesquels une armée de maçons venait d'apporter des insultes et l'inconnu I
ARTICLE IL
Angélique de Saint-Jean et ses frères.
Cetle habileté d'Angélique avait un double stimulant. Outre son père, le séjour de Pomponne lui enlevait son frère, le doux et bon Luzancy; et les préoccupations de l'un allaient jusqu'à la priver des nouvelles de l'autre, dont la santé chancelante était parfois gravement compromise. « Je ne sçay à qui je me dois plaindre, écrit « respectueusement Angélique à l'oublieux d'AndiUy, (( mais je sçay bien que ce n'est pas de vous que je le « dois faire, de ce qu'on nous laisse dans la plus grande « peine du monde, sans nous mander un mot de mon (( frère de Luzancy, depuis qu'on nous a appris sa ma- « ladie. Le seul billet que nous ayons veu estait du 8, et « nous voilà au 17 [juin 1669], sans avoir rien sceu de- « puis, sinon qu'une femme qui revenoit de Pomponne, « et qu'on a rencontrée, a dit qu'il avoit esté fort malade, (( et qu'il commençoit d'estre mieux. Je luy avois escrit « lundy ou mardy, et je priois que Saint-Omer ^ qui ne « s'incomode pas d'escrire, prît au moins le soin de nous « faire sçavoir la suîtte de cette maladie ; et tout cela n"a a rien produit. Cela me fera haïr Pomponne. Car enfin « je suis assurée que nous aurions aisément plus de corn- « merce à Lyon et en Auvergne que nous n'en avona eti
1 Secrétoîre de M. d^Andilly, après : ^ U ^
t. II, p. 52.
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