‹ La vérité sur les Cent-joursChapitre 13 sur 23 · ENVOYEE AU PRINCE DE TALLEYRAND PAR LORD GASTLERËAGH · texte numérisé non relu

ENVOYEE AU PRINCE DE TALLEYRAND PAR LORD GASTLERËAGH

Des représentations ayant été faites aux ministres des puissances alliées parle pape, le grand-duc de Toscane, le roi des Pays-Bas et autres souverains, réclamant, par Tintervention des hautes puissances alliées , la restitution des statues , tableaux , manuscrits et autres objets d'art , dont leurs Etats respectifs ont été successivement et méthodiquement dépouillés par le dernier gouvernement révolutionnaire delà France , contre tout principe de justice et les usages du droit actuel delà guerre , et ces représentations ayant été portées à l'examen de sa cour , le soussigné a reçu l'ordre du prince régent de soumettre aux réflexions de ses alliés les remarques suivantes sur cet intéressant sujet.

HISTORIQUES SUR l8l5. 17S

C'est mainteaant la seconde fois que les puissances de l'Europe ont été forcées , pour défendre leur propre liberté et assurer la tranquillité du monde , d'envahir la France , et deux fois leurs armées se sont emparées par la conquête de la capitale de l'Etat dans lequel ces objets , dépouilles de la plus grande partie de l'Europe , sont accumulés.

Deux fob aussi , le . souverain légitime de la France a pu , sous la protection de ces armées , reprendre son trône et obtenir pour son peuple , de l'indulgence signalée des alliés, une paix à laquelle, sa conduite envers son propre monarque et envers les autres Etats ne lui avait pas donné le moindre droit d'aspirer comme nation.

Que les plus purs sentimens d'égard pour Louis XYIII, la déférence pour son ancienne et illustre maison , ont invariablement guidé les conseils alliés , c'est ce qu'ils ont prouvé d'une manière irrécusable par le soin qu'ik ont pris d'établir , l'année dernière , pour base expresse du traité de Paris , la conservation de l'entière intégrité de la France ; et bien plus encore , après avoir vu dernièrement leurs espérances cruellement trompées , par les efforts qu'ils font encore pour combiner définitiver ment l'intégrité substantielle de la France avec un système équivalent de précaution temppraire qui puisse satbfaire à ce qu'ils doivent à la sûreté de leurs propres, sujets.

Mais ce serait le comble de la faiblesse et de Tinjustice , et l'effipt en serait bien plus vraisemblablement; d'égarer le peuple français, que de le ramener à la mo-r raie et à la tranquillité , si les souverains alliés , de qui

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