‹ La vérité sur les lettres de M. J. ProudhonChapitre 5 sur 15 · QUELQUES MOTS · texte numérisé non relu

QUELQUES MOTS

à propos de la seconde lettre du 16 septembre de S. PROiDHON

La logique nqus ordonne de ne pas tomber dans les mêmes errements où se sont fourvoyés nos prochains... Dans la seconde lettre M. Proudhon n’apprécie justement ni l’esprit des Polonais modernes, ni leurs gouvernements. Il dit que les Polonais du Grand-Duché de Posen jouissent des mêmes libertés politiques et sociales que les Allemands-Prussiens, et il se fait partisan de la majorité du Parlement deBerlin, qui tantdes fois étouffait par ses huées toutes les motions et toutes les inlerpellances des députés polonais contre les empiétements et les injustices du gouvernement prussien envers les Polonais de toutes ses provinces... . < •

Il voulait prouver à tout le monde qu.’il faut louer toutes les dispositions du constitutionnalisme autrichien, parceque les Polonais sujets au scèptre des Hapsbourgs profitent de la même liberté et des mêmes droits que les naturels de l’Archiduché d’Aittriche... (Les faits accomplis pendant les derniers mois de l’année passée, nous donnent raison sur les objections dirigées aux Polonais par M. Proudhon.

Enfin, en ce qui concerne les malheureuses provinces polonaises et lithuaniennes, qui sont si cruellement maltraitées par les sbires du tzar — dans ce

cas M. Proudhon parlait: pour le duché du royaume ‘ de Varsovie (?!?), il suffît d’invoquer les promesses dés tzars depuis 1814 et l’appui moral de l’Europe...

Et en vertu de quoi les Polonais doivent se contenter de tout cela?... En vertu que lui, M.Proudhon, a eu le bon plaisir d’établir , que telles étaient les obligations de la conquête et les préscriplions du droit public européen !!!

Plus loin il suppose que les Polonais d’aujourd’hui demandent à l’Europe de faire la guerre à tout le monde pour rétablir la Pologne. Dans cette brochure, confutant point par point la première lettre de M. Proudhon , j’ai démontré que personne , parmi les Polonais rationnalistes , ne désire qu’on fasse pour cette raison la guerre européenne: les Polonais ont demandé et ils demandent de nouveau , pour qu’il soit rendu justice aussi à leur malheureuse patrie, et qu’on ne l’outrage pas, ni par les railleries, ni par des certains conseils. . . Qu’on continue faire son devoir là, où l’on a commencé, et la Pologne fera de son côté tout ce qui se demande d’une nation civilisée et expérimentée ; qu’on persévère àsuivre la voie tracée par les principes de 1789, et le rétablissement de la Pologne sera pour couronner les efforts des libéraux, plus qu’indispensable, non'par les raisons qui semblent bonnes aux ultramontains, mais pour prévenir que l’Europe ne devienne communiste à la cosaque...

Si je ne connaissais M. Proudhon par ses chefs d’œuvre, mais seulement j’avais lu ses deux lettres • sur la Pologne (des 6 et 16 septembre), je le prendrais pour un absolu, égal à quelques Romanoff, tant il s’efforce à défendre leurs intérêts, qu’à la fin il ose soutenir — qu’une fois la force établie, son règne doit

' être perpétuel, et il ne faut pas entreprendre d'efforts pour l’abattre ! .. .

Et comment les libéraux trouveront ce paradoxe de M. Proudhon, quand il met à la même ligne le Sesostris et le Victor-Emmanuel, disant qu’il feindrait faire le procès à tous les conquérants, si on voulait la réhabilitation de la Pologne, dont les limites naturelles , selon les connaissances ethnographico-géographiques de M. Proudhon sont les deux rives de la Vistule. » Comprenne qui pourra ce logogriphe ; je me refuse d’entrer dans la discussion posée de telle manière; parce que destinant aux Polonais le droit sur le cours de toute la Vistule, M. Proudhon par cela même détruit tous les droits que lui même a dévolu aux Prussiens, Autrichiens et Moscovites sur le territoire polonais.

Fulminant contre la noblesse polonaise en général, M. Proudhon soutient qu’elle veut être caressée par les envahisseurs de sa patrie, et par cette raison il jette l’anathème contre toute la Pologne. Sur cela je dis que s’il se trouve quelques nobles polonais qui se décident aujourd’hui servir volontairement la Russie, la Prusse et l’Autriche, ce sont des lâches traîtres: ce sont des exceptions, qui existent dans tous les pays, mais qui dans les Polonais sont des crimes impardonnables, pour lesquels ils seront punis, s’ils persévéreront dans leur aveuglement politique; pourtant la lâcheté de quelques individus corrompus, de la classe privilégiée, ne donne le droit, à qui que ce éoit, à condamner toute la nation.

Nous vivons dans une époque où chaque jour on peut se convaincre de plus en plus que la justice doit établir l’égalité devant la loi. pour tous. Aujourd’hui

môme des nobles Polonais se convainquent qu’ils ne peuvent prétendre à jouir de ces prérogatives qu’ils avaient autrefois. Si récalcitrante, qu’elle était jadis, cette noblesse polonaise, en se retranchant derrière du rempart de tradition, elle est aujourd’hui en grande majorité persuadée de trois vérités: 1° mieux vaitt perdre ses prérogatives en les mettant toutes sur l'autel de la concorde nationale pour reconquérir l’indépendance de la patrie et d’être par elle bien récompensée, que continuer à végéter dans les préjugés du passé; 2° mieux vaut finir la dissension, la division avec le peuple pour augmenter les forces de toute la nation, qui veut vivre indépendante et rationnellement régie par sa propre Constitution, que porter le joug de l’é- .tranger; 3° mieux vaut perdre des fatals privilèges ■ regagnant la liberté, perdue par l’influence de ces mêmes privilèges, que perdre tout, jusqu’à son nom national, sous la domination étrangère!!!

Mais demandera-t-on, quels sont les moyens pour que le peuple polonais puisse être sur, que la noblesse se dessaisira de ses prérogatives et voudra le gagner pour avoir les forces suffisantes à livrer un combat à mort aux ennemis de la' patrie commune?

11 existe beaucoup de moyens pour y arriver; mais le plus efficace et le plus simple, qui conduirait à ce but suprême , consiste dans la suivante proposition à la classe des propriétaires des biens immeubles en terres.

Rendre à la disposition du gouvernement issu de futur suffrage universel dans la Pologne rétablie, foutes les terres cultivables , pour les répartir en parties égales entre tous les citoyens du nouvel Ktat, qui personnellement voudront s’occuper de l’agricul-

ture. Rendre aussi à la disposition de ce gouvernement toutes les forêts et toutes les prairies, les minières et les fabriques de tabacs, destinant les revenus nets provenants de toutes ces richesses nationales, à couvrir, d’ensemble avec les impôts, les nouvelles dépenses de l’État, causées par cette nouvelle mesure.économique... •

Pour que personne ne puisse être lesée dans ce . nouvel arrangement, tous les actuels propriétairesfonciers, d’après toute l’impartialité, en compensation de leurs biens qui auraient une valeur au-dessus de valeur de cette partie , par laquelle ils seraient dotés dans la répartition générale, obtiendraient des bons (des obligations) du Trésor national, hypothéqués sur tous les biens nationaux. Ces bons appor- . teraient 5 0/0 d’intérêt au porteur, et primitivement ils seraient inscrits dans le Grand Livre des Dettes, de l’Etat aux noms des propriétaires, dont les biens immeubles seraient médiatisés, au priv moyen, correspondant aux revenus nets, perçus en proportion moyenne de trente dernières années.

Par une telle mesure tous les propriétaires actuels fonciers (en campagnes) seraient suffisamment récompensés, et pour un temps finirait le prolétariat forcé qui existe en Pologne. L’établissement de la Commune rurale sur les novelles bases, ne permettra pus que cette plaie sociale aurait lieu bientôt à se renouveler.

Tous les établissements d’industrie qui se trouvent actuellement sur le territoire en dehors des villes,

• resteraient intactes dans les mains de leurs propriétaires, arrangeant que les territoires occupés par ces établissements seraient compensés par ces lots

qui, en vertu de la Répartition générale du territoire, écherraient aux propriétaires actuels. Dans le cas que ces Territoires pourraient se présenter plus grands que les lots de terre nouvellement délimités, alors l’intérêt de l'excédant du prix de tels territoires serait par leurs propriétaires payé annuellement dans là proportion de 5 0/0 aii profit du Trésor national jusqu’à l’amortisation de la dette foncière , destinée pour récompenser les propriétaires actuels.

Les maisons des propriétaires fonciers villageois, resteraient à eux avec ûn enclos des terrains, sur lesquels sont plantés des jardins (potager et fruitier) et sont établis les batiments économiques, appli- (fuant seulement dans ce cas les mêmes conditions, qui sont mentionnées ci-dessus à propos des établissements d’industrie.

Tous les terrains, forêts, prairies, à l’exception des maisons et des jardins appartenants au clergé catholique ou schismatique, n’importe de quelle* que ce soit nuance , c’est-à-dire claustrale ou non , seraient aussi médiatisés, et tout le personnel clérical, aurait une rente viagère modique,, selon les grades ecclésiastiques actuellement occupés, à l’exception de ceux qui prévaudraient se séculariser: ceux-ci recevraient du gouvernement un emploi dans la branche de l’Instruction Publique, ou dans quelques autres branches du service public, auxquels ils voudraient se vouer, et en cas que quelques-uns d’eux voudraient même se marier, alors ils obtiendraient même une dotation à part....

Toute propriété en ville resterait intacte sür les mêmes bases qui la régissent jusqu’aujourd’hui, en diminuant seulement l’ifhpôt foncier payé par les

propriétaires indigents, et augmentant celui-ci que payent les riches propriétaires en proportion de leur fortune. ’ ,

Le droit d’exploiter les eaux, -c’est-à-dire le droit de pêcher dans les fleuves et lacs ou dans la mer, appartiendrait à tous ceux qui payeraient au Trésor national ou une somme conventionnelle chaque année, ou 1 0/0 de chaque pêche. Le droit de pêcher dans les eaux artificiellement contenues, c’est-à-dire ' dans les bassins. ou étangs, appartiendrait aux propriétaires de ces eaux, qui payeraient aux Communes et au Trésor 1/2 0/0 du revenu net, apporté par cette industrie.

L’exploitation des mines serait accessible à tout le monde aux conditions préalablement conclues entre le Tréspr et les exploiteurs. •

L’exploitation des prairies et des forêts serait. . libre à ceux qui concilieraient des contrats avec le Trésor, selon les réciproques conditions* en vertu desquelles les premières doivent être même améliorées par l’exploitation rationnelle, et les seconds ne doivent être détruits, ni la contrée déboisée.

Voici les données générales d’un système qui ne léserait les intérêts de personne, et, une fois pour toujours, trancherait la question pendante entre les propriétaires des biens fonciers et les paysans corvéable* ou censés. Avec ce système, sans aucun cataclysme social, finira toute l’animosité des seconds contre les premiers, toute l’arrogance et d’autrefois l’inhumanité des premiers envers les seconds.

Reste à observer, que si parmi les cultivateurs actuels des terres, quelqu’un ne voulût profiter de la partie qui lui écherrait dë*la répartition des terri-

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toires cultivables, celui-ci serait en plein droit de v endre son lot à la Commune sans demander au Trésor aucune récompense ailleurs. Un tel individu serait obligé, avant de la vente, donner avis quel genre de vie il choisit, et où il a, l’intention d’établir son domicile. La Commune serait librade vendre à qui que ce soit les l ( ots de terrains inoccupés, aux conditions à l’amiable.

Je retourne à présent à la continuation de ma réponse à la seconde lettre de*M. Proudhon, pour dire seulement, que son langage est si grossier envers cette pauvre Pologne , qu’on peut dire même qu’il se fâche contre les fils de la terre de Kosciuszko, de DombroWSki... Mais, s’il se fâche, pour quelque raison que ce soit, il a tort, et se montre injuste envers l’actualité, par les défauts du passé des Polonais.

Attaquer la nation inoffensive dans les souvenirs . et dans les droits les plus sacrés ne recommande personne, et encore moins un homme comme M. Proudhon ; pour cela il faut être un prince allemand ou un bureaucrate mongolo-moscovite , ou à la fin un journaliste qui a vendu sa plume aux absolutistes.

Pour juger la démocratie allemande, française, italienne, polonaise, etc., il faut les connaître toutes à fond et sur le lieu. Je les ai vu, j’étais en relation même avec la démocratie russe, et je peux sincèrement soutenir que toutes ces démocraties ont la même couleur partout. Elles fréquentent les églises à la manière de la noblesse polonaise; elles aiment aussi tout ce qui brille, qui fait de bruit et qui peut les agacer, de même que la noblesse polonaise; mais peut-être elles n’ont pas des marques de sa civilisation extérieure, ni de son instruction. Ici

je ne parle de la démocratie de Paris ou de quelqu’autre fraction démocratique d’autres grandes viles de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne, de il’Italie, etc., non; ici par la démocratie je suppose la classe moyenne et le bas peuple de ces pays-là : ceux-ci ont ses vertus et ses défauts de même que la noblesse polonaise.

Oh ! ' si M. Proudhon connaissait les sentiments de la nouvelle Pologne, c’est-à-dire de la plupart de la jeunesse’ polonaise lettrée, qui nourrit même tant de vénération pour lui, il combattrait à outrance les préjugés de la vieille Pologne, mais il aiderait la contemporaine par toute l’autorité de son talent.

Sur cela je veux finir ma réponse envers M. Proudhon. Ne cessant d’apprécier dans ses Œuvres tout ce qui est beau, juste et utile, comme je prouverai cela dans ce même livre, je dis franchement que ce serait plus juste, si M. Proudhon apprenait aux Pplonais les moyens de réconquérir leur indépendance. Il devrait leur dire: « quand un peuple est décidé à rompre les chaînes de tyrannie des despotes et combattre contre leurs troupes, devrait agir avec la ferme conviction de sa propre force, tenant toujours dans la vive mémoire les tentatives semblables des autres peuples, autrefois faites et couronnées de réussite. Même si les tentatives du peuple courageux n’obtenaient des résultats satisfaisants, les défaites ne devraient décourager les braves, mais ils doivent être prises comme des leçons pour éviter les erreurs passées, causes de ces défaites...

« Quand un peuple se soulève, cela doit être entrepris, non par une seule ville ou contrée, mais par tout le pays, et d’un coup à la fois, autrement

la répression partielle énervera les efforts des patriotes...

« Quand un peuple veut être libre, la classe élévée, éclairée et riche d’un tel peuple ne doit reculer devant aucun sacrifice en personnes et en biens; la classe moyenne doit y concourir par la parole et par les faits personnels; alors le bas peuple les imitera, et la victoire sera sûre.... L’UNION FAIT LA FORCE! Sans concorde entre les patriotes tous les efforts serviront seulement la cause des leurs adversaires : les partis aristocratique et démocratique en Pologne et à l’étranger doivent s’allier enlr’eux pour démontrer à tout le monde en général, au peuple polonais de campagne en particulier, qu’il c’est approché le temps pour agir franchement; que s’est le moment d’entreprendre une décisive lutte, dont l’heure ne tardera pas à sonner ; que toùt le monde doit être prêt à prendre part dans cette lutte suprême... »

Telles pensées, tels conseils exprimés par la plume de M. Proudhon sauraient apporter beaucoup d’utilité aux -Polonais: espérons, qu’à la fin il se dira leur ami, et comme tel agira selon les bésoins des temps, c’est-à-dire les aidant par son talent d’écrivain à rétablir l’indépendance de leur patrie; le reste, c’est-à-dire organisation sociale, que demande la raison de l’époque, viendra de soi-même:

Je termine mon travail par quelques mots, qu'autrefois le Constitutionnel (14 juin passé) publia.- Là, il disait entre autre :

Nous appartenons à la grande nation qui prend au sérieux tons ses engagements, et qui ne promet pas en vain. Devant des difli-

cultés transitoires, elle s'arrête parfois, elle ne recule jamais. Que lui demandait-on pour la Pologne? A defaut de son concours actif, son concours moral. Mais l'un entraînait l’autre; car enGn, quand on est un peuple fort comme nous le somnfes, il n’est pas permis d’baandonner le lenderaain'ceux qu’on encourageait la veille.

Nous ne vivons plus, grâce à Dieu, sons un gouvernement qui, chaque année, à l’ouverture des Chambres, déclarait solennellement que «‘la nationalité polonaise ne périrait pas, » et qui toutefois permettait sans souffler mot l'incorporation de Cracovie (1).

Le gonvernement de l’Empereur entend autrement ses droits et ses devoirs, et il désire la dignité de la France. Son intérêt etl partout oti il y a une cause juste à defendre; mais son prestige ' veut qu’il ne de fende que des causes possibles. .

Eh bien! lui consellerait-on, par hasard, d’écraser tour à tour la Prusse, la Saxe et l’Autriche pour aller de nouveau se poser face à face avec la Russie sur les bords de la Vistule?

Les Polonais eux mêmes , nous le disons à leur honneur , ne nous ont demandé cette folie insigne. Ils avouent que nous ne pouvons pas les secourir...

Oui ! c’est juste : les honnêtes Polonais ne demandent plus seulement que la France appuie la cause de l’Italie; quelle l’aide à la définitive reconquête de son territoire; que la France ne refuse sa sympathie à la Hongrie, pendant que celle-ci facilitera par sa révolution la défaite de l’Autriche; et qu’à la fin, la France, prouvant à la Pologne son amitié, l’aidera à établir la liberté de conscience, des cultes, d’instruction et le libre commerce pour le bien de

(1) Dans la Berne des Deux Mondes de 1847, M." de Haussonville a publié un article très-raisonable sur cette affaire : sa plume a tracé presque des prophétiqnes paroles , dont la réalisation se fait peu à peu. (L’Auteur.) <

.ses habitants. Voici quels sont les désirs, quels sont * les vœux de tous les honnêtes Italiens, Slaves, Hongrois, Polonais et même Russes.

Les vieux comptes entre la France et l’Autriche ne sont pas encore tout à fait réglés : les peuples qui se trouvent actuellement gouvernés par le Sceptre des HaÉsbourg, peuvent gagner quelques réels profits pendant que se balancera le dernier compte... A chacun donc la récompense selon la vertu de son. action... .

Au lieu de demander à la France son intervention matérielle , hors de son amitié , les Polonais honnêtes désirent que son gouvernement autant s’avance dans la voie du libéralisme autant que les Hapsbourg rétrogradent de concert avec ses amis.

Heureux ceux-ci qui remportent le profit de l’expérience d’autrui ; les Polonais ont souffert beaucoup: ILS DOIVENT SAVOIR VOULOIR, POUR POU- VOIR ÊTRE !

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