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Henri Amauld, surnommé de Trie, ftit d'abord destiné au barreau ^, qu'illustrait son père Antoine Amauld, et dont son aïeul maternel, Simon Marion, avait été l'un des ornements. — Marion, simple avocat de Nevers, était
1 ce Hknu itArn. <CÀndm]f,jfaxU i, ]»• 65, et Mém» de l'abbé Arnauld^ part. I, p. 167, 173, 174 ; et plu bas chajh t, aecl« lUf arU |«
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3 àUau (tArn. (tAndiUy, psurt. i^ pi 66*
devenu dans le pai*lement Tun des membres les plus éminents du parquet ^ — Antoine Amauld, qui avait débuté par les fonctions de procureur général de Catherine de Médicis, s'était démis de toutes ses charges pour devenir simple avocat 2. — La différence qui existait entre le caractère du beau-père et celui du gendre explique^cette marche inverse de leur fortune. Aucun d'eux ne manquait d'ambition; mais celui-ci, ardent, passionné, avide d'influence et de gloire, avait besoin de luttes et de triomphes. Il trouvait tout cela dans la liberté de sa parole. Celui-là, plus mesuré, plus flegmatique', avait besoin d'ajouter un éclat extérieur au feu discret que chez lui la nature n'attisait qu'intérieurement. Cet éclat auquel il subordonnait celui de sa parole, il le trouvait dans les dignités.
Henri ressemblait à son aïeul. Il avait agi sagement en quittant le barreau pour la carrière qui devait le conduire à l'épiscopat. Son a!né, Robert, et son puîné, le docteur Antoine, avaient au contraire hérité des qualités de l'avocat leur père. Actifs, énergiques, dominateurs, leur famille, avant tout, subit leur action; et chacun d'eux exerça tour à tour une notable influence sur un frère moins âgé de huit ans que le premier, mais plus âgé d^ quinze ans que le second. L'existence de Henri ne fut donc jamais, quoi qu'en aient dit les panégyristes de Port-Royal, qu'une existence secondaire, dont la première partie fut subordonnée à la direction de d' Andilly,
1 Mém, itArn, itAndiUy, part* i, p. 18.
2 Ibid,, p. 12-8i.
3 i Les enfans de M. [Antoine] Amaald étoient partagés; les uns lai i ressemblant beaucoap dans son tempérament ardent, et les antres tenant
• de la froideur de M. Marion do c6té de la mère. M. d^Andiily, Madame « le Mabtrc et la mère Angélique se rt^ssembloient d^uo côté; et M. d*Angen
• et la mère Agnès de raatre...»fil/em. deUiV^ Angélitf» t m, p* 314*)