‹ La véritésur les Arnauld, complétée à l'aide de leur correspondance inéditeChapitre 27 sur 88 · HOTE C · texte numérisé non relu

HOTE C

« crioit cabale et blâmoit les ministres comme ne voyant goutte... « D'Andilly et Do Verger [de Hauranne, abbé de Saint-Cyran] di- ■ soient souvent qu'ils pensaient qu'on méditât quelque chose d'î « grand, qu'ils avoient peur qu'on fût prévenu. Verger dit devant tt Pâques, que si, dans la fête, on ne mettoit la main sur le collet c du maréchal, il craignoit qu'il ne fût plus temps. Passart disoit t qu'if perdoit Monsieur. » {Mém. de Rich,, m, p. /t8-50.) — • M. Passart, aumônier de Son Altesse Royale [te duc d'Orléans] , « étolt fort homme de bien, et de mes amis. • (ilf^. d^Arn, d^And., part. II, p. 50.) « Notre amitié (celle de Robert et de Saint-Cyrap) f commença [en 1620], et a continué jusqu'à sa mort, d'éire si « parfaite qu'lt ne peut y en avoir une plus grande dans le monde. (îbid., part i, p. 1^8.) • J'étois tellement aimé de lui qu'il me V donna son cœur par son testament. » (D' Andilly, Màn. sur Saint- Cyran dans les Vies édifiantes de P. R,, t. i, p. 16.) « Le « cardinal fit en ma présence [en 1625, un an avant Tarreslaiion « d*Ornano] les plus grandes caresses à M. de Salnt-Cyran que je « lui aye jamais vu faire à personne, a {ibid,, p. 17.) » M. de Sauit- « Cyran et \e P. Joseph étoient tous deux extrêmement de mes amis. • [ïbid,, p. 20.) — De ces curieux renseignements il faut encore rapprocher ce passage de la défense de M.Vincent [de Paul] (p. l\0), où Barcos, neveu de Saint-Cyran, rapporte que Richelieu voulut faire nommer son oncle premier aumônier de la reine d'Angleterre, évé« que de Clermont, en le gratifiant de plusieurs abbayes qui n'étaient pas vacantes, et enfin évéque de Rayonne (Mém. de Lancelot, I, i» p. 59 ) ainsi que de six autres sièges. (M. Sainte-Beuve, Port-Royal, t. i, p. S20, et Mém. de Lancelot, t. ii, p. 163.) Il faut aussi ne pas oublier ce passage des Mémoires de Robert (part, ii, p. <$2-35) où celui-ci raconte les efforts de Saint-Cyran pour lui conserver ramttlé d^Ornano, et l'on aura sur le caractère et la conduite de Saint-Cyran à ta cour des renseignements assez curieux. (Voir aussi Mém. de Lancelot, t. il, p. 287.) — Mais comme il ne s'agit ici pour nous que de la conduite de Robert, nous nous contentons de remarquer ses liaisons avec les personnages qui signalèrent Ornano comme dangereux aux ministres, et les assenions de Richelieu qui prêtent au futur solitaire de Port-Royal un langage tout contraire à celui qu'il tient dans ses Mémoires. — IfAndilly, dit le cardinal, pensait qu'on méditât quelque clwse de grawJ, — Je pensais, û\{ Robert, qttilyccvoit en cela plus de bagatelle et d'amusement que de dessein.

ZUll APPENDICE.

Note D ; t. I, p. 9 ; t. Il, p. 279.

Page 1