CHAP. IV, SBCT. IV^ ART. H, S »• *W
« qu'il y soit aussy heureux qu'il faut l'estre pour y vivre « longtemps avec ce sentiment ! »
Trois lettres succèdent à celles-ci sans que Fabert fasse même une allusion à sa jeune recrue; et lorsqu'il en reparle, c'est pour dire [28 mai 1656] : « Quand à ce qui a est de monsieur vostre fils, il doit vous escrire ses sena timents, et me montrer sa lettre. Il advoue avoir le « deffaut de la veue, le pire qu'un homme de guerre « puisse avoir pour luy-mesme et pour le service. Mais tt il dict que ne voyant nul moyen de s'establir dans la « robbe comme il le souhaitteroit, ny dans l'églize avec « des bénéfices, qu'il ne luy reste que l'espée à laquelle « par force il se résoud; ne le pouvant de s'attacher aun près de vous, par la craintte qu'il a qu'en vous perdant (( il ne se trouvast perdu aussy, demeurant engagé pour « toute sa vie dedans un lieu où rien né l'auroit fait en- « trer que le désir d'estre auprès de vous. Je n'eusse « pas creu. Monsieur, dans une personne de son aage « trouver des raisons aussy fortes qu'il ' en donne pour « apuyer son opinion, ny tant de fermeté à un jeune « esprit qu'il en tesmoigne pour suivre ce qu'il choisit. (( Je plain ce deffaut de la veue, car sans cella je serois (( d'avis qu'il suivist les armées. Un homme d'autant de « force y mouroit, ou y réussiroit. Mais ses yeux à mon « opinion luy sont un grand obstacle à sa fortune. Je luy « en parleré encor ; et en cella et en toute chose, je feré, « Monsieur, toute ma vie. tout ce qu'il vous plaira me « commander. »
Dans la lettre suivante [2â juillet 1656] Fabert est
encore plus explicite : « J'ay veu la lettre que vous es-
« crivez à M. de Villeneufve, laquelle il me donna hier. 11
« m'a aussy fait veoir la responce qu'il y faict. Je ne sçay,