GHAP. IV, S£CT. IV, ART. 1^ S
volonté de Fabert, qui écrit le 15 avril 1667 : « Je viens « de mander à Son Eminence [ le cardinal Mazarin ], « qu'ayant eu responce des personnes qui doivent lever (( les quaftre compagnies d'imfanterie que j'accorde de (( lever, des dix que l'on me demandoit, que je ferez corn- « mencer à y travailler aussytost que j'aurez receu les (( commissions pour cella, et que l'année prochaine je « ferez les autres compagnies que je n'ose entreprendre « à présent. Sy, comme je croy que l'on ferra, l'on m* ence voye ce pouvoir de lever, je changeré la charge de « garnison de M. de Villeneufve [ill'a depuis un mois] (( en une charge de campagne ; et sy l'année prochaine « vous voulez pour luy une compagnie, l'on la luy donce nera... »
Fabert oublie- t-il donc que le 24 juillet précédent il écrivait : « Ce serait un CRIME de donner des gens à 0 mesner au combat à un officier qui ne verroit pas à (( dix pas devant luy?n Le sang humain lui était-il si peu de chose ? Nous préférons croire que le vieux guerrier se sentait rassuré par la froide sécurité du père, et entraîné par les instances du fils; car celui-ci, ainsi que le disait encore tout récemment Fabert, avait beaucoup de volontés ne prenait pas légi^rement des pensées, et se montrait ferme dans ses résolutions, a M. de Villeneufve, « dit-il le 18 avril 1657 à d' Andiïly, tesmoigne une exce trême envie de servir à l'armée. Je n'ay pas encor fait ce comencer à lever les compagnies que je prétend ence voyer en campagne cette année. J'atend pour cella les ce commissicfns et l'ordre que j'advance l'argent de la lece vée et armement, sy l'on ne veut m'en envoyer présence tement. Je croy dans quinze jours que cella sera fort « advancé ; et vous pouvez compter, Monsieur, vostre
206 LfiS FILS d'arnauld d'andilly.
« fils pour officier de campagne, sy de la cour Ton ne ce change cette affaire. » Le 2 mai suivant, Fabert écrit encore : « Aussytost qu'un gentilhomme que ^'ay envoyé <( à la cour reviendra, je croy que l'on comencera la le- « vée des quattre compagnies que le roy veut que je « face ; auquel cas M. de Villeneufve quittera la gcrnii" h son, puisque vous le luy permetéz, et que vous bty en \i accordez tajoye. »
On ne peut songer sans frémir i ce qu'était cette joie, lorsqu'on se rappelle que celui qui la ressent, d'après son propre aveu, n'a embrassé la carrière des armes que par force, et que depuis il a acquis la certitude de ne pouvoir en attendre ni honneur ni fortune, mais seulement de s'y faire tuer^ sans pouvoir donner autre opinion de luy, sinon qriil seroit allez aux ennemis sans les avoir veu^ et sans savoir qu'ils seroyent devant luy, — Cette joie n'inspire à son père que de la reconnaissance pour Fabert. « Permettez-moy, je vous supplie, Monsieur, « écrit-il à celui-ci le 21 mai 1657, que pour vous des- « charger entièrement mon cœur sur le sujet des obliga- « tions que Je vous ay touchant mon fils, je vous dise au « moins une fois en ma vie que celùy-là estant le seul de « mes enfàns dont j'estois en peine, vous ne pourriez « sans injustice ne pas avouer que je ne sçaurois trop res- « sentir l'extrême faveur que vous me faites d'en vouloir « prendre tant de soin... »
D'Andilly se trouvé sans doute bien rassuré désormais sur l'avenir de son quatrième fils, puisque celui-ci entre en campagne. Fabert écrit au père le 23 mai 1657 : « Je croy que voicy le dernier [ billet] que vous aurez « de moy avant le despart pour l'armée de M. de Ville- « neufve... » 11 paraît cependant que le départ du jeune
CHAP. JV, SECT. IV, ART. 11^ g IL 207
officier fut ajouraé, car Te 8 juillet 1657 Fabert écrit de nouveau : « Je suis marry, Monsieur, de ce que M. de « Villeneufve vous a mandé une bagatelle ^ à laquelle je « puis vous jurer avec vérité que je ne songeois plus. Je « ne penssoîspas qu'il eust osé vous escrire sur ses sortes « de choses. Ce que je puis vous dire de cette affaire est « qu'on a creu qu'il avoit escrite la lettre dont il vous a « escrit, ce qui m'obligea à luy parler comme je fis, pour « luy faire cognoistre le desplaîsir que vous recevriez, sy « vous aprenîez qu'il fust capable de semblable chose. « Il me nia fortement l'avoir fait; et il ne me resta dans « l'esprit que l'opinion qu'il estoit d'un esprit arresté^ et « capable de croire qu'il pouvoit persuader ce qu'il luy ce plaisoit; Depuis ce temps-là, il m'a voulu parler^ s'at-- « tachant fortement à faire ce' qu'il teut, et voulant « confondre de raison ceux ausquefs il parle. Pour râ- « batre cella, je ne l'ay pas voulu entendre*; au contraire, <{ je l'ay blasmé devant des gens qui luy ont dit que je « trouvoîs à redire en luy cette manière d'agir. Je con- « tinueré en aparence à mespriser ses raisonnements, « sy vous le trouvez bon, parcequ'il J^'y apuye trop, et « que je croy nécessaire de le corriger de cella. Sy je « savois quelque autre chbse; je vous le dirois auâsy inn génuement que je vous dis cella ; et sy , Monsieur, vous « voulez que j'en uze autrement avec luy que je ne fais, « je le ferrez. Mais je croy que vous luy feriez tord. Les « capitaines de la garnison savent que je luy veux oster <( de cette créance qu'il a de pouvoir faire aprouver tout « ce qu'il fait et qu'il dit, et il agiront pour cella de leur
1 D^Andilly, qui a conservé tant de lettres de Fabert, n*eii a pas consenré une seule de son fils; mais, comme Ta dit un autre de ses fil:», ses enfants h^élaieut ))as ce quMl aimait le mieux. (Voir plusliaut, t. ii, p« 16«)
208 LES FUS D'ARNADLD D'ANDOLY.
« costez. Vous verrez bien par ces choses-là que je ne « croy pas cella incorrigible, et ce deilaut n'est pas une (( chose qui doive vous donner la moindre afliction. »
Cette manière toute militaire de juger les gens sans vouloir les entendre n'était pas propre à donner au jeune ofiicier plus d'affection pour son état. — La lettre de Fabert expliquerait d'ailleurs au besoin pourquoi celui-ci s'est porté si facilement à mettre Villeneuve en campagne. Un ofiicier de ce caractère peut gêner dans une garnison ; et jusqu'à un certain point l'on comprendrait que le vieux soldat, fatigué d'avoir à concilier sa politesse avec la discipline, écrive avec une espèce de ^ulagement le 25 juillet 1657 : « Je croy dans trois jours, ou quattre au plus a tard, faire partir de Sedan les compagnies que j'ay « faitte lever, où M. de Villeneufve est mîdntenant place cez. )i Nous concevrions encore que, tranquille du côté de la discipline; il partage ou prévienne la sollicitude paternelle dans la lettre suivante du 9 décembre 1657 : « M. de Villeneufve ne m'a pa3 escrit. Mais j'ay une lettre « de celuy qui commande les. quattre compagnies d'im- (( fanterie que j'ay envoyées à l'armée, dans laquelle il « ne me marque pas qu.'a,ucun des officiers soit malade ^ « et il- y a pourtant des particularitez de moindres impor- « tances. Les dites compagnies ont leur cartier d'hiver « assignez à Rheims ou dans les lieux qui en despendent. « Mais je ne sçay sy le . bruict que les Espagnols font « courir qu'ils attaqueront -Mardik^ ne fera pas demeurer
1 Une épidémie s^élait déclarée & Mardick, mais elle n^attaqua qae les Anglais qui étaient dans cette garnison malsaine. ( La Mesnardière, ReUn iionê de guerre ; êiége de Dunkerque, p. 44-51.)
2 Au commencement de décembre les Espagnols n*aTaieht donc pas encore pris leurs quartiers d^liiver, quoique Monglat dise (Mém.^ L ir, p. 150) qu*aprés le 2 noTCmbre les deux partis m mirent en gamiMon%
CHAP. Vf, SECT. IVf ART. U, S II« 209
(( les troupes du roy sur la frontière de Flandres jusques (c à ce que les Anglois ' ayent asseurez ce poste, ou que « les ennemis se soient mis en cartier. »
Mais quelle interprétation donner à la résolution d'un père dont le fils avoue que sa seule chance à la guerre est de s'y faire tuer, qui refuse d'abord pour ce fils une place de garnison où les jeunes officiers se forment d'ordinaire au commandement, qui accepte ensuite cette place en laissant toutefois la latitude de l'échanger contre les chances d'une campagne, qui sans se rétracter voit les chefs de son fils et soh fils lui-même opter pour le parti le plus dangereux, et à qui Fabert, avant cinq mois écoulés, écrit la lettre suivante ? [23 décembre 1657. ] « En recevant hier le billet du 16 que vous m'avez fait « l'honneur de m' escrire, l'on me rendist aussylecy-joint (( du liey tenant-colonel du régiment d'imfanterie de Face bert, par lequel, Monsieur, vqus verrez que* c'est vous « qui m'aprenez la pertte que vous avez faîtte. Je la « ressens doublement, Monsieur, parcegu'elle m'est senii sible par la douleur qu'elle vous cause, et parcequ'elle « m'oste les moyens de vous donner quelques foibles « preuves de cette ardante pation que j'ay pour tout ce « qui vous touche de plus [près]. Monsieur. Ayant con- (( sidéré M. de Villeneufve comme vostre fils, je n'avois « pu me deffendre de sentir pour luy les mesmes mouve- « ments que j'auroîs pour le mien s'il estoit en son aage. « Je sçây. Monsieur, que la concidération en laquelle vous
Fabert, qui venait de recevoir des nouVeres du théâtre même de la guerre, devait savoir mieux que personne si les ennemis s*étaient mis en quartier, et si ses propres régiments s^étaient rendus à Reims.
1 On sait que Louis XIV était alors Tallié de Gromwell. Voir entre autres La MesnardJère, Relaiionê de guerre ; iiége de Dunkerque; p. 11, 22, etc.
3t0 LES FaS D'À|tIS4ÇLD D^A^mLLY.
« eiUeg, avec la volonté qu*il avoU de se rendre digne des « employs, lui en uuroii faif avoir de bien considérable. « [ Il ne tenait donc qa*à 4'Andilly de seconder Tambice tion de son fils ailleurs que sur le champ de bataille. ] « Mais je me flatois que, ne pouvant luy estre util à sa tt fortunnej*aurois la satisfaction encor quelques années « de le tenir dans un corps qui me donnoit moyen de luy ff parler avec liberté [ceci est une adrojte allusion à la 0 lettre du 8 juillet 1657],- et de luy tesmoigner que K je m*interressoi3 pour luy. Je n'entreprend pas, Mona sieur, de vous parler de consolatioa en un rencontre 0 pareil. Dieu vous a mis sy haut au dessus des autres « hommes, qu'il semble que se soit pour leur faire des « leçons et leur aprendre comme il se faut conduire dans %K les malheur, qu'il vous a vizité. »
C'était donc j)0ur la plus grande gloire de d'Andilly que son fils était mort. Mais d'Andilly, dans son humilité, prétendait que c'était pour le plus grand avantage de ce fils même : u Le dernier de mes quatre fils, écrit-il dans ses « Mémoires, mort jeune à l'armée, avoit été élevé d'une (( manière si chrétienne, et M. Je maréchal Fabert, qui « m'avoit fait l'honneur d'en vouloir prendre autant de « soin que s'il eût été son fils, l' avoit confirmé de telle f( sorte dam ses bons sentimensj que j'ay sujet de croire « que Dieu l'a retiré du monde pour ne l'y.pas laisser cor- « rompre ^ » — C'était évidemment un bienheureux que Robert et le msuréchal avaient ajouté aux dyptiques de la famille Arnauld. — Aussi tous les Arnauld de Port-Roval n'avaient pas manqué de s'associer à une œuvre qui devait avoir de si précieux résultats. « M. de Villeneuve,
1 Mém, de d^AndUlff, part, ii, f» iâ7.
CHAP. IV, SECT. IV, ART. II, § II. 2il
« (lit Lancelot dans ses Mémoires^, en parlant de son ance cien disciple, qui avoit été élevé avec grand soin dès « son enfance, n'a pu persister [à Port-Royal], quelques « remontrances que M. son père et tous ses parents luy « ayent pu faire. Il s* en alla, pour ainsi dire, prendre la « place que M. de Luzanci, son frère [ou plutôt la place tt périlleuse que l'abbé Arnauld, son autre frère], avoit 0 quittée danslaBabylone de ce monde; mais il n'y vécut « pas longtems. Car Dieu, ayant égard sans doute aux (( prières d'une multitude de bonnes âmes sorties de sa « famille, lui fit la miséricorde deTappeler bientôt à lui. (( Il mourut à Calais, où il aUolt commencer sa première « campagne-.)) — Le doigt de Dieu d'ailleurs n'était-il pas visible dans l'acquiescement si prompt donné à ces prières? ((On remarqua, dit Du Fossé, le pieux condisciple « de Jules, que la même année, trois jeunes gentUshom-
1 Mém. de Lancelot, t ii* p. 339.
2 Est-ce ]a mémoire de Lancelot qui se trouve !ci en défiiut? — On ne commence pas de campagnes au mois de décenibre ; on les lermlne.-^ Les lettres de Fabert prouTent que celle où périt le jeune VilleneuTe s*était ouverte vers le 1*' août 1657, et que son père avait reçu la nouvelle de sa mort avant le 16 décembre. Evidemment cette «lort avait eu lieu durant les dernières opérations de la campagne, que Ramsay indique en ces termes dans son tthloire de Turenne, t ir, p. 88 : << A la fin de novembre, les François f quitlèrent Ruminghem, et les ennemis, campés* derrière Dunkerque, se « retirèrent en Flandre. Le vicomte [de Turenne] retourna à la cour après «r avoir mène ion armée dans le Boulonois, où eHe àetnenn Jusqu'à ta fin « de décembre, et sV distribua ensuite en diverses provinces de la France. » D*un autre côté La Mesnardière ( Relat, de guerre; siégé de Dunker,, p. 48 ) dit: « Nous avions esté obligez... d*y mettre [à Mardick] jusques aux « troupes domestiques du cardinal, pour assurer le séjour des Anglois dans « ce réduit et dan» celui de Bnurbourg, quMl falloit nécessairement garder « tout Vhiver h la veue des bastions de Dunkercke, contre les insultes c méditées continuellement de Bruxelles... En effet nostre armée eut ordre « de tenir la campagne vers ces points-là, jusqu*à ce que nos ennemis, m estonnei de nostre constance panni des inoommoditez eflWtyables, mirent « en quartier d^hiver par leur propre lassitude, w
212 LES FILS D*AHNAtJLD D'ANDILLY.
« mes élevés à Port-Royar; savoir le marquis d'Abadn, « M. de Villeneuve et M, de Fresie, furent enlevés dès « leur première campagne ^ »
Puisque le Jansénisme reconnaissait si habilement le doigt de Dieu où la sagesse humaine, pour ne pas croire à deux crimes dont le moindre eût été le suicide, n'aurait pu découvrir que deux entêtements myopes concourant à un résultat inévitable ; conHuent les esprits méditatifs qui surveillaient les destinées du parti ne songèrentils pas à reconnaître ^ un châtiment providentiel dans cette série de malheurs qui assaillit Port-Royal et la famille Arnauld à dater du moment où Villeneuve eut quitté le lieu de sa captivité préméditée pour marcher vers son sacrifice ?
.En 1655, au moment où d'Andilly adressait son fils à Fabert, les deux Port-Royal étaient en pleine prospérité-, Robert lui-même en dirigeait les affaires comme plénipotentiaire avoué, stipulant en 1654 la paijt avec la cour au nom de tout son parti ', et protégeant, par uùe simple
.1 Além, de Du Fossé, p. 129.
3 D. Glémencet, Higt. de P. R,, t n^ P* 836 ; tous les historiens de ?(f^' Royal ; Remarquée de M. de Ponlchdteau silr ce qui ^est passé en 1656, f^ cueil iu-12,p. 229 ; Mém. de la H. Angélique, f. ii, p. 106. — < Toutes les f deux maisons sont dans ja paix et dans la joie. » (Lettrée de la M» Angélique, t. II, p. 473, lettre ncxxxv, du 5 avril 1654* c Nos enfaols sont « aux deux maisons soixante et douze» (p. 9i, lettre doclxi(i, du SnoTeiDbrc 1655.) -~ Cf. p. 5'44t lettre dclxxth, t m, p. 82, 85, 202r)
^ « Lorsqu'en 1654 on tint au Louvre chez M. le cardinal Mazarin celle « assemblée d'ev^ues, et ^ue mon frère le docteur répondit par q^^ « écrits k tout ce qu^alléguoit le P. Ânnat, Jésuite, confesseur du ro;; i ^ « envoyois toutes les feuilles à Son Eminence avant qu'elles fassent iD- « primées... Après cette assemblée... M. le cardinal m*ayant fait iim»if^J m par M. Tévéque de Coutances qui lui rendoit mes lettres qu'il dtisiroit « extrêmement qu'on n'écrivit plus, je dis à mon frère et à ceux de mes H amis qui avoient le plus de part dans cette aflkire, que... il me stat^^^
QSAP. lY, SBCT. Wf ART. U, S U. .Ûl%
lettre dat^ du 2 mars 1666 ^ son frère le docteuf^ plus efficacetnent que ne T avaient pu faire soixante théologiens '. -^ M^ dès K 20 du même mois les*éeole».extérieures se trôiaitaienttlîspersées et leâ solitaires arrachés de leur retraite ^ D'Atidilly .n'était rent^ -seul au désert qu'aprëfi^ r€V¥<Mr fait, évacuer par ordre de la cour *. C'était ejipaséàntjsous les fourches caudines de Masarin que le-dictiKtettr .F^9;g)ait ^n Capttple. — .Peu à peu ses 'Ooippa^nêhsi' avaient. rejoint sans bruit [lCf&7]^ au moment -qù -{a mort allait frappes son fils. — Dès
16^, rie- pi(e|nier hajbitant du désert et l'un des plus
chejTS à d'Ahdilly, Tancien avocat Le Maistre, expirait sou» lesf yeux de ce dernier ^; ' — Vers la fin de 1659, Roben perdait la confiance de Rancé ^ — En 1660, les écoles \extéi3ieure8. de garçons étaient définitivement idé-
« quUlis deypienV, ei\ 4^wrçr. 14, pvnr.ti que les JésukeA àç lear eOté «X^vîssetit pttis aussi; n» r4i^prouvèrent.,MaSs comme je D*ai jûn^is • domté 4e ^émieipnjë D'*a^ëlènii^.,., ie^fes 'oliligeat de signer ce qa*ifs « me promeuoieDU J'Iî^iiHs^BStiktf'àM/le'Cardiittl'ceqiM lUt^
« Il en fut si conteot qu^ii potta ^ l*nislant ma lettre à fa reine.^, etc. » (Mém. de dfAfktUly^ paK. ii, p. IS5. -* Cf. LeHre» «U ta AL An^iique^
t. II, ji. m.) . : '■ r * *
4 Lamère, Vk.d'Amaûtd, t. i,p. 4Q7. ^ *' -
2 Lanière^ Vie ^ÀmoMld^ t f,.p. 181 1 Lettrée deHa M. Angélique, t. ni, p. 150, lettre dcccviii, du 6 janvier f66iB; p.\ 215, lettre jMXcxLnr, du 20 avril 1650 ; p.2a9, 246, etc. • .
s D. ClémenccI, Htti, deP, R., p. p^9{ Leitree de la M, Angélique, t. m, p. 199, lettre dcccxxxiv, <lu 24 mars 1660; p. 201, 205, 249» etc. ; Uém. de la AL AngéliqtÊù, U u,*p.;i00-li9.) . ,
ijdim.de éAndUly, part, ii; p. 189-147.; Lettrée de la M, Angélique, I. ui, p. 381 , lettre dcccli, d'avril 1650. -^Cf. Mém* de Fontaine, t n, p. 192.
K Mém, de Du Fossé, p. 155; D. Clémenoet, /Hst, de P, K, U ii, p. 470, etc. ; Mém, de Laneclot^ t. i, p. 348, n.
* Mém, de Du Fossé, p. 103; Mém, tde Fontaine, U ir, p. 103, 100, 174, 519, etc, et tous les Néerotoges,
^ Voir pins hant, 1. 1, p. 174-
31& LES FILS D^AMAULD D'ÀIIDIUiT.
miite&S les solitaires de nouveau dispersas ^ etladéâolation pénétrait pour d'Andilly jusque dans rintèrieur de PortrRoyal même, où tt perdait sdus le voile Ihme 4e ses enfants^ Anne-Marie de Sainte-Eugénie '• — En 1691, il voyait expipsr sa tour la grande Angélique \ les écoles intérieures de Jeunes filles éuient dispersées à leur tour pour Jamais, et Fou enlevait ttux religieuses jusqu*à leurs oonffesseurs^ — Sn IdOS^ d'Andilly perdait le maréchal Fabert^ Sou fils le plus aimé, celui à la fortune dufpiel il avait sacrifié éellé des autres, Pompooue, était frappé de disgrâce et d'e^ ^; et la fille atnée de celui-ci mourait après avoir atteint sa première année '. — En i66ï, rinterVéntion de l'évèque de Comminges dans les afffdres du làttsénisme fit éclater ^tre d^Atuliliy et sou Mtt le docteur eette lutte Intestine à là suite de laqùéUc k
pouvoir resta au théologien \ — Enfin, en 1664, d'Andilly vit arracher sa famille de -Port-Royal et disperser la defhtèrê de Ses sœurs, la mère Agnès, et trois de ses filles dans des monastères étrangers ^ Bientôt même il
apprit que deux de celles-ci avaient àbjtt^ë leur fiiinille •
* Voir plu9 haut, t. ii, p. 188, n,.8,.
3 Lettres de là M. Ahgétiqiœ, t. iil, p. 58ft| dit 18 mai 16«1 \ 0- OémonccU Hht. de P. H%t A* tw^ p* 2&; HUt. de» Perêé0Ltiok»^ pMlliHi ^^ — CL Mcm, de Fontaine, X*u,'p»^Olm • . •
3 Mc'm. de la M, Angélique, t m, p. 590. — 8ur*le peraohtid éeê ieoX maisons de Port^tajal à «clld époque,, voir flitt. des. Penénfi., dbr. piL'ii»., p. XI.
4 Menu de (a M. Angélique, t. ii, p. 12a, et 1^ Irais volanita, paùi*: Ions les AVVfY)/. ; toutes ks Jiist. de P. R* ci plus particttlièmoéiii, If*^' des Perse eut, • *
5 Le P. Barre, Vie de -FabeH, U ii, p. 261, etc. ^ Voir plus haut, t. ii, p. 108.
?/*w.,p,in.
8 Ibid., L i, p. 272.
9/Wrf.,p.217. .
CHAP. ir, SECT; IV, ART. II, § "• 215
et le Jansénisme en signant le Formulaire^; et cette nouvelle vint le frapper, non pas à Port-Royal, mais dans Texil où le dbnfinait une lettre de cachet ^.
Cet exil toutefois, qui semblait mettre le dernier comble à ses maux, fut le premier pas vers une meilleure fortune, xar il ramenait le solitaire pereéeuté au foyer domestique. L'alné et le second de ses fils en étaient
absents ; mais Luztocy Ty avait suivi, et bientôt le roi permit à son cher Pomponne de l'y rejoindre^. — Environné de ce qu'il avait alors de. plus cher, nous Tavons vu, il se retrempa aux pures affections de la famille ^. Il donna largement à ses petita-fils la teiïdresse qu'il avait économisée sur ses propres enfants s. — Bientôt la fortune reviàt. Pomponne fut ambassadeur. — Puis la paix re-r jparût à son tour. lPort-Royal.se rouvrit [^668]. — {liais le VièiUard {dus sage, après avbir jadi^ sacrifié ses fite à Pott-Royal, sacrifia cette fois Port-Royal à ses fils; -Et, lorsqu'à bout de sagesse il voulut y xamener ceux-ci, la iMwt survliità temps ponr Veû empêiAer [l«78-l«7â].« Les corollsdres providentiels qui^nôus semblent découler de ces faits donûecaient, il eist vtai, une opinioii plus favorable de Tinfluènce de la famille naturelle mt les Arnauld que -du pouvoir de .leur fÎAmille ascétique près de Dieu. Sefaient^ls moi» légitimement déduits que ceux de Lancelot et de Du Fossé ? . .
1 Voir plus bas, chap* vi, iecU i, art h%u
' Mém, de d^Andiily, part ix,-p. 453^ £t plus'liaut, 1. 1» p. 219.
' Ihid,, p. 153, et V Appendice, note 0 hit.
4 Voir plus baut, t tr, p, 111.
s Jbid, et plus bas, ckap. y, uct, i, arUi^ et ckap. ti, stêt, i\^ art, i, etc.
^ Voir plus lieut, t. ii, p. i06, 110, 11$, 132.
216 LES PETITS-nLS D'ARRAULD D*AMDILLY.
CHAPITttE V.
LES PETTTS-nLS d'aRNAULD D*ANDILLY.
La génération dont d'Andilly est Fauteur eût 'été, malgré ses nombreux rejetons, la dernière de la famille Amauld sans T union que Fouquet fit contracter à Pomponne.— De cette union naquirent six filles et cinq fils ^. — Trois des filles moururent ep bas âge^ une autre à
1 Nicohis-SimoD, né en mai i66S (Œuvres du doêt. Àmauld, L i, p. 297) ; Antoine-Joseph, né vers 1664 (Lettreg inéd. d*Angéliqae de Saint- Jean. Cf. Mém, dô^Cablé Àrnauld^ part, ui, p.* 102) ; Henri-Cliarlea^ né le 10 juiUet 1669 (Mfm* de VÀcadldeM Jnecript., Lxxtu, p. 25A), ^pntnoos allons nous occuper, et deux autres, morts en bas âge, dont nous n^avoiis pu retrouver le nom. Le premier de ceux-ci doit être né en Hollapde, oè M**, de Pomponne avait suivi Yoii mari (Èiém. de Cabbi Amauld, parL pi, p. if h et 1 22), Tannée qui suivitla naissance de Henri-Gliaries, o*e8t à dire en 1670, avant ht deuxième^mliassade de son père en Suède. (Voir plus loin. 9« 289, n«, la lettre du 19 septembre 167 r, où Pomponne parle de ses deux petits Hollandais.) Le second est le dernier de tous les enftnts du marquis de Pomponne; il est né le 24 janvier 1679. (Leit, inidL àee FeuguUrta, t nr, p. 297.) U a dû mooriren novembre 1679, au moment même de la disfriee de son père. (OEupreê du daet, Àmaufdf t. n, p. 68, lettre coccni, du 19 novembre 1679.) Il serait possible cependant que cette dernière lettre 9*appliquât au prenlier des denx fils inconnus de Pomponne ; et alors nous n*aurions ni la date de la mort du dernier enDsnt de celui-d, ni même la connaissance certaine du sexe de cet enibnt, que rien nMndIquerait à déCnt de la lettre du docteur. Toutes les listes généalogiques de la fbmille Amauld omettent ces deux anonymes, ainsi que la fille atnée et Tune des filles puînées de Pomponne, à qui ces listes ne donnent que sept enfants an Ben deonsc.
2 L'alnéé de toute la famille, baptisée le mercredi 15 juin 1661 (Œuvre» du doct. Amauld, 1. 1, p. 251, lettre cxx, du 16 juin. 1661) ei morte en octobre 1662. (Voirph» haut, t. ii, p. 11 1, la lettre du 28 octobre 1662.}—
CHAPnBE V. 217
vingt-trois ans '. Des deux qui survécurent, l'une fut religieuse', et nous la retrouverons, plus tard dans le cloître. L'autre épousa le marquis de Torcy ^, et c'est là toute son histoire ^. — Des cinq fils, un seul se maria, l'aîné ^; il eut quatre enfants^, mais ne conserva qu'une fille ^ qui alla enfouir le boin d'Arnauld derrière le nom
qne fille qui a vécu ▼jDgi-qaatre h^m et qui ot née entirle 21 seplembie et le 5 octobreil674* (^^ inéd. de^^Femquiéres, U m, p. 43>57, 60, 73, 77«) — EiiÛn Catherine-Ancpélique, née çn février et morte le i2 avril i67b. (Mém^ de la BL Àngéliffue, 1 1, généai.,* .p»* ^vni SuppL au Néerât* de P»Ji*, p. 5&a ; D. CléMCSoel, UuUde P. R., 1. 1, p. 805 ; Guilberl, M^m. ckron., t VI, p. 292.} — Peut-être aussi faudrait-il. compter une sepljème fille parmi les enfants de'Pomponne en réduisant à quatre le nombre de ses fils. {.Voir la note précédente.),
^ Marie-Emmanuelle, née en 1663, élevée à PortrRojial et morte à Pomponne le 14 septembre 1686. .(Mém, de la M. Angélique^ t i, généai., p. XVI ; NécroL de P. R,, p. 874 ; D. Clémencet, t.* i, p. 808, etc.
2 Ghariotle, fiée le 26 mar^ 1665 ei morte le 7 juillet 1746. (Noup. tecl..àe 1747, p. 40, du 6 mars; Merc, gal,^ 1698, p. 70 ; Veii, inéd,, du 26 mars 1665. f
' CatUefine-Fëlicité, ndë en 1672, épousa le ia.août 1696 Jean-Baptiste Colbert, çarquis dç Torcy (GaMffv du 18 août 1696, p. a9ô;,qurmottrut le 2 septembre 1746. Elle-même mouruMa7 avril 1755 (et noi^ pas 1715, comme on lit dans Ifs ^fim, de la M, Antfélique^ généai., p. xviu-^- Cf. /oii»*itÂ/ 1/« KfnrfuM/mal 1755j p. 899.) ' •
4 Voir cependant, OEuvr^dMdoeUÀnumldtL m» p. 875, letlre Dcocxn, du 6 septembre 1691 ; p. 554, letlre Dcpccxiv,dif 5 novembre 1692 ; p. 566, letlre dccgcxx, du 8 décembre 1692 ; Lettrée de madame de Sévigni, t viii, p. 460, lettre mluii, du 5 mal 1689, et t. x, p. -152, lettre hcclvii, du 24 novefDbre 1695 ; Méwu de Saint-Simon, t x, p. 280, et L xirii, p. 170.
B Nicolas- Simon qui, le 11 mars •1694* épousa ConsUnce de Harville, dame de Palaiseau, morte le 4 juillet 1786. (La Chesnaye Desbois, Dict, de nûble^se^ t. vu, p. 6740
* Anne -Constance-Simonne, née en novembre ou décembre 1694 et morte le 20 avril 1695. (Guilbert, Mém* chron., t vi, p. 292.) Le comte de Pomponne, né en 1696 et mort le 27 juillet 1711. (Guilbert, Ibid,, p. 284.) Le cbevalier de Pomponne, né en 1708 et mort le 21 avril 1718. {Ibid.)
t Callierine-Gonstance-Emllie, née vers 1697, épousa le 25 juin 1715 Jean-Joaehim Itouault, marquis de Gamacbcs, marécbal-de-camp, gouverneur de Saint-Valery, mort le 4 janvier 1751. -Elle mourut le 18 ou le 19 mars 1745. (Journal de Verdun, mai 1745, p. 899 ; La Chesnaye Desbois, Diet, de nobUue^ t xn, p. 851.)
218 LES PETrrS-FILS Q'AïqiiUtD D'ANDILLY.
plus noble, quoique moins éclatant, des Rouault de Gayeux, marquis de Gamacbes.
Ainsi ia nature, qui avait été. ai prodigue envers cette famille luttant Qontre la fortune, lui devenait plu3 rigoureuae h mesure que la fortuné lai aouriait davantage. Le preoùer-des Arnauld, qui ^ait échangé Ja paix de aea montagnes d'Auvergne contre les orages de la cour [1.6A7]^ Antoine, procureur général de Catherine de Médicis, eût une lignée patriarcale. Elle se'compossdt de douse enfants'. Parmi ceux-ci l'avocat agressif qui aux luttes du mondé devait ajouter pour sa pQStérité les luttes de l'Église eut, comme noua l'avons dit, vingt rejetons pour sa part. Mais l'alné des vingt, le courtisan novateur, qui tout en attisant les querelles religieuses sut à' demi désarmer le pouvoir^ d' Andilly n'eut déjà plus que quinze enfants ^. Son fils, le tacticien inoffensif, qui désarma ei) même temps la cour et l'Églisç, fut père onae fois seulement, et ne fut l'aïeul quç d'une fille.— Durant un siècle [1647-1646], la famille s'était dévelop(>ée jusqu'à la tribu, à travers 1^ tourmentes* Après un siècle de succès, la tribu était réduite à une femme.
Par une singulière coïncidence, l'énergie morale, la capacité 'intellectuelle et l'iesprit d'opposition ^'étaient manifestés à cbaquè génération dans une mesure prce portionnée au développement physique de la race.— r Les
« Mém. 4tÀm. d'ÀndiUp.y»^, i, p. 5; D. CMoiMiçet, But. éf P. il*, 1. 1, p. 204; M^^' de la M. ÀnfiliqtUt U i, géoéaU, p. fi.
3 Uénu iVÀrn* tCÀndUlyf part, i, p. 7. D'AndUly lemble d^abord ilonaer trcise cnfonls à son aïeul i maU la suite de ses Mémoire» pnfUTe qu'il m loi eu doouaii réellcpaut que douic. (Cf, Gullberl, Mém* ihran, ée P. H-, partie r%U i, p. 2iâ.)
3 Mém, iVÀvn. (CAndiihj, part, ii, p. lo7t
douze rcjetopA du jtf«wer degré 9xmn\ étépreique tow hérétique», maisd'we béfém 9m tep^e, surtout thn lea boininef qui ayeiept leur fortuM |t («ire» Pitmiî eeu« ci }e célè))rQ avocat epueiHl 498 Jteuitee evfâtitâ doué d'upe intelligeuee supérieur^i lee »utr«(k quoique, m** marquMde», étaient \m 4'm aiq>F9cl)er, -^ Lft eeecnde génération cellç qui compte vingt enfants, se glorifie à la fois du grand Aro^uld^ de Vévfique d'Anger» et de d* AqdiUy ; les f^ounesi APgéUque, Aga^. Madane U B(aistre« y égalent Içs bowioesi si eD^ ne 1^ mrpas«e»t; l'ûppo^tion en changeant de terrain «'fwçrott en ^rgie, et de calviuis|;e asses facUe elle ^ fait janséniste ih^ domptable. ^ Mais des quin^se enfauts de la troisi^ioe géoératioui deu^ ^ peine sont dignes -d^ la SWQI^^ Pompoaoe ^ et ADgélique de Saint4e«U4 Apgéllque mtout, car c'est cbee les femmes dé cette ligqée qu9 PWsisteut plus longteiups Tesprit et la vigueur* P<^popne a
de Vesprit sape éclat, de rq[Hni4treté saqs iam-iW^ Tr«ià de ses frères sqpt sortis tbu£i déformés d^ loaiwi rodes et impérieuses qui les.ont epaprisoBnés dés IfUr ^nfimo,* le premier dans uu manteau d*abliét te s(^caud dsDs une livrée de page, le' dermer dans une eellule d'enâite ; afful^t du surplis celui qui voulait up oiousquet, d'une corqette celui d^pt la vocatiôp étiût la stilitudSt et eoiir
t L'eiprH oterrateiir de Nieole ne s*y était pat tronpé. Le i6 jain 1692 il toMl Ml arwii^AnMiild : «<Voire lifciUel.ft iftjtfwt nn de uu ce it^jfttpQf [Po|Q|wwm1 4ai» le pUn grand poste d^ « tons ces aTanlages temporels, je ne le cofnparfrai jamafs à la première « HgM éê M fdwUUé, et je ne Testime que par plvuie«rs endraHs par leam qods H leur ressemble, Tai bien peur qb*il ne soit trop yrai de dire
« lie la sMislioa qm fmr% mU^ *• <f '«« iwnm'vfpi p/Um- am, iulU ne*
t. III, dans ses CEuvres^ t nu M#, p* 994^) *
S20 LES PETITS'FaS d'arn^uld b*anihlly.
damnant à la solitude celai qui voulait du m^nde. — Apràs ceut-ci, il n*y a plus qu'une gënératibn de courti?sans d'une capacité bien inférieure à celle de Pomponne, d'tfne vigueur au dessous de celle de Luzancy. Les femmes même y sont obscures: ou incapables^'. — Il nous reste à étudier plus particulièrement cette génération.
Des cinq fils du marquis de Poniponne, deux seulement parcoururent leur carrière dans toute son étendue; Nicolas-Simon, deuxième marquis de Pomponi^e, et Charles-Henri, ordinairemecrtdésigâë'souslenom d*abbé de Pomponne. Par un. heureux concours de circonstances, ces derniers héritiers du nom d'Amauld devadent non seulement recueillir la meilleure fortune de leur famille, mais en recevoir les çlus hauts* enseignements. Fils d'uApère qui mourut aji po\;ivoir, leur éducation fut dirigée, surveillée, influencée par les trois. hommes les pjus illustres de cette race ilhistre; d'Andilly» Pomponne et le grand docteuf. Mais k^race, ainsi que nous venons de le diré^ allait s'épuisant au.'u)ora> comme au physique. Les trois 'grands institûteuiis ne trouvèrent que de médiocres élèves.— Ne pouvant transmettre à ceux-ci les qualités éminentes de l'esprit, chacun d'eux laissa dans ces jeunes cœurs l'empreinte de son caractèr,é« Seulement la triple empreinte; s'y gravant à la fois, se déforma. Les défauts s'y Qxagérèrent,Ies qualités s'y amoindrirent D' Andilly avait eul'aaibitkm du pouveir ; ses petits-fils eurent celle des honneurs. Pomponné était prudent ; ses pis furent pusillanimes. Le . grand Arnauld était plein d'une
* Elles 7 soot toulèfuis empire plus oourageiucs que les lioaunes. (Cf. Mém, de SaiM'6imoH, U nxv, p. a*, et ce que noas dirons plus lard du second mvrqais et de Tabbé de PMiponne»}
GHAP. V^ 8ECT, L Ml
téméraire énergie ; ses neveux à leur pusillanimité surent allier un* entêtement opiniâtre et sournois. — Des trois influences çepenéant, celle du péi^, qui fut la plus peMstante, Tut aussi celle qui domina le plua dans ces caractères métis ; aucun des deux pupilles ne prit- le chemiA de-Port^Royal sYu* les traces de' leur aleol, tn cAm de l'exil sur les traces de leur oncle. Ils mounuent comme leur père, Jansénistes* plus ou moins honteux, mais tou« jours courtisans.
SECTION Ir.
MCOLAS-SlMORy DEUXIÈME HAfeQOIS AE * PjNIPONlIE. •
Dans cette nouvelle génération, le^ affections de d'Andilly avaient coltacidé'avec les droits de primogéniture ; elles reposaient de préférence -sur l'alné de ses petits-^ enfants, sans avoir cette fois pour les autres rien d'exclusif. Car soit ipie là fermeté du jugement ^eût décliné chez lui avec les. années, -^oit plutôt qu'il se laissât entraîner à cette tendresse indulgente de tous les aïeux pour cette partie d'eux-mêmes dans Utquelle ils bravent de plus loin la mort, jamais il n'avtût rêvé- pour sa famille dé plus dignes héritiers que ses petits-^fils ; mais
parmi ses petits-fils aucun n'approebait de celui dont il devait diriger le plus lomgteçips l'éducation. « L'une des « principales choses à quoi je m'becupe maintenant , « écrivait-il à sa fille Angélique, ifdrgieùse de Port-Royal, « c'est de tâcher de bien élever notre petit, dont il n'y a « point d'espérance que Ton n'ait sujet de concevoir, <( tant il a plu à Dieu lui donner d'esprit, de jugement, « de mémoire et de docilité. Adieu, ma très chère fille ;
2%i tES PBTrrS-F]LS O^àRtiAllU tfANmiXT.
« je ne fiairoie point m je me oroyoii^. « Italbeiirwwme9Vl^ propostio du vieillard enlbouBîaate fut loÎQ de se réaliser. Celui de ses petite-fils qu'il inréfénât eo Ait le vmnn capable, Sufapt» la teudresae vaniteuse de aw ^eul lui av4lt crM des -qualités i adolesêeut, le crédit de son père lui valut des cbarges. AlMoidouné à luinnéme dam l'âge sittf » il us sut ni prolonger Tillusim» ni sm^ tenir sa fortuné* '
ARTICLE !•'
Fortune enrpmntée'dM Marquis,
Nicolafrtttiioii était néidaiis le mois de mai 1M2^ durant la première disgrâce de son père. A dix-neuf ans, pend&nt la.seeonde» il entra comme lieutenant dma le régimèpt du roi [i68i] \ ~lMbl*buit mois après [ 7 jan*^ vi^ i683], il y obtint une compagnie, à.la téie de lamelle il figura au siège de Côurtray [iO^i]^ et dans l'armée de Flandre, qui couvrit le siège de Lwembourg [19Q4] \ —La disg^râoe de-son pè^ durait encore; niais celui-ci avait à la cour d'excellents amis et la cbance d'un rap** peL Dix^huit autrea^mois écoulés, te Jeune capitaine fut colonel d'un des* régiçients d'infanterie que lé rpi venait de former [é septembre 168A]* CéUdt celui d'Hâinault ^ — Il le commanda pendant buit années [id8A«160S] avec
« U C\mk Viu i4î4. 40 P^ A*« <• t« ^ 360, lettre 49 SI jtiiTiv f$9.
2 et L€^tre inédite du SS^tobre 1662, et OEuvrç» du dic^. Arnfmidt t. I, p« 297, lettre ciYxii, djr ÎS mai 1662. D*après cette dernière lettre 11 semble que Nieolu-SInoK Mtué le 17 mai ci qii^t t «té bepOié |e iS.
' Pinard, Ckronol, hiiU mUiU, L thi, p. 68*
i Jbid.
^ J6id,; Gtttettt de Franceé^ % septembre 1664, p. 566; iUreurtgtilmnl^ BcpteiSbre 1684, P» 661.
cHA». Vy mn. h AIT. Lr 2n
quelque distinction, surtout dans les guenw d'halle, où son parent le marquis de Feuquières sut le mettre en relief lors dé cette attaque de Saluées par laquelle s'en* gagea la bataille de gtaffarde [17 août 1690] ^— Il obtint ensuite un nouveau brevet, celui dSin second régiment d'infanterie, du régiment d'Artois^ [8 septembre 1002]. Son ptee venait alors de rentrer aux aflOûree. <^ Le Si mars 16911, il fut créé brigadier', ^t se trouva le SS'juillet suivant h la bataille de Nerwinde ^, dont il fit une relation qui se trouve^parmî nos papters. Vers la même époque, il écrivit un mémoire sur la situation des affaires d'Italie après la Marsaille [h octobre 169S], mémoire qui fait également partie de notre collection. — Mais soit que les occa«- 8ion9 ne se fussent point offertes, soit qu'il n'eût point su les saîffir, il n'illustra pas plus le grade de brigadier qu'il n'avait illustré celui de coloneK II se retira du service ^ après y avoir passé un peu plus de quinze années [1607], et sans en rapporter autre chosequo des grades.
Depuis trois ans déjà il avait épousé Constance dé HarvÛle de Pakiseau [169i] ^ ; et depuis un an^le marquis de Torcy ,. en épousant sa sœur* avait alUé la fortune des Colbert h celle des Àmauld ^ ; le 10 mar» 1697 il fut
1 DeQuincy, HUU miliU du régne de Louf^ XIV, t.ii, p. 296. — Cf. Eloge de fuM de Pampenw^'^pex Dader ; Mim. de Cacad* des ImeripU, U nvii, p. 254.
2 Pinard, Chronol, hiêUmilit,^ t. tiii, p. 69.
s GaMêtte du h ^nî\ 1698, p. 468. Dans cett^ promotton, les parents et las amis de la flimllle Amaold ne furent point onbliés. Le marquis de FfuquièreSf les marquis de'Vinset de Bartillat furent créés lieulenanls-généraux.
4 Pinard, Chronol. hhf. milit,^ t. viii, p. 69.
^ Voir plus haut, L ii, p. 217, n. 5. — Ct- Œuvres du doct, Àmauld, t, lit, p. THi lettre mn, du a man HH, "^ Voir plus haut, t. ii, p. 425.
22& LES PBTirS-FaS D'AANAULD O'ANDIUY.
nommé lieutenant du roi au gouvernement de l'tle de France K Ses nouvelles fonctions et sa trente-cinquième année qu'il avait atteinte permettaient à son père de lui ouvrir enfin la carrière à laquelle il l'avait «toujours destiné, ceUe de la diplomatie. Le moment d'ailleurs était choisi avec ce parfait sentiment de l'oppoptunité qui distinguait le*marquis de Pomponne. C'était celui où s'élaborait; «ntre tous les ca|)inets de FEurope le dénîembre-r ment de la monarchie espagnole. Un premier .traité de partage avait été signé à ta- Haye le 11 ôctohre 1408. Mais Je 6 février suivanCie- prince électoral de Bavière, auquel 'étaient dévolus les royaumes de la péninsule hispanique, expira avant d'avoir atteint sa huitième année. Le secrétaire d'état ^ux affaires étrangères fit àésigner son fils aine pour une mission extraordinaire ^ où il s'agissait d'aller complimenter au nom du roi^l'^Iecleur de Bavière,- alors gouverneur des Pays-Bas espagnols. La tâche n'était pas si ardue qu'elle fût au dessus de la capacité de Nicolas-Simon. Aussi s'en acquitta-t-il avec convenance,-comme le prouvent tau»les documents relatifs à cette ambassade que. renferme notre dépôt Parmi ces docun^ents se rencontre d' ailleurs iine lettre de son père qui atteste toute la sollicitude avec laquelle le marquis de Pomponne et Torcy, gendre et collègue de ce dernier, avaient préparé et surveillaient ce succès de famille.
« A Versailles le 16 mars 1699. — J'ayoisrecea, mon « filz, il y a deux jours, vostre lettre du 10. Celle du H « me l'a esté [remise?] aujourd'huy. Monsieur de Torcy «et vostre frèl-e [Tabbé de Pomponne] l'emportent à
1 Piiianl, Ckron. Atjf . milit, p. 69 ; Nommai de Verdun, mai 1797» p« h^* 3 Pinard, iind., p.'60.
GHAP. T^ 8BCT. l, àHT. L 235
« Marly pour leur curiosité seulement, car ce ne sera a qu'aprez avoir receuvostre lettre que le roy sera in- « formé de ce que vous avez fait à BrusseUes. Sa Majesté « a esté seulement instruitte de vostre arrivée par li^ prête mière lettre que vous avez escritte à Ifonsieup de Torcy ; « — J'ay veu avec plaisir le conte qup vous nous retidez a de Taudiance (lue vous ayez eue de Monsieur Télècteur « de Bavière. Nous apprendrons* J)ientost celle que vouq «Aupezeu de Madame l'électrice. Vqus ne devez pas « ménager quelques jours plus ou moins pour rendre tt touttes les visites que vous avez.receués, et pour prof- « fiter de l'honneur que Honsieur l'électeur vous a fait « de vouloir, que vous le suiviez à la chasse. Dans un c( voiage tel que le vp^tre, il faut se presser de' porter « le compliment i, celuy dont on est chargé en revenant « ne demande pas tant de diligence. Ainsy vous pouvez f( prendre tout le temps qui yous est nécessaire , pour <( vous acquitter de toutz vos devoirs. — Je ne douite {)oint <( que vous, ji'ayez jpréyenu ce que 'j'^aurois' peu* yôm « mander de ma respectueuse recognoissance de Thon^ a neur que Son Altesse Electorale m'a fait de vous parler ((•de moy. Son envoie fait fort bien sa. cour icy. Le Roy (( luy a encores pa;lé longtemps aujourd'huy à son dis- (( nef. Sa Majesté l'avoit fait de mesme il y a quelques « jours à un autre ^ n •
^ y^aki la fin de cettis lettre : « U^*jr a rien icy de nouveau depuis rostre «-dépertf sj ee A*c8t ie pantre Ra<noe que je crois mort h ceste heure ; pn « n*en espéroît'rien ce matin. — M. le conte d* Auvergne part pour son ma-
• ri#ge en H(>nande. M"* sa fille est entrée dans les Carmélites. — Adieu, c mon fili ; nous atons icy Yostre femme depuis rostre départ Je Toodrois
• qn*elle y fiist «ussy contiAite de la fôi^tune des as noirs que nous le c sommes de Vy avoir. V(»tre mère tous emlirasse et est tonjours'ix>ur son t rhume an mesme estât ifue vous Tavei laissée. •
236 LES f»BXIT8HnLS D'AMàCU) S'AUDILLY.
Le nouveau diplomaie, ainsi renftigné, pférenu, conseillét fit son compliment avec tout le succès possible. Malheureusement son përë, qui avait si bien saisi Fàpropos de *sôn début, si bien proporUonné le début à ses -forces, s'était. fait ittusion sur un seul point II avait compté SUIS doute eur une de ces longévilés dont Texempie* était fréquent dans sa fiumille ^ Il n'attelgnit-que sa quatre-vibgl^^unième année^ et mourut six mois aprèi la mission extraordinaire de son fils. Cblui-ci n'avait-alois que trentersept ans [1662-1699]; il devait en vivre k double [1662*1787] : mais Ja mort de son père coupa court à- sa fortune. Depuis- lors» pas un -emploi, pas une dignité, pas même* une distinction ne vinrent compléta le brillant avenir que d'Andilly avait espéré, qui Pomponne avait ébaucbé pour Nicolas-IMmou '. Et cependsot son beau-frère, lé marquis de Tore;, conserva le partefeuilte des aficûres étrangères tout le temps que vécut Louis XIY 3 ; «t son frère, Tabbé de Pomponne, Ail luimêpie, comme nous le dirons bientôt, chairgé d'une am* bassade à Venise. * '
^ Mkhcl, Taleùl ûe celui des Arnauld qui t^était étabU à ta ootir, anit vécu oem quatre ans. (Mém. 4e ^AndiUg^ part i, fi. 8.) D^AadlHy atalt vécu quatre*viiigt-cioq ans, de 15^9 à 1674 (clnoo pas quatre-? iogt-neui^ comme le dit Dû fossé, Méni,, p. 551.— Cf. KicrùL de P. P., p. 383; GttiUtert, Mém.. ekron., t. w, p. S9S)» Le doeteur AmaUjâ véeat quatrt- ?ingt-Urois ans, de 1612 à 1694* (NécroLdeP. iU, p» Sl4t^tCmiliesl<i Vies de cet homme célèbre.) L*évéque d^Augers fécut quatre-ringt-quîoie ans, de 1597 à. 1692 (Mém, de ta ta, Angélique, généal. p. un), etc.
2 f L*alné des Sis de M. ëe Pomponne, épais,' extraordinaire» araiff c olMcur, quitta le service, devint apoplectique, .et fut toute ia vie coopi^ c pour rien, jusque danssa ramîlle. » [Mém, deSaint-^Simon, t. iv, p. 169.)
s ^ la mort de L'ouïs XIV si Torcy se démit de sa cbaifa de tieotiffàn d*élat (Hém. de Saint'-Sipwn, U xiv, p. 14 5), il conserva la dlraetion des postes, la pension de ministre 4*état, une place dans le eonseil de fétjunot et une grande influence, (dfem* de SainUSiman, ibid; p^ 86 s !• avi» p. 18; t« xivii, p. 178} etc.)
céaK V, éfccr. t, ART. !fc 557
ARTiaE IL
Le Marquis au naturel.
Ce n était pas toutefois ^uë le nouveau marquis de PompoUûe omllrien de ce qu'il fallîût pour réussir à là cour. H fit même dans ce but beaucoup plus que n*eût fait son père, beaucoup plus surtout que n*eût fait son aïeul. JUsqu* alors Tesprit de tous deux avait çemT)lé. diriger sa conduite. D'Andilly eût été satisfait de son ambition ; sa prudence n^ était autre que celle de Pomponne. Mais dans la seconde période d*unç existence désormais sans guide» il inclina de préférence vers les traditions paternelles. Il le fit sans mesure, comme peuf-ètre aussi sans calcul. Sa prudence devint lâche ; sa fortune n en rôètielllit aucun profit.
Pôrtr-ftoyal-des-Champs succombait alor$ [1709] sous une dernière persécution. La violence en avait dispersé les derniers habitants et confisqué les biens ^. Il nV restait plus que la population souterraine dès morts et' des bâtiments vides. l.ouis XIV avait 'secrètement tésolu de disperser aussi le; morts et d'anéantir les édifices. Il commença par ceux-ci^. Une bande de. démolisseurs envahit et profana le 'pieux asile '^. LéS cloîtres s'écrou-
1 Voir entré autres ouvrages ffiàt, abrég, de la dtrn. perUcuU de P* R* [par Tabbé Pinauld]; Menu [de Fouîllon] sur ta deifruetion de P, R. ; le ? * ? olume du Nécrologe de Cenrean ; les trois derniers de Guilbert, Mém, ehron, ; les deux derniers de D. Clémencet, BUU de P* R,, etc.
S AtrètdttcoiMl d'éUt, du 22 janTfer i7l6.\GoîU)ert, Mém. çhron.^ t vi, p. 262 ; Cerveau, Nécroi:', t ▼, p. i72 ; ttnauld, Hiit. abrég., U ", p, SB5.)
' Guilbert, Mém, ekron,, t. n, p. 267t
238 USS PETIT^FILS D'ABNAULD D'AJNDILLT.
lërent sur les tombes qu'on leur avait confiées '. Les décombces recouvrirent de .leurs débris ceux des cimetières^; et, les amis de Port-Royal en conçurent on cfemier espoir. Les ruines devaiept protéger les morts ; le saint édifice, en se renversant swr leurs cendi'es, les abritait d'un dernier rwipart. Trois mille cadavres à peu près . échapperaient sans doute ^inai à la profanation^.' Et puis parmi ces dépouilles . il y en avait de royales ^ dont la présence était une autre g^F^tiç poor les dépouiller- illustres qui elles-mêmes protégèrent^ les sépultures vulgaires. Qui donc- oserait rompre cette association^ de la piort? Louis XIV viendrait-il le premier violer le tombeau de la sœur du* grand Condé ou de la princesse de .Confit S'il ne donpait l'exemple, qui le d()nnei*ait«? Et cependant pour que l'oeuvre de destruction atteignit son but elle devait être complète.
Éll^ le fut; mais ce n'est pas Louis XIV qui en avait donné Iç 9Jgnâl. Le cardinal de Noailles, archevêque de Paris et confident du roi, avisa parmi les courtisans celui dont les. antécédents et Ib caractère* se prêteraient le mieux à cette . démarche ^. Il n^en trouva .pas de plus propre que le marquis de Pomppnne. r^ C était aa famille qui avait créé Port-Royal; nul ne pouvait sçrvîr plus efficacement à le détruire. — Bientôt le marquis remit au cardinal-archevêque un* placet dJans lequel il demandait
V'Onilbert, Mém, ckron,^ t. vi, p. SOS et 274*
2 W.;rtW., p. 568.
8/rf.,t6irf.,p. 278. \
* NécroL de t\ il,, p. 159^ 231, 65, 438.
s [Enlever ces dépouilles illoitres] « c'étoit les séparer de jKtuooap • d'autres moins recoVnmaodoliles aux yeux des hommes, que Ton expotott n par Gonséqaent à une plus facile profanation. » (Guilberti ibiiLf p. 2340
« Guilbert,t>iVl.,pw280.