‹ La véritésur les Arnauld, complétée à l'aide de leur correspondance inéditeChapitre 59 sur 88 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LRS RELIGlÊUSfiS DE LA FAMILLE ARNAtLB.

Les études que nous avons faites jusqu'à cette heure sur la biographie des membres de la famille Amàuld nous ont toujours plus ou moins entraîne au spectacle de la vie séculière et dé ses agitations ; et toujours le choc des passions hiunaines est venu ébranler, sous nos yeux, les vertus^ les mieux fondées, en renverser les apparences, en découvrir les misères. C'est à peine si quelques ambitions ou quelques faiblesses, succombant à cette rude épreuve et se ti*aînant à l'écart pour panser leurs blessures, ont attiré par instant nos regards vers les solitudes de Port-Royal, dont nous n'avons entrevu que les abords. — Là cependant est la véritable splendeur de la famille Arnauld ; là sa gloire parmi les humbles ; là sa force parmi les femmes.

Bien loin, à l'horizon, se trouvent Versailles et Paris, l'éclat et le bruit, les courtisans et les docteurs; ceux qui intriguent et qui disputent. — Plus près, hors du mur d'enceinte, un reflet, un écho de tout cela; Féclat amorti et le bruit confus, les courtisans qui prêtent encore l'oreille ' en faisant pénitence, les docteurs dont les

^ t Vous appreiulrcx par la mère prieure l*étal -de la maison, et par mon « frère [D*Aiidilly] les nouTeH^s da dehors.» {Lettres de la M, Ange* tique, t. m, p. I74f leUrc dcgcix, du 4 février 1656, etc. ) « T\t ont connu c les affaires de la vie ; ils ont admis dans leur sein des hommes battus par c les Tents des facUoos. » ( M. Villemain, Mélange», p. 858 ; de Pascal.)

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