CRAP. TI, SECT. I, ART. I, S
(c renouvellement d'ardeur pour les observances, un ac- « croissement de charité les unes envers les autres et de* (c piété envers. Dieu, et une plus grande attention que u jamais au silence. Nostre mère AngéFique nous parle « souvent de nos devoirs, et elle Ti'y manque point^dans « tous les "chapitr-es qu'elle tient l. Plust à Dieu^ mon (C cher père, que vous la pussiez entendre 1 Vous y auriez a de la complaisance, je ïie dis pas pour la beauté de ses « discours ; ce n'est pas ce que l'on y doit chercher: mais «c'est pour la manière utile et solide dont elle nous (C exhorte. Il est visible que Dieu fait revivre en elle Tes-
tt prit de la mère Angélique et de la mère Agnès »
Mais ces éloges de la nièce, adressés à l'oncle par une religieuse subordonnée à l'une, dévouée à l'autre, 'sont peut-être suspects d'exagération. « Ne vous en dis-je « point trop ? continue la correspondante du grand Ar- «nauld. Non, pour vous qui assurément ne. vous en- « nuyez pas de m' entendre sur cette matière, imais pour « moy qui me répand peut-estre plus qu'il ne faut dans « cette occasion, quoyque dans la vérité je n*aye^u en (( vue (comme je vous ay dit dans une autre lettre) que « de contribuer par ce récit que je vous fais des vertus « de nostre mè;*e Angélique, à effacer les fauiàses impres- « sions que je sçay qu'on en avoit prises. Tout le monde « sçait que la mère Angélique Arnauld, vostre nièce, est « une personne de grand esprit et de grande capacité. « Mais il y a des gens qui ne croient pas qu'elle soit en- « core plus humble qu'habile; et que s'il a paru en elle « quelque hauteur ^ ou quelque chose d'un peu trop sec
1 Les inslracUons qa*elle y flt Sont imprimées. (Cf. àiém, de la M. Àngé- It^ae, t m, p. 531, 551, et NécroL de P.. IL, p. 54.)
2 Cf. Hiêt. deê Per$écutr, p. 331, 396.