XXXVI , 19S : nec est alia nunc sequacior materia
7. Pétrone, ch. LI. Pline XXXVI, i05. Cassius Dion, LVII, 21. Isidore, Origines XVI, 16, 6. Heradius, p. 55 (éd. Ilg). Joannes Saresberiensis. Pulia-aticus, IV, 5, p. a32.
et du bois. Du sable, à cause de la silice qu'il contient et qui est la base de toute composition vitreuse; du bois pour les soudes et le chauffage. Pendant longtemps, les anciens ne se servirent pas indistinctement du premier silicate venu. Ils faisaient une différence entre le sable ordinaire , à gros grains, et le sable blanc qui, selon eux , avait seul les qualités requises pour la production du verre (uc&iwfc ou &aXmç lUuitoç). Le plus célèbre des dépôts exploités dans l'antiquité nous est déjà connu : ce sont les bancs de la côte phénicienne. Mais de temps immémorial, les Egyptiens tiraient parti du sable du désert; en Italie, on utilisait sans inconvénient celui de Rome' et le grand dépôt qui, charrié par le Vulturne, s'étendait entre Cumes et Liternum \ Plus tard, on vit s'élever partout, en Espagne et dans les Gaules, des fabriques locales, alimentées par les matières siliceuses qui se trouvaient à la portée immédiate de chaque usine. Les personnes qui affirmèrent au géographe Strabon que tous les silicates étaient propres à la confection du verre, n'ont donc pas exagéré ". A la suite d'une longue pratique, on avait appris à laver le sable jaune, à le débarrasser de ses oxydes et à pulvériser le sable trop grenu, pour qu'il se combinât plus facilement avec les alcalis. Mais ces opérations augmentaient beaucoup les frais de la main-d'œuvre4.
Quant aux fondants, les peuples primitifs avaient recours exclusivement à un alcali végétal. On y employait les cendres de certaines plantes5, comme les Rhodiens obtenaient l'émail de leurs poteries par la combustion de fleurs odoriférantes et d'ingrédients pharmaceutiques qui communiquaient au vin leur parfum et leurs vertus6. Au moyen âge, on recommandait le bois de hêtre et les fougères, qu'il fallait récolter avant la Saint-Jean et incinérer après leur avoir laissé le temps de se "faner. De nos jours encore, les verriers qui se bornent à fabriquer des bouteilles communes, se procurent leurs fondants par la combustion du chêne, du hêtre ou des fougères sèches dont ils apprécient surtout les qualités vitrifiantes, C'est un procédé qui nous vient directement de l'antiquité. On sait que les Arabes préparent leurs soudes avec une plante marine qu'ils appellent kati.
Pour avoir remplacé les cendres végétales par le sel de nitre ou salpêtre, les manufactures de Sidon acquirent une renommée qui laissa loin derrière elle les usines rivales de l'Egypte et de la Mésopotamie. Le sel de nitre {qu'il ne faut pas confondre avec le natron) est en effet le meilleur des fondants, et c'est à lui que l'on doit les progrès réalisés par la verrerie antique.
Le travail du verrier consiste en quatre opérations successives: la fritte, la fusion, l'affinage, le recuit. D'après Pline, les anciens commençaient par préparer leur