‹ La verrerie antiqueChapitre 41 sur 145 · Harrison, pl. Sg3. —Deville, /. e · texte numérisé non relu

Harrison, pl. Sg3. —Deville, /. e

liante'. Ces dernières sont les chefs-d'œuvre du genre, tandis que les autres, de facture plus lourde et de parois plus épaisses, produisent un effet moins agréable. Elles marquent les débuts d'un art nouveau, art robuste qui déploie tous ses ressorts, mais qui confond l'abondance avec la beauté.

Le procédé de fabrication suppose une connaissance de plus en plus achevée de la matière vitreuse. On prend un certain nombre de baguettes colorées, coupées en tronçons; l'ouvrier les réunit en faisceaux et, après les avoir chauffées, il les dispose dans un moule de terre cuite afin de les agglutiner au moyen d'une paraison de verre opaque ou transparent. La masse ainsi préparée se prête à toutes les formes, et il est probable qu'après le soufflage de la coupe, les anciens l'auront polie à froid pour en aviver les diaprures et lui donner son dernier lustre.

Fresque tous les vases imitant le tissu du bois ont été trouvés en Italie ; les tombes étrusques en ont fourni d'incomparables spécimens aux musées de Florence et du Vatican. La majorité de ceux dont je connais l'origine exacte vient de Toscanclla. Il n'y a donc pas à douter qu'il n'y ait eu là, aux portes de Rome, une fabrique locale importante". Je ne crois pas ces verres assez primitifs pour les rattacher, comme on l'a fait, à l'art étrusque proprement dit; néanmoins ils ont un cachet, un souffle d'originalité qui leur appartient sans partage, et ce ne serait pas trop s'avancer que d'y voir un dernier effort du génie de l'ancienne Étrurie.

i. Gat. Campana n" 1 63. ifi5 (Musée du Louvre). — Deux parères vertes à ombilic, trouvées par le capitaine Eastien dans les fouilles faites par lui à

Toscanclla (Louvre. Don de S. M. l'Empereur, i863). 2. On en trouve aussi dans les Gaules, mais très-

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