‹ La verrerie antiqueChapitre 59 sur 145 · Pline, 1. XXXVI, ig3 : AHud argemi modo · texte numérisé non relu

Pline, 1. XXXVI, ig3 : AHud argemi modo

cœlatur. — Quintilien connaissait mieux les qualités

du verre (II, 21, 8-9).

4. a- Verre jaune clair, trouvé, en 1848, au Cormier, prés de Chavagnes-cn-Paillers (Vendée). Fîllon, Art de terre, p. 192-195. Deville, pl. 49» «■

b. Verre verdàtre, trouvé à Heimersheim (Hcsse rhénane). Emcle, p. a3 (pl. VI, 9).

c. Fragment trouvé à Lillebonne, en 1867, [Musée de Rouen]. Pâte verte, Revue arch., 1867,1. II, l5l, Deville, pl. 49,c.

d. Fragment du Musée de Vienne en Autriche. Pâte verte. Arneth, Cameen, pl. 22, 5.

Sackcn et Kenner, Sammlungen des Mùn^cabinets, p 458. Deville, pl. 49, b.

e. -h. Quatre fragments, dont trois en pàtc

incolore [Musée Brit.] et un en pâte verte.

VERRES ORNÉS DE BAS - RELIEFS 6g au-dessus des concurrents '. Le verre de Trouville compte le même nombre de chars ; les auriges tiennent des couronnes ; leurs noms sont inscrits sur la frise qui entoure l'orifice, tandis que la bordure inférieure représente une chasse'. Sur la coupe de Colchester, l'artiste a divisé son sujet en le groupant sur deux registres. Dans le haut, la spmn du cirque romain avec ses autels, ses édicules, ses colonnes surmontées de statues, son obélisque, le temple de Cybèle, les phalae avec les sept œufs et les sept dauphins. Au-dessous, les quadriges, disposés par paires et se dirigeant au galop vers la gauche ; puis, sur le bord supérieur, les noms des trois vaincus, suivis du salut d'adieu (yak). Le vainqueur seul reçoit le salut de bienvenue (ave) '. Dans tout

cela, il n'y a nulle fiction, nul effort de la pensée artistique ; on s'en tient à la reproduction pure et simple de la réalité. C'est moins un sujet qui se développe qu'un groupe qui se multiplie.

Il me reste à citer un dernier vase de cette série, la coupe de Hartlip, où les jeux de cirque et les combats de gladiateurs se trouvent réunis et accompagnés d'une double frise de légendes «. Plus complet que les autres, il a plus d'intérêt pour la science sans avoir plus d'agrément pour l'homme de goût. Le Romain ne sait pas idéaliser; il suit son instinct pratique, et ce qui s'en écarte reste étranger à sa veine.

1. Verre verdâtre. Baudot, Notice sur les rases antiques eu verre représentant lesjeux et les combats du cirque et de l'amphithéâtre. Dijon, s. d. (pl. I).

Un fragment de verre semblable a été décrit par Roach Smith : Catalogue of the Muséum 0/ Loudon Antiquities (1S54), p. 48. —Un autre, en pâte vert clair, trouvé à Autun, fait partie du Musée de Sèvres.

2. Dcville, pl. 5l, a.— Les inscriptions sont mal lues ; à h place de BVFYCH BVA, il y a évidemment EYTYCHE Vk[le)

3. Pâte verte [Musée Britannique]. Bulletin mensuel de l'Académie de Berlin. i8(5S, p. 87 'Article de M. Htibner, traduit en français dans le Bulletin archéologique de Tarn-et-Garonne. 186g, avec une planche). Arch. An^eiger. 1S07, p. [3o*. Corpus inscript, lat., t. VII, 1273.

4. Pâte verte. Roach Smith, Coll. antiqua, t. II, 17. Deville , pl. Si, b. Corpus inscript, lat.. t. VII, 1274.

7o VERRERIE ANTIQUE

Tels sont les genres principaux des verres à reliefs. Il serait impossible de les énumérer tous , de noter chaque variété. Nous avons déjà parlé des marques de fabrique, qui sont aussi en relief, pour la plupart du moins, mais qui occupent un rang secondaire. Je n'en rappellerai donc qu'une seule : la Victoire entourée de la légende : VICTORIAE AVG VSTOR f um ) FELfici) '. Ce type, copié sur un médaillon de Trajan-Dèec ou d'Hostilien César (249-25 1), nous fournit un indice chronologique des plus précieux \

Avant de passera un autre chapitre, je dois signaler quelques rares spécimens de la vaisselle plate, dont le décor, approprié à la forme du verre, diffère beaucoup de celui des coupes. Une patère, trouvée à Rome, porte au centre le masque de Méduse, bordé de cercles concentriques et d'une frise de godrons qui ress?mblcnt aux pétales d une fleur [voir la vignette , p. 69). Au Musée britannique, on voit un grand plateau en verre incolore, orné d'une rosace et de dentelures découpées. La poterie antique présente souvent les mêmes motifs, le gorgonéion et la rosace centrale; les orfèvres en avaient également fait leur profit. Ces artistes ne cherchaient pas le neuf, ils se contentaient du beau, d'un modèle célèbre qu'ils ne cessaient de reproduire, tantôt en le copiant, tantôt en le rajeunissant. C'est pour cela que nous voyons partout des types identiques. Le potier et le verrier les pressent ou les soufflent dans un moule, le monétaire les grave sur un poinçon, le ciseleur les reporte sur ses vases de métal. Mais au fond, il n'y a que la ■ matière qui change. Le sujet se perpétue et se transmet, avec une merveilleuse ténacité, d'un âge à l'autre.

j. Ampullc trouvée à Strasbourg, en 1720. Schcepflin, Alsatia illustrât a, t. 1, 5ï3; Oberlin, Muséum Schoepjlini, p. 106. M. Brambach (Corpus inscript. rhénan., n. 1 SS9) ose douter de l'authenticité du verre; mais ces naïvetés ne tirent pas à conséiucncc. — Comparez Caylus, Rtcueil, t. III, 3o6 (pl. 83, 3-4), et la légende : VICTORIAE

AVGVSTOR FEL, 1 inscript. lat-t.V, :

M. Mommscn, Corpus

à Rome (Arcli. Zeiùfng, a été mal interprété.

it><5£*,p. 71); mais ce derr ■2. Frœhner, Médaillons de l'Empire romain, p.

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