‹ La verrerie antiqueChapitre 80 sur 145 · Fi. Vopiscus, Vic'dc Tacite, ch. XI · texte numérisé non relu

Fi. Vopiscus, Vic'dc Tacite, ch. XI

2. Si j'ai bonne mémoire, il n'y a eu qu'une seule protestation, de M. Aus'm Weerth. — On a cité, à propos de ces vases, un passage de Clément

d'Alexandrie (Pacdagogus, I, p. 188) : Km |Ai «\ Top'uiyv T.zpt-:"{'.: l-,"uû.M y.Eï:;:Çi'a, e?ç epaûaiv lia ^iyyr^ ÊTsipsii'pa, îîîifvai m £(ia «al xhiiv àïànc-jsi). Cela rappelle un vers de Martial.

relatifs aux diatrcta, je ne trouve pas qu'il y soit question de verres ' ; il en résulte plutôt que c'étaient des vases en pierre dure. Voici un texte de loi, rapporté par Ulpien 1 : r Si l'ouvrier qui fabrique un calix diatretus le brise par inexpérience, il sera tenu de « réparer le dommage qu'il a causé à son maître ; mais si l'accident est imputable à une » défectuosité de la matière, à une fissure par exemple, l'ouvrier pourra être excusé par le juge ». Or, la matière vitreuse a bien des défauts, elle n'a pas de fissures (rimas ntiosas), ni surtout une valeur intrinsèque qui puisse, en cas d'accident, motiver une action en dommages et intérêts. Si la loi romaine a prévu le cas, c'est qu'il s'agissait d'une matière précieuse, d'une gemme, d'un vase d'or ou d'argent. Je préfère la gemme 3, car les pailles qui se rencontrent dans les métaux n'entraînent pas la perte d'un objet d'orfèvrerie.

Voilà donc un argument sans réplique, et il n'est pas le seul. Les anciens étaient des artistes du premier ordre, qui savaient à fond la pratique de chaque métier. Ils n'auraient pas songé à prendre un lingot de cuivre pour le creuser, l'arrondir, le réduire à l'épaisseur d'une lame et en faire un casque après des années de labeur. Doit-on supposer raisonnablement qu'un verrier ait passé une partie de sa vie à faire, d'une seule pièce, un treillis adhérent au vase, alors qu'il suffit de quelques jours pour obtenir le même résultat au moyen de la soudure? Et comment s'y serait-il pris pour polir le revers du réseau et les clous qui le rattachent aux parois de la coupe ? car il est impossible que le touret puisse les atteindre. Au lieu de persister dans une vieille erreur, il vaut donc mieux se rendre à l'évidence. Chaque réseau se compose d'un certain nombre de baguettes façonnées à part et soudées sur le corps du verre 4. Si la soudure n'est pas toujours apparente, cela tient à l'habileté de l'ouvrier et aux qualités de la pâte vitreuse.

Nous ne possédons que très peu de coupes de cette fabrique b. La plus importante serait celle de Hohen-Sulzen G, d'un diamètre de 21 centimètres, si elle était entière. Mais il n'en subsiste qu'une partie, et le premier rang, parmi les verres à légendes latines, appartient de droit à la coupe du musée Trivulce, à

1. Martial (XII, 70, 9) dit simplement: O quantum diatrcta valent et quittant comati, sans préciser la matière. Il n'y a donc rien à conclure de cette citation, si ce n'est que les éditeurs de Martial avaient un sentiment bien imparfait de la langue latine. Quinquecomati forme un seul mot, comme quinqiiepartilus, sexfascatis, etc. Peut-être le poé'te entendait-il par là un genre de vases. Comparez mon Anaîomie des vases antiques, p. g- 1 3 .

Quant aux diatritarii (Cod. Theod. XIII, 4, 2. Cod. X, 64, 1), rien ne fait supposer que ce soient des verriers. Je ne comprends pas d'ailleurs dans quel ordre les artistes ont été classés par la chancellerie de Constantin.

a. Dig. IX, 2, 27; S 39.

3. Ai-je besoin de dire que l'adjectif Mtorpot ne signifie pas nécessairement e travaillé à jour»? Il appartient à une famille de mots techniques (SurfXfem, îiiripEUfia, î!i^),o«u, etc.), qui veulent être pris et jugés dans leur ensemble.

4. C'était aussi l'opinion de Schulz, et je vois avec plaisir que M . d'Adda s'y est rallié.

5. Je ne parlerai pas des fragments, dont deux ne sont connus que par des citations :

a. Celui d'isola l'aniese, l'ancienne Véies. Winckelmann, Werke (Stuttg. 1847), t. I, 29.

b. Le verre bleu de l'ancienne coll. Malcr. Annali dell' hisl.Xl, 6g.

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