‹ La verrerie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 13 sur 66 · DES FOURS · texte numérisé non relu

DES FOURS

En entrant dans la halle, la première chose qui frappe nos regards, c'est la réunion de plusieurs bâtisses affectant la forme soit circulaire, soit rectangulaire.

Ce sont les fours servant tout à la fois à la fritte et à la fusion.

Devant donner une température s'élevant de 1,000 à 1,500 degrés, ces fours sont entièrement construits en briques réfractaires, qui sont composées d'une argile qui ne fond pas, et d'un ciment obtenu par la pulvérisation d'anciens creusets fabriqués eux-mêmes de cette même argile, qu'en France on tire généralement de Forges-les- Eaux (Seine-Inférieure).

Chaque four contient huit à dix creusets, qui, pla-

ces sur une banquette, se trouvent ainsi entourés par la flamme.

Les besoins de la fabrication exigeant un moyeu de communication constant entre l'ouvrier et les creusets, on

Fig\ 10. — Coupe d'un four à verrerie,

pratique au four, et en face de chaque creuset, une ouverture qui, désignée sous le nom d'ouvreau, permet nonseulement de charger les creusets, de surveiller la fusion des matières premières, mais encore d'y puiser le verre.

11 est à remarquer que le feu des fours du verrier ne s'éteint jamais; un creuset est-il vide, on s'empresse d'y introduire par l'ouvreau de nouvelles matières vitrifîables, de telle sorte que la fabrication ne cesse que lorsque le four est tellement détérioré qu'on est forcé d'en construire un nouveau. Un four ne dure qu'un ou deux ans au plus.

Depuis quelque temps on commence à substituer, comme moyen de chauffage, le gaz à la houille.

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