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MICROSCOPE PHOTO-ELECTRIQUE

La construction et les résultats de ce nouveau microscope étant identiquement les mêmes que ceux du microscope solaire, dont nous venons de parler, nous n'avons qu'à nous occuper du mode de son éclairage.

La lucidité avec laquelle le savant M. Ganot 2 a su traiter une matière aussi ardue, nous engage à donner ici ses propres paroles :

a Le microscope photo-électrique n'est autre chose qu'un microscope solaire qui, au lieu d'être éclairé par le soleil, lest par la lumière électrique. Cette lumière, par son intensité, par la fixité qu'on parvient à lui donner, et par la facilité avec laquelle on peut se la procurer à toute heure de la journée, est de beaucoup préférable à l'emploi de la lumière solaire (fig. 5^).

u Ce sont MM. Foucault et Donné qui ont imaginé le microscope photo-électrique.

« Sur une boîte rectangulaire de cuivre jaune est fixé extérieurement un microscope solaire, en tout identique à celui décrit ci-dessus. Dans l'intérieur sont deux baguettes de charbon qui ne se touchent pas tout à fait, leur intervalle correspondant exactement à l'axe des len-

i Du grec phôs, photos, lumière.

2 Traité élémentaire de physique, p. 457.

tilles du microscope. L'électricité d'une forte pile arrive par un fil de cuivre an premier charbon, de celui-ci elle passe sur le second charbon qui, pour cela, doit d'abord

Fig. 59. — Microscope photo-électrique.

être en contact avec le charbon ; puis ensuite on les écarte un peu, l'électricité étant suffisamment conduite par le charbon vaporisé. Enfin, du charbon supérieur, l'électri-

cité rejoint, par une colonne métallique, le second fil de cuivre, qui la ramène à la pile.

« Gela posé, pendant le passage de l'électricité, les extrémités des deux charbons deviennent incandescentes et répandent une lumière du plus vif éclat, qui éclaire fortement le microscope. Pour cela, on place dans l'intérieur du tube une lentille convergente, dont le ioyer principal correspond à l'intervalle même des deux charbons. De la sorte, les rayons lumineux qui entrent dans les tubes sont parallèles à leur axe, et tout se passant alors comme dans le microscope solaire ordinaire, il se forme sur un écran, plus ou moins éloigné, une image trèsamplifiée de petits objets placés entre deux lames de verre au bout du tube. L'objet figuré sur l'écran est Vacarus de la gale. »

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