‹ La veuve à la modeChapitre 4 sur 50 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

du roi accordé à François Donneau, le 25 juillet 1660, la veille du jour où Jean Ribou obtenait un autre privilège pour imprimer Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, la pièce même de Molière, avec les « argumens à chaque scène ». On sait que Molière voulut faire saisir cette édition subreptice, que le libraire présentait comme un effort de mémoire d'un sieur de Neuf- Villenaine, qui, en assistant aux représentations de cette comédie, l'avait apprise par cœuret la donnait au public avec des arguments rédigés par lui. On sait que le procès intenté à Jean Ribou par Molière se termina par une transaction pécuniaire et que Jean Ribou continua de réimprimer Sganarelle avec les arguments du sieur de Neuf- Villenaine. Quant à la comédie des Amours dAlcippeet de Céphise, dont la première édition est introuvable, elle fut réimprimée, en 1662, chez le même libraire, et toujours sans nom d'auteur.

Nous sommes convaincu aujourd'hui (nous en doutions fort en rédigeant le Catalogue de la bibliothèque deSoleinne,il y a vingt-huit ans), que François Donneau, à qui avait été accordé le privilège de la Cocue imaginaire, n'était autre que Jean Donneau, sieur de Visé, et qu'il faut aussi reconnaître le même auteur sous le pseudo-

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