‹ La victoire en dérouteChapitre 19 sur 169 · M EE · texte numérisé non relu

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ning Street, au lieu de quitter leurs trônes si vite, ils l’auraient trouvé. Nos diplomates n'aiment pas la démocratie, ni les révolutions, ni les mouvements populaires.

Dans les quelques semaines qui ont sulvi l’armistice, le peuple allemand attendait, anxieux, le mot d’ordre.

Parbleu ! il y avait, en Allemagne, les pangermanistes acharnés et inébranlables : les officiers, si nombreux, les ho-

bereaux, et par malheur beaucoup d’uni-

versitaires. Mais la masse de l’opinion, qui les avait suivis si longtemps, était détachée d’eux.

Mon ami Marcel Mauss, qui sait voir et qui connaît parfaitement les Allewands, revenait, tout chaud, des bords du Rhin. Il me disait : « Ces gens-là nous regardent, tâchant de deviner ce qu'il faut faire pour nous plaire, pour que nous les approuvions. Ils sont là, les veux sur nous, ils attendent ! »

Il distinguait nettement l'attitude de l'ennemi d’hier, tourné vers nous, et tout disposé à nous suivre si nous enftrepre-

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+ nions de fonder, en Europe, la démocrate sociale.

Comment allons-nous les traiter ? En ‘ ennemis vaincus, auxquels on dicte des conditions, ou en peuples libérés ?

| Sous la Révolution, quand nos troupes PR entraient dans les villes allemandes, elles | chassaient les aristocrates et appelaient le peuple à la liberté. Naturellement, les Allemands auraient trouvé très avanta- À eux de tout rejeter sur le kaïiser, der- … rière lequel ils avaient, au début de Îa à guerre, tous marché d'enthousiasme. - =

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