‹ La victoire en dérouteChapitre 35 sur 169 · CESSE PONS · texte numérisé non relu

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Seulement, il est vrai, il est exact ! Un biologiste n’en peut pas douter. C'est bien le même être !

Dans l’Internationale Ouvrière, il n’y aura plus de frontières ?

Certes, il n’y aura plus de ces frontières capitalistes hérissées d’armes, de forteresses et de canons. Maïs serions-nous assez naïfs pour croire que tous les hommes 8eront pareils ? Allons donc ! il y aura dans l’Internationale des Anglais et des Russes, des Français et des Italiens, des Espagnols et des Allemands.

Tous ces peuples divers, tous ces travailleurs de tous les pays y seront représentés.

Regardez donc la Russie des Soviets | Sa gloire principale est d’être une Société des nations sœurs. Kirghizes et Petits- Russiens y voisinent. Un coup d’œil sur la carte, je vous prie ! le Caucase et la mer Blanche n’alimentent pas les mêmes humains |!

Donc, l’Internationale Ouvrière, comme aujourd’hui la Russie des Soviets, réunira en elle des nations autonomes très diverses et leur assurera la paix.

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Elle sera l’idéale et parfaite Société des Nations.

Toute la question est de savoir si la Société des Nations voulue par Wilson pouvait être, pour nous, une humble et première étape vers le but suprême.

Que pouvions-nous en attendre ? Ce que nous pouvions attendre de la Société des Nations en régime bourgeoïs ! L’organisation du Désarmement.

Oh ! certes, nous n’aurions pas tué la guerre.

Nous venons d'admettre qu’on ne la tuera pas, tant que vivra le capitalisme.

Maïs n’était-ce rien que de matérialiser dans les faits, dans une institution, tous les cris d’horreur poussés contre Ja guerre ?

Sans elle, en quelques années, nous serions retombés dans l’ornière et résignés à subir encore la fatale nécessité massacreuse.

Ce n’est rien, cette institution ?.…

Dites donc, elle vaut toujours bien les pauvres vociférations, les proclamations, les meetings par lesquels nous nous consolons de notre impuissance.

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