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même par ces fadaises ! Le mouvement était si profond que les traces, maintenant encore, n’en sont pas effacées.
Pourtant nos diplomates, nos militaires ont fait l’impossible pour qu’il n’en reste rien. Eh bien, si ! il en reste quelque chose ! Au printemps dernier, le Man- Chester Guardian a publié des enquêtes faites en Allemagne par le pasteur Harold Anson. Son témoignage est caractéristique. Ce qui l’a frappé par-dessus tout, c’est cette « très grande réalité » de la Révolution allemande.
Il relève, un à un, tous les symptomes pratiques de ce changement profond des esprits. Chez les fonctionnaires, il ne trouve plus cette froideur hautaine, cette morgue d’autrefois. Dans les rues, plus
d’uniformes militaires. Une population d’allure libre, en pleine possession de sa
souveraineté démocratique.
Mais il y a un point capital pour nous,
que le pasteur Harold Anson note Soigneu-
sement. C’est l’espérance immense éveillée dans la conscience allemande par les proclamations du président Wilson.
Nous en avons parlé dans un chapitre
précédent. Personne, en France, ne s’est