‹ La vie à Paris, 1900Chapitre 34 sur 46 · JO · texte numérisé non relu

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demie des h eaux-arts, on se tutoie. » Cette camaraderie, née des souvenirs d’atelier, des voisinages de la villa Mëdici&j des antiques batailles des concours, u son charme, el, c’cst dans le dîner annuel quelle s’affirme et se retrempe, L'après-mîdi, sous la coupole, on a procédé aux lectures graves, à l'éloge des confrères disparus; le soir, on fête les confrères vivants, souvent bon vivants, et ceux-là qui raillent les académiciens et les croient tous perclus de rhumatismes seraient fort étonnés de leur verdeur et de leur gaieté.

M, Henri de Donner, qui avait lu sa pièce devers, tes Trois Dumfix, dans la séance solennelle, assistaitil à la réunion familière? Je l'ignore. Mais à l'Institut il a dit ses vers admirablement, et il a été aussi applaudi qu’au théâtre* Cest pour la Éomédie-Française qu’il avait écrit, sur ma demande, voilà plusieurs mois plus de doux ans — cet à-propos destiné à la scène et récité pour la première fois, hier, devant le public de FlnsliluL. Celle pièce de vers devait être dite — jouée plu toi— par des sociétaires de la Comédî e grou p é s au to ur des tro 1$ b u ste s du gé 11 é ra J D u m a s, de Dumas père, et d’Alexandre Dumas (ils* 11 s’agissait de donner à l'Udéon une représentation au bénéfice de la statue de l’auteur de Franc t U on.

Le soir de la représentation de retraite de Mlle Reichenbérg, Mme Ëlédnoré Du se, présentée par moi ù M* Félix Faure, avait même promis de revenir tout exprès d’Italie pour prendre pari à cette matinée en l'honneur de Dumas fils. Son culte pour Dumas est demeuré fidèle* J’avais donc prié M* de Bormèr d’in-

troduire T parmi les personnages qui devaient incarner tour & tour les héros épiques du père et les héroïnes douloureuses ou révoltées du fils entre d’Artagnan el Marguerite Gautier, cette comédienne d’Italie qui avait inspiré à Dumas Bis une admiration si profonde.

« Oui, je reviendrai, m’avait dîl la Dose. Aimons nos morts et aimons-nous en eux ! »

Je me rappelais l’effet à la fois puissant et délicieux qu’avait produit dans une représentation donnée à la traité en llionaeur de Dumas père l’apparition d’Àimée Desclée en robe blanche venant dire, très émue, très douce, un camélia à la main, parmi les types créés par Dumas père, Monte-Cristo, Ghieot, Monsoreau, An tony, Coconnus, des vers du pauvre Paul Delair don! je me rappelle le sens :

« Je ne suis qu’une passante, mais je tiens à apporter mon salut. Je ne suis pas de son œuvre, mais je suis de sa famille. »

J'étais certain que la Du.se, avec son fin visage mélancolique, produirait dans cette cérémonie le même effet d’émotion.

Mais voilà, il fallait parler en français et h interprète si supérieure de d’Anuunxio hésitait à dire des vers français devant un public français bien qu’elle parle notre langue avec une pureté exquise, sans accent. Elle avait fini, cependant par s ! y décider à la suite, je pense, d une lettre de M. Legouvé où le plus âgé et le plus j eune des académiciens — il eût été certes, hier, le plus agréable causeur du banquet de 1 Institut — racontait un vieux souvenir, afin de décider Eleonora Dose à aller au-devant d'une ovation certaine.

Voicî le fait. Il est intéressant, G’est lù de cette histoire intime que j'aime, un de ces « menus faits » chers à Stendhal.

11 s’agissait en 1860 d’organiser au Théâtre-Français une représentation au bénéfice de la petite-fille de Racine. Malheureusement le plus sûr élément de succès faisait défaut : Mlle Rachel n’existait plus. M, Édouard Thierry, Padou ni stra leur du théâtre, eut alors l'idée de faire appel h Mme Adélaïde Ristori, dont là vogue était grande, et de lui demander de jouer le quatrième acte de Phèdre en italien* Elle accepta.

« Le lendemain de cette acceptation, m'écrivait M, Ernest Lcgouvé, pour dérider Mme Ristori, je vois entrer chez moi M. Éd* Thierry : « Vous savez, me ditil, la bonne promesse qui m’est fuite ? Eli bien, je rêve encore autre chose* La représentation doit se terminer par l’inauguration du 1)uste de Racine. 11 ine ■ semble que quelques strophes adressées par lu grande actrice italienne à notre poète ajouteraient un intérêt de plus a la soirée. Seulement, il me fauL ici votre concours. — Comment cela? — Jetez sur le papier, sous forme d’ébauche, de plan, une idée d’ode, d’élégie, ce que vous voudrez. Mme Ristori le donnera pour le mettre en vers à quelque poète italien de ses amis. — Très volontiers, lui dis-je en l’interrompant je vais chercher.

« Je cherchai. Seulement au lieu d’une page en prose j’apportai deux jours après k Mme Ristori six: strophes que je lui lus de mon mieux, qui lui plurent et après lesquelles je lui dis : Pourquoi ne les récite- « riez-vous pas en français? »

la vie a parts.

« Là-dessus, voilà une femme qui bondit de sa chaise et quï t avec son impétuosité habituelle, s’écrie :

« Vous êtes fou t mon clier ami i..* Vous voulez donc «ma mort f*»:— Du calme, chère amie, du calme, répliquai-je eu riant... asseyez-vous là et causons sérieusement» Vous allez apprendre ces quarante vers; nous les étudierons ensemble... deux jours... trois jours... huit jours s'il le faut; et alors, si je suis content... très content... savez-vous ce que je levai ? Je vous amènerai ici nos deux plus grands maîtres de diction, M. Samson et M. Régnier, et ce sont eux que nous prendrons pour juges. Cela vous va-t-il? — « J'accepte, n « Ainsi fut fait. Mes deux amis arrivèrent au jour dit. Ils voulurent entendre deux fois le morceau, et après la seconde épreuve, Samson dit à Mme Ristori : «Soyez sans crainte, madame, le succès est sûr! *>

« Le jour de la représentation ce fut un triomphe et, en rentrant au foyer, Samson s'adressant à deux jeunes artistes devenues plus tard célèbres, leur dit : « Prenez une leçon, mesdemoiselles I »

M. Legcuvé ne m'a pas confié les noms des deux comédiennes à qui Samson conseillait d'étudier la Rïstori ; mais les professeurs sont coutumiers de ces avis qui semblent des paradoxes à leurs élèves et lorsque Thérésa, jadis chantait, du ait ses chansons à PAlcazar du faubourg Poisonnière, M. Got, en ses boutades, répétait aux jeunes gens qui suivaient sa classe :

— Si vous voulez apprendre à pliraser et à prononcer, allez en face !

Notre cher doyen académique — doyen de l'Institut doyen des auteurs dramatiques, doyen des maîtres

d'arme s T et le plus alerte de tous — ajoutait dans sa charmante lettre, après m'avoir conté l’aventure de Mme Ristori : « Il me semble qu'il y a Là une indication qui peut être utile à Mme Duse. Que M. Rostand, qui dît aussi bien les vers qu’il les fait, écrive un morceau pour elle ; qu’ils l’éludient ensemble et, s’ils sont contents tous deux, qu’elle essaie ! Ce sera certainement le clou de la matinée, comme on dit aujourd’hui, et cette petite expérience où le de f/ré du succès est seul en question, montrera à l’artiste si elle peut oser davantage. »

— J'ajoute, me disait-il encore, que Mme Duse a moins d’accent que Mme Ristori!

Donc Mme Duse s’était résolue à réciter les vers intercalés pour elle par M. de Bornier dans son à-propos, les Tjtoïs Du mas r sans se livrer à Inexpérience préalable conseillée par M. Legouvé. Ces vers, elle les allendait et nous attendions nous-mêmes que factrice fût libre pour donner ccdtc représentation au bénéfice de la statue de Dumas, M. René de Saînl- Marceaux, en cette attente, poursuivait son labeur et travaillait à ce monument, d'une absolue beauté, qui s’élèvera dans des mois, encore longs peut-être, sur la place Malesherbes. Paris aura là nu chef-d’œuvre.

Puis la Duse tomba malade et la représentation, encore une fois fixée, fui reculée encore une fois.

Et les vers de Bornier, écrits pour elle, restaient à l’état de manuscrit. L'auteur les a « coupés » hier, les trouvant avec raison trop personnels pour une lecture académique, trop adaptés à une autre, cérémonie qu’une séance académique.

LA VIE A P AMS.

Mais je n'en désespère point, La Duseles dira peutêtre quelque jour, comme Des clé e dit les vers de Paul Dubois devant la statue du père — et voici ce que M. de Burniern’a pas fait entendre hier et ce qu'il destinait à l’artiste italienne dans la représentation projetée :

C'est nue étrangère qui passe EL qui craint de venir trop tard;

Ikmnez-lui pourtant une place,

Vous, ses frères dans le grand art!

.faime vos poètes, ces maîtres Du drame illustre et glorieux;

L'Italie aima vos ancêtres Et la France aima nos aïeux 1

Faisons comme eux 1 Donnons au monde L'exemple, qui n'est jamais vain,

De la rivalité féconde Dans l'Art fraternel et divin!

Pour moi, je ne peux oublier, en transcrivant ces vers de M. de Bornier, qu ? à cette heure même les artistes italiens ont mis au concours, voulant l'offrir à la Comédie-Française, le jour de sa réouverture, l'esquisse d'un bas-relief où sera symbolisée précisément celle fraternité d'art, « La Maison de Goldoni k la Maison de Molière! » disait l'autre jour, à ce propos, un publiciste italien. Le buste de Goldoni n'eùt pas été celui d'un étranger dans ce théâtre où il fut naturalisé par le succès avant de l'être officiellement par un décret de la Convention sur le rapport de Marie-Joseph Chénier, son confrère*

Chaque journée qui fuit me rapproche de cette journée souhaitée : la Réouverture I La disparition de

l'Exposition u pour moi cola do consolant qu’elle marque un pas de plus vers la Un de l'an. Elle n’en est pas moins attristante. « Avez-vous vu mourir une femme aimée? » me disait un des amoureux de l'Exposition. Elle a, en elle U la mélancolie au clianne mêlé d’angoisse des êtres qui vont finir. Un je ne sais quoi de morbide a passé, et pourtant la séduction reste. Quelle joie lorsque les docteurs nous ont appris que, frappée de mort, elle avait cependant plus de jours a vivre qu'on ne croyait 1 On la prolonge comme un être cher.

J’espère que ceux qui lui furent rebelles, au début, ont quel que remords aujourd'hui. Ils ne porteront leurs regrets qu'à une tombe. Quand je pense qu’il fut de bon ton de railler l'Exposition, de n’y voir qu’une kermesse monstre venant froisser les délicats dans leurs rêveries et déranger les Parisiens dans leurs habitudes 1 Le monde entier venait vers Paris et il semblait que Paris se demandât ce que lui voulaient et le monde et tout ce monde? Il a fallu, je le répète, que les étrangers vinssent nous déclarer à nous-mêmes que le spectacle était un beau spectacle et que la mise en scène était un chef-d’œuvre. Qui, ce sont les étrangers qui, pour bien voir l’Exposition, ont prêté leurs lorgne lies aux Parisiens.

El le caractère très spécial de cette manifestation de travail et d’art, c’est un fils d’Asie, c’est le très averti et très érudit commissaire général du Japon, M. T. Hayashi, qui l’a défini au dessert du banquet donné par lui parmi les éventails aquarellisés et les féeriques chrysanthèmes : « C’est Imposition des

petits, T Exposition do la foule. Quand le dimanche, plus d’un million d 1 hommes pénètrent dans ces galeries et dans ce palais, ou est saisi de respect devant? ce défilé populaire! » C’est un Japonais qui parle et qui dégage pour les Parisiens eux-mêmes la philosophie de ce qu'on a affecté d’appeler le Grand Bazar, Elles m’ont profondément frappé, les paroles de M. ilayashi et le mol de Dumas (je ne parlerai que de lui aujourd'hui) me paraît devoir s'appliquer à la vérité, lorsque de tels jugements nous viennent de Yokohama:

— La Postérité commence à la frontière I

La vérité est que, par ces tiùdes après-midi qui semblaient nous rajeunir, l'Exposition est délicieuse. Je la regardais hier du haut des galeries du Palais où M. Mounel-Sully venait de jouer Œdipe roi en donnant au public la sensation même des représentations du théâtre antique d'Orange, Au sol eil couchant les minarets, les coupoles blanches, les lointaines architectures prenaient des teintes polychromes sur un fond ciel bleu clair. Les carillons du Kremlin aux toitures vertes surmontées d aigles d'or jetaient dans le soir doucement brumeux leurs notes sonores. Et des allées de marronniers cuivrés tombaient lentement des feuilles jaunes, tandis que, dans ce cadre de palais dorés par les derniers rayons, sur les ponts, partout, la foule, la foule noire et pressée, la foule visiteuse, apparaissait, fourmilière animée — cette foule pour <|ui —- le commissaire générai du Japon a bien raison, — T Exposition a été faite.

Et il faut bien nous dire que plus nous irons plus on travaillera pour la foule, pour ce M. Tout le Monde

dont parlait Voltaire el qui est notre maître à tous* Ce n'est pas d'hier que Luther saluait profondément Iferr (nnne$ % Monsieur Tous. G'est M. Tous qui a joui de l'Exposition, qui l'a appréciée à sa valeur, qui en gardera la mémoire* C’est lui qui s'est étonné des dédains a liée tés de certains petits maîtres déclarant qu’il est impossible de vivre dans la cohue*

Mais celte cohue e'ost nous tous et, que nous le voulions ou non, nous faisons partie de ce que M. Thiers — dont l’expression dépassait la pensée — appelait la vile multitude* Vive la multitude lorsqu'elle accourt aux palais improvisés ou lorsqu'elle vient applaudir nos pièces de théâtre ! Je crois bien que les fondateurs de religions ne s'adressaient pas précisément aux raffinés et que les pécheurs d’hommes jetaient leurs filets en pleine multitude. Et voilà de bien sérieuses paroles pour dire que Paris est toujours envahi par ses hôtes et que les Parisiens ont encore à patienter avant de reprendre leur vie ordinaire qui, vous le verrez, leur semblera demain tout à fait terre à terre*

Ils n'auront plus, cet hiver, ni Coquelin, ni Mme Sarah Bernhardl, Us n’auront plus ces rois qui visitent encore aujourd’hui P Exposition et dont le goût s’àffirmc par des achats que constatent aussitôt des étique Lies pleines de fierté : Acquis pur S. J/* la ro i des B e ly es * *4 eq 11 i s par S * M . / e t *o i des HeJ i èn es * Ils n'auront plus, le soir, ces traînées dé lumière électrique qui traversent le ciel comme des queues de comète. Ils n'auront plus les vendeurs de tiquèts — cigales ou crécellesdcla rue — qui font partie, depuis

dos mois, de notre vie courante* Ils n’auront plus cette fièvre qui donne à Paris une animation sîngu- Hère et charmante- Mais ils auront des voitures à leur gré et de la politique à souhait* Car la politique va reprendre. Los députés font leur valise, quittant leurs vignes aux vendanges faites, et s'apprêtant a regagner leurs sièges. L'Exposition ferme et le Parlement rouvre. La séance continue*

Aussi bien, dés à présent, le petit jeu des menus propos est-il de poser cette question à son voisin:

— Que pensez-vous qu’il advienne après l’Exposition?

Le métier de prophète en veston étant à la fois le plus facile et le plus vain, ce n’est pas moi qui répondrai ù ce point d’interrogation et je laisse aux in terview ers patentés ce qu’on pourrait appeler « l’enquête à faire ». Mais je crois fermement qu’il adviendra que nous continuerons à nous entre-dêchieer sans profit et que la raison mettra un grand temps à avoir raison, bien qu’elle ait fait des progrès en ces derniers mois*

Un jeune poète, bien intentionné, avait fait encarter, mercredi dernier, dans le menu du banquet de la Presse, une Ode à la Presse où, entre autres exagérations flatteuses, il déclarait, en un alexandrin solide, que

Nul désormais ne sait plus haïr quLsait lire !

Je voudrais que la constatation un peu paradoxale de M, Marc Legrand fût ou devînt une vérité* Lu

lettre moulée doit, en effet, être un instrument de concorde et, à bien considérer, le plomb de la casse d'imprimerie est parfois, au contraire, aussi meurtrier que celui du fusil Lebeï, Et pourtant quel admirable remède à tous les maux ce métal de vie pourrait être!

M. lïébrard le disait fort bien, en ce discours de camarade à camarade qu’il faisait applaudir par tant de (

journalistes de divers partis. Il serait pourtant temps, pour parler comme Musset, de se tenir à égale distance des « Apache s qui ne peuvent se regarder sans hurler et des Augures qui ne peuvent se regarder sans rire* »

Il y a encore plus d'Apache s que d’Àugpres. À l’iieure où les Àpaches disparaissent dans leur propre pays, minés par l’alcool, d'autres Apaches naissent dans la vieille Europe qui s'enivrent d’un autre alcoolisme, celui de l'encre. Des réunions comme celles de l'autre jour cependant où. en se rencontrant dans un banquet, on prouve tout naturellement qu’on peut avoir une autre opinion que celle de son voisin sans cependant nourrir contre lui de la haine, de telles occasions, trop rares, finiraient peut-être par atténuer ce qu'il y a de violences inutiles et de colères souvent factices dans les polémiques de tous les j ours.

Une sage parole est une grande force, et elle est irrésistible, la sagesse, quand elle a de l'esprit,comme elle en a eu l'autre jour.

11 y a quelques semaines, en juin, lors du 301° anniversaire de Gutenberg — père de la E J resse •— un aubergiste de Mayence avait fait peindre sur son enseigne cette inscription, qui m’a beaucoup frappé :

LA VIE A [\AItlS.

Mit 24 Bièisoldaten

Zog (hitenberg cl nsi in das Fcld.

Erûoçrl hat er aile Siaaten,

I tente dankel ihm die ganze Welt,

«Arer 21 soldats de plomb ^ Gnlenbertj entra un jour en ram par/ne. îla conquis faits les Etats, Aujourd'hui le monde entier le remercie ! »

Eh! oui, les petits soldais de plomb de Gutenberg, combattants de ridée, ont conquis le monde ! EL c’est pourquoi les journalistes qui les mobilisent, ces petits soldats plus redoutables que le soldai de plomb d’Andersen, ne devraient les employer jamais qu’à des campagnes de fraternité et d’apaisement. El si Ton pouvait interviewer les morts, je crois bien que le bon Gutenberg, artisan de lumière quelquefois effrayé de son oeuvre, ne répondrait pas autre chose.

Quelque spirite assermenté devrait bien le lui demander.

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