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L ABONDANCE DE LA HOUILLE ET LE GAZ NATUREL

Ce gaz naturel est une sorte de pétrole à Tétat gazeux. « Nous croyons, me dit un ingénieur de la Philadclphia gai Company, que le gaz naturel est une exhalaison du pétrole, ou, si vous préférez, que le pétrole est une condensation du gaz naturel. »

On le rencontre en général à une profondeur de 450 à 1.000 mètres de la surface du sol, mais les puits au moyen desquels on l'atteint sont très étroits; on les creuse avec un foret actionné par une machine à vapeur; chaque fois que le foret a besoin d'être remplacé, les ouvriers inspectent avec soin la nature du sable qui y demeure attaché; c'est, en pratique, l'indice qui guiiie le plus sûrement pour savoir si on est près d'arriver à la couche de gaz. Une fois le gaz mis en communication avec l'air extérieur, il monte à la surface par le seul fait de sa légèreté plus grande; il ne reste plus qu'à établir une canalisation pour le conduire où on veut. Le puits est une usine à gaz donnée par la nature (1).

M. George Westinghouse, l'inventeur universellement connu du frein à air comprimé employé dans les chemins de fer, a été le premier à utiliser le gaz naturel dans le district de Pittsburgh; en 1890 la Philadelphia Company j qu'il préside, en distribuait plus de 400 millions de pieds cubes par jour. C'est dire que son idée a été jugée bonne.

Elle offre, en effet, de grands avantages, et le gaz naturel a produit pendant plusieurs années toute la force motrice nécessaire aux industries de Pittsburgh.

(1) Jai décrit avec détails dans les Industries monopolisées aux États-Unis le forage et l'cxploilation des puits à pétrole dans les environs de Piltsburgh. Les puits à gax se creusent de la même manière.

En premier lieu, la ville y a gagné un aspect moin! sombre; ce n'est plus la smoky town (ville enfumée^ qui méritait si bien son nom du temps que d'épais nuages noirs l'enveloppaient constamment , grâce è l'abondance des cheminées de fabriques ; la combustion du gaz naturel dégage une fumée incomparablement moindre que celle du charbon de terre et fournil ainsi aux habitants de Pittsburgh un précieux élément d'hygiène et de propreté. En second lieu, les industriels y trouvent une grande économie de main-d'œuvre. Au lieu d'employer une douzaine d'individus nus jusqu'à la ceinture à jeter sans relâche sous les chaudières des pelletées de charbon, il leur suffit d'ur homme pour surveiller plusieurs chaudières. Gel homme s'assied près des chaudières et lit tranquillement son journal, se dérangeant seulement de temps à autre pour régler le débit de la conduite de gaz el obtenir un chauff'age régulier. Avec un peu de soin, on arrive à une perfection beaucoup plus grande de c€ côté-là, et c'est un nouvel avantage à ajouter aux autres; on peut en effet diminuer ou augmenter à volonté, au moyen d'une simple clef, la quantité de gaz et la chaleur qui en résulte. Le charbon, au contraire, ne permet que la seconde de ces opérations; on peut en mettre, on ne peut pas en ôter. Enfin la soute à charbon, qui occupe un grand espace, devient inutile. Ajoutez à cela que l'emploi du gaz naturel n'exige aucune transformation importante dans la construction des chaudières, et vous comprendrez comment il se fait qu'il ait remplacé le charbon partout oii il se trouve à proximité. Malheureusement, les industries de Pittsburgh ont rapidement épuisé les sources de gaz naturel les plus rapprochées , en sorte que le char-

gl ELQUES EXEMPLES DE GRANDES MANUFACTURES. 273

l)on reparaît maintenant dans beaucoup d'usines d'où uii avait espéré le bannir définitivement.

Le gaz naturel qu'on consomme dans les usines de i^ittsburgh vient en général d'une trentaine de kilo-

très, par des tuyaux de fonte placés ordinairement .. Heur de terre; les Américains n'aiment pas à compliquer inutilement les opérations et pensent qu'il \ uit mieux courir le risque de quelques accidents que d entraver le libre exercice d'une industrie profitable; c'est la raison que me donnait le propriétaire d'un puits de gaz devant lequel je manifestais mon étonnement de voir sa conduite traverser ainsi un champ de trèfle voisin. Quand on a une vallée étroite à franchir, on établit quelquefois la conduite sur une légère charpente en bois; mais ce n'est pas là le résultat d'une prudence particulière : la charpente de bois évite un siphon et permet une économie notable dans la longueur des tuyaux, voilà tout. Grâce à ces moyens simples et peu coûteux, Westinghouse pouvait en 1890 livrer le gaz naturel au prix de 5 cents les 100 pieds cubes aux manufacturiers de Pittsburgh (environ 7 centimes le mètre cube).

Sur ce territoire privilégié, les usines se sont élevées comme par enchantement, et le développement du machinisme a pris un tel essor que nous trouvons à Pittsburgh des inventeurs connus du monde entier. J'ai déjà nommé M. Westinghouse; Edison a aussi à Pittsburgh un de ses principaux établissements d'électricité, mais le roi de la ville est encore M. Andrew

Carnegie, le fondeur archi-millionnaire, venu aux États- Unis, il y a une vingtaine d'années, avec vingt-cinq dollars, dit-on. Un seul de ses établissements, situé dans le voisinage de Pittsburgh , emploie quatre mille ouvriers et produit 1.400 tonnes de rails d'acier par jour.

On comprend d'ailleurs quelle magnifique clientèle assurent il ces industries les nombreuses lignes de chemins de fer qui couvrent le sol de l'Union; leur importance explique les grandes usines que nous voyons ici, comme elle explique Pullman à Chicago. De même la rapidité avec laquelle elles ont été construites explique la rapidité avec laquelle Pittsburgh a grandi. Ce sont des phénomènes connexes.

A Philadelphie, je visite la grande fabrique de locomotives de Baldwin [Baldwin locomotive works)^ située dans la ville même. Elle couvre six énormes carrés de terrain (blocks) et peut produire cinq locomotives complètes par jour; 3.000 personnes, recevant en moyenne plus de 2 dollars par jour, y sont employées. Beaucoup sont d'ailleurs des ouvriers habiles , dressés à leur profession dans la maison même; en parcourant les ateliers, je rencontre des jeunes gens paraissant avoir une quinzaine d'années tout au plus ; ceux-ci arriveront plus tard à gagner de gros salaires, grâce à l'apprentissage qu'ils font en ce moment. Dès à présent, ils sont payés et entrent en compte dans la moyenne de 2 dollars 13 cents par jour qui m*est indiquée (environ 11 francs). La nature du travail permet de payer la plus grande partie de la main-d'œuvre à la tâche , et certains ouvriers peuvent se faire jusqu'à 20 francs par jour.

L'histoire de la maison Baldwin , aujourd'hui dirigée

par trois associés, MM. Bumham, Parry et Williams, est fort curieuse. M. Malhias-W. Baldwin , son fondateur, un Américain du New-Jersey , était joaillier et orfèvre dans sa jeunesse; cela ne !'empêcha pas de s'associer avec un certain David Mason pour fabriquer des cylindres à imprimer le calicot L'entreprise se développant, il fallut avoir recours à la vapeur comme force motrice, et Baldwin, peu satisfait de la machine à vapeur qu'il avait achetée, s'imagina d'en construire une mieux adaptée aux nécessités de sa fabrication ; il réussit parfaitement dans cet essai et eut ainsi l'idée d'appliquer aux locomotives les aptitudes spéciales qu'il venait de se découvrir à lui-même, pour la fabrication des machines à vapeur.

C'est là un exemple, entre une foule d'autres, de la manière dont s'établissent les plus célèbres industriels en Amérique. — Je crois d'ailleurs que sur ce point l'Europe ressemble à l'Amérique. — Ce ne sont pas des ingénieurs appuyés sur quinze années d'études spéciales qui créent les grands établissements que je visite. Ni Baldwin, ni Carnegie, ni Westinghouse, n'étaient destinés par leur famille à devenir des savants; ils n'ont pas usé leur jeunesse devant des tableaux noirs à creuser tous les problèmes scientifiques ; mais, placés à l'âge de quinze ou seize ans en face de tous les problèmes pratiques que soulèvent les affai- , ils ont inventé des procédés plus simples pour atlumdre un but déterminé, et se sont rendus maîtres du savoir nécessaire au fur et à mesure qu'ils en ont eu besoin ; ce qui est remarquable en eux, c'est, d'une part, la faculté d'invention, et, d'autre part, la faculté de direction. M. Westinghouse, par exemple, a pris successivement soixante-six brevets pour la construc

tion de son frein à air comprimé ; soixante-six fois , par conséquent, il a apporté un perfectionnement assez notable pour constituer une découverte utile, mais ce n'est pas un inventeur de laboratoire, c'est un chef d'industrie, dirigeant ses ateliers de Pittsburgh, trouvant encore le temps d'exploiter le gaz naturel, obligé en outre de faire face à toutes les difficultés économiques et sociales que présentent d'aussi grandes entreprises que les siennes.

J'ai visité les ateliers de M. Carnegie en compagnie d'un tout jeune homme de seize ans , déjà mêlé aux grandes affaires de la maison et faisant là son apprentissage du métier d'industriel; c'était encore un enfant par le visage , mais sa conversation faisait preuve d'une maturité précoce. En nous rendant à l'usine, nous devisions ensemble d'une foule de sujets , et il me posait sur les habitudes des jeunes gens en France, sur leurs goûts et leurs aspirations, des questions pleines de sens et de portée. Mon patriotisme était parfois un peu mal à l'aise pour lui répondre ; quand j'eus satisfait, tant bien que mal, sa curiosité : « Je vois ce que c'est, me dit-il, vos jeunes gens français ressemblent à ceux que j'ai rencontrés à Washington, ils aiment la vie facile {a sort of easy going people). » Lui , ne recherchait pas la vie facile , il la voulait active , et son jeune enthouaiasme s'enflammait à froid , de la manière la plus naïve et la plus franche , quand je lui parlais de la merveilleuse carrière fournie par son patron Carnegie , ou par quelque autre manufacturier connu de Pittsburgh.

Ces hommes sont, en effet, de magnifiques échantillons de la •race humaine , lutteurs obstinés et hardis, qui ennoblissent leurs gros bénéfices par l'usage

qu'ils en font, qui ne se croient jamais le droit de se reposer pour jouir de leur travail, mais vont toujours de l'avant jusqu'à leur mort , comme si une vocation supérieure leur avait assigné un but toujours fuyant à atteindre.

Non seulement ils n'amassent pas pour jouir, mais ils se montrent généreux et pleins de sollicitude pour ceux qui occupent une situation inférieure. M. Carnegie a fondé à Pittsburgh une bibliothèque publique, qu'il a superbement dotée de 1.800.000 francs, et à laquelle il assure en plus une rente annuelle et perpétuelle de 250.000 francs. Il désire, en effet, que ses Muvriers et tous ceux des différentes manufactures de Il ville trouvent là des moyens de se perfectionner intellectuellement ; sans doute, c'est du patronage très indirect, mais il est bien américain : on n'agit sur personne par contrainte, on met simplement à la poritMi de ceux qui veulent monter un élément pouvant h's y aider.

A Baldwin locomotive works, on me montre une sorte de restaurant à bon marché, établi dans les bâtiments mêmes de l'usine par les soins d'une association appelée The Neighbourhood guild association. On a voulu permettre aux ouvriers qui le désirent de prendre leur repas du milieu du jour sans être obligés de rentrer chez eux , ce qui leur occasionne dans certains cas une énorme perte de temps, et aussi sans se voir à la merci des gargotiers voisins. J'ai copié le menu du jour où je m'y trouvais , et je le donne ici à titre de renseignement. J'ajoute que la propreté est parfaite, ce qu'on ne trouve pas d'ordinaire chez les restaurateurs allemands, susceptibles de servir pour quinze sous le repas suivant :

Roast beef ou agneau rôti,

Légumes et soupe,

Café, thé ou lait,

Pain et beurre.

Ceux qui ne se contentent pas de ce qui précède peuvent demander les exlras suivants :

Soupe 3 sous.

Pâtisserie 5 sous.

Pudding au ri/. 5 sous.

Café, thé ou lail 3 sous.

Café , pain et beurre 5 sous.

Les patrons américains ne cherchent pas à assurer eux-mêmes par des institutions de ce genre le bienêtre matériel ou moral de leurs ouvriers ; ceux-ci sopt assez jaloux de leur indépendance pour ne pas réclamer un patronage aussi direct, et les industriels, chargés de soucis importants , descendent rarement à ces détails ; mais il en est un assez grand nombre qui favorisent autant que possible les efforts tentés dans ce sens. C'est ce qui a lieu aux Baldwin works. Dans son voisinage immédiat s'élève rétablissement de William Sellers and C°, qui occupe seulement de 500 à 700 ouvriers, mais exécute les travaux les plus délicats sur le fer et l'acier; presque toutes les machines nouvelles sont construites dans ces ateliers , ainsi que beaucoup d'instruments de précision ; l'outillage , d'une complication très grande , aboutit à une merveilleuse simplicité en ce qui concerne le travail de l'ouvrier ; néanmoins on n'emploie ici que des hommes expérimentés. Le directeur m'explique que personne n'est admis dans l'usine avant vingt et un ans, autrement que comme apprenti. Évidemment, c'est là une industrie

très exceptionnelle aux États-Unis. Il ne s'agit plus d'une occupation qu'on puisse quitter ou prendre à volonté, c'est un m» lier véritable. Plusieurs ouvr ers, me dit encore le directeur, n'ont jamais travaillé en dehors de la maison ; ils y sont attachés par leur spécialité.

 côté des industries du fer, qui occupent à Philadelphie le premier rang, sans tout absorber comme à Pittsburgh, se trouvent les industries textiles, les manufactures de vêtements, de tapis, de chaussures, les raffineries, les brasseries ; là nous voyons reparaître 'e caractère d'instabilité si marqué dans le personnel des industries américaines ; les Américains eux-mômoOe reconnaissent : « La particularité la plus frappante qui caractérise l'ouvrier de fabrique de Philadelphie, dit M. Lorin Blodget, l'éminent statisticien de cette ville, est la facilité avec laquelle il passe d'un emploi à un autre (Ij ». Le nombre considérable d'usines établies à Philadelphie contribue d'ailleurs à exagérer encore cette tendance; sans changer de domicile, on peut parcourir toute une série d'industries diverses, suivant les circonstances.

Une des plus importantes fabriques de tissus de Philadelphie est celle de M. Dobson, située près de Shuilkhill Falls, sur la lisière de Fairmount Park; elle emploie 5.000 ouvriers, parmi lesquels près de moitié sont des femmes ou des enfants; les salaires atteignent un taux fort élevé; en moyenne, me dit-on, les enfants reçoivent 1 dollar par jour, les moins habiles ont 4 dollars par semaine, soit environ 3 fr. 50 I>ar jour. Quant aux femmes, elles peuvent gagner

(H The Industries of Phtladelphia, p. 31.

280 RANCHES, FERMES Eï USINES.

jusqu'à 10 francs par jour ; c'est à peu près le salaire moyen des jeunes filles que je vois travailler dans la Pattern room, atelier où on vérifie la régularité dn dessin et de la teinture pour la fabrication des tapis. Chaque jeune fille compte les fils et s'assure qu'ik sont en nombre égal à ceux du modèle placé devant elle. Au bout de quelque temps , elles savent par cœur les différents modèles et exécutent leur tâche avec une rapidité très grande. On le voit , les salaires élevés ne supposent pas toujours, même chez les femmes, des aptitudes particulières. Les hommes reçoivent de 3 à 4 dollars par jour; en général, ils ne travaillent pas dans des ateliers spéciaux ; on les trouve presque partout mélangés aux femmes et aux enfants , mais sans que cela paraisse amener de sérieux inconvénients au point de vue moral. L'Américain, habitué à fréquenter des écoles mixtes , à respecter la femme dès son enfance comme un être digne de tous les égards , peut sans danger vivre dans le contact perpétuel de l'atelier avec des jeunes filles. D'ailleurs, les exigences de la fabrication rendent ce mélange des sexes à peu près inévitable. En France, où il a souvent de fâcheux effets, on n'arrive guère à l'empêcher que dans certaines industries spéciales.

Je ne veux pas continuer inutilement l'énumération des manufactures que j'ai eu l'occasion de visiter; il n'entre ni dans mon cadre ni dans mes moyens d'en donner une description technique; j'ai tenu seulement à indiquer au lecteur l'importance considérable qu'elles atteignent en général. Malgré cela elles appartiennent la plupart du temps à quelques associés. J'ai vu une fonderie qui distribuait chaque mois 1.000.000 de francs de salaires , ce qui suppose des dépenses cor-

respondantes de frais généraux, d'achats de matière première, etc. Cette fonderie était entre les mains de sept associés, ainsi que les mines, les puits de gaz naturel et autres accessoires qui en dépendaient.

Ce n'est pas à dire que des sociétés d'actionnaires ne se forment jamais pour la direction des entreprises industrielles ; mais elles sont souvent dominées {controlled) par un gros actionnaire pratiquement maître de l'affaire. L'exemple le plus remarquable qu'on en puisse donner est celui des grands syndicats de monopolisation , des grands Trusts. Tous affectent légalement la forme de sociétés par actions et cependant ce n'est un mystère pour personne que Rockefeller est le vrai et le seul maître de la Standard Oil C", qu'Havemeyer mène souverainement le Sugar Trust , etc.

La naissance et le développement des grandes manufactures ont créé dans l'Est un état de choses tout nouveau au point de vue de la situation sociale de la majorité des citoyens. Autrefois, il y a seulement une cinquantaine d'années, la nation, presque entièrement agricole, ne comptait guère que des propriétaires indépendants ; peu de tenanciers , peu de grandes fortunes , beaucoup de farmersy telle était alors la Nouvelle- Angleterre ; — nous avons vu dans certains États de l'Ouest des régions à peu près analogues; — l'indépendance était le fait général.

Avec la prédominance du grand atelfer industriel, l'indépendance est devenue rare; elle n'es\ plus le fait que d'un petit nombre; un seul individu peut diriger plusieurs centaines, souvent plusieurs milliers d'ouvriers , et ce sont autant de vies qui vont dépendre de lui. Pour que tous les hommes soient assurés de leur salaire , comme ils étaient assurés iadis du produit de

leur domaine, il faut le concours d'une foule de conditions. La première de toutes , c'est qu'il y ait entre eux et leurs patrons un marché de travail; il faut que le taux des salaires soit accepté de part et d'autre, sans quoi l'atelier ne se constitue même pas ; il faut de plus que cet accord ne soit pas troublé , sans quoi il se produit une interruption dans le travail et par suite une crise.

C'est la Question ouvrière qui naît avec ses problèmes menaçants.

Voyons comment elle se présente aux États-Unis.

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