PREFACE. XIII
civilisée qui n'ait rivalisé de zèle pour fouiller le sol de la vieille Hellade, afin de mettre au jour des chefs-d'œuvre inconnus jusqu'alors, ou de fixer tel ou tel point encore obscur des origines de l'art grec. Nous ne pouvions passer sous silence les découvertes merveilleuses de M. Schliemann à Mycènes, à Tirynthe en Argolide, et à Hissarlik dans la Troade, celles de la mission allemande à Olympie et à Pergame , celles de la mission française à Délos , à Myrina, etc. Quelques chargements ont pu être faits dans le corps même du texte: c'est ainsi, par exemple, que nous avons modifié plusieurs pages relatives a la polychromie des temples, à l' Acropole, a l'hippodrome cCOlympie, à la citadelle de Tirynthe, à la céramique, etc.'^ Quant aux faits les plus importants, ils ont été rassemblés sous forme d'additions à la fin du volume: c'est la qu'on trouvera des notions complémentaires sur les temples primitifs, notamment sur celui d'Hèra a Olympie, la description de l'enceinte sacrée et des frontons du fameux temple de Zeus Olympien, quelques détails nouveaux sur l'acropole d' Athènes, sur les citadelles, les tombeaux et la céramique préhistoriques ; nous y avons placé en outre ime description de l'autel de Pergame, l interprétation la plus récente de la frise du Parthénon, etc. Au cours de ce travail de mise à jour nous avons été amenés à remplacer certaines gravures et à en ajouter plusieurs autres qui ont été reproduites d'après des documents authentiques -. Peut-être nous reprochera-t-on d'avoir
1 Voir notamment p. 28, 52, 84—85, 144, H*^, 1^6, i6i-iG3, 198-199. 3 '0—321, 324, 348.
2 V. fig. I, 37. 41, 63, 64, lôo'^i' et toutes les gravures placées dans les additions (fig. 55o à 578).
oublié bien des choses intéressantes ' . Ce reproche nous serait très pénible si l'oubli n'était pas volontaire: il nous a semblé, en effet, quil serait superflu sinon dangereux de surcharger cet ouvrage de toutes les trouvailles archéologiques de ces dernières années. Ce serait lui donner un air d'érudition touffue qu'il ne doit pas avoir et lui enlever le caractère de livre d'enseignement que nous désirons lui conserver. D'ailleurs, c'est ainsi que l'avait compris le regretté M. Albert Dumont, auteur de cette Introduction à la Vie antique, oîi il a développé ses idées sur la manière dont l'antiquité doit être étudiée et admirée, avec une largeur de vues peu commune, une finesse tout attique et ce sentiment exquis qui s'alliaient si bien chez lui à la sûreté de l'érudition. Les pages qu'il a consacrées à ce volume sont parnii les dernières qu'il lui ait été donné d'écrire; elles compteront parmi ses meilleures. Aussi, en rendant à cette place un dernier hommage à M, Albert Dumont, nous sentons -nous fier de penser qu'à cette traduction est désormais attaché le nom d'un homme qui a puissamment contribué à relever l'enseignement supérieur en France et qui fut une des gloires de la science"^.
F. Trawinski.
1 Telles, p. ex. les fouilles très importantes exécutées à Delphes par les soins de l'École française d'Athènes (1893 — igoo) et celles plus récentes encore (1899 — 1902) dirigées par M. Evans à Knossos, en Crète. Leurs résultats d'ailleurs n'ont encore fait l'objet d'aucune publication d'ensemble. (F. T.)
- Celles des notes qui sont signées O. R. sont de M. Riemann, maître de Conférences à l'Ecole normale supérieure, si prématurément décédé.