‹ La vie àParis pendant une année de la Révolution, 1791-1792Chapitre 112 sur 115 · Mercure universel^ 4 juin · texte numérisé non relu

Mercure universel^ 4 juin

2. Révolutions de Paris, d« 120 (du 22 au 29 octobre 1791). ,

l'église le matin. Il résulte de là, dans d'autres paroisses encore que celle de Sainte-Marguerite, des désaccords et parfois des hostilités entre curé et vicaire, et il arrive que l'un a pour lui les. feuillants et l'autre les jacobins du quartier.

C'est un évoque constitutionnel, Torné, évêque métropolitain du Centre (l'équivalent d'archevêque de Bourges, vieux style), qui fait adopter par TAssemblée le décret supprimant les costumes ecclésiastiques ; ils n'étaient déjà plus portés que par le petit nombre ; les prêtres de paroisses n'ont à faire le sacrifice que d'un soupçon de rabat, portant d'ailleurs l'habit noir ou la lévite , mais non la robe.

En 1792, les processions de la Fête-Dieu donnèrent lieu à quelques incidents. Manuel, dans une circulaire, a donné ce double avis : que les fonctionnaires publics peuvent suivre les processions comme particuliers, mais non en leur qualité de magistrats ; en second lieu, que les citoyens qui composent la garde nationale ne peuvent être contraints d'y prendre part comme soldats, c'est-à-dire en service commandé. Il en résulte ce que l'on pouvait attendre : c'est que certains bataillons de la garde nationale s'abstiennent complètement, tandis que, dans d'autres quartiers, ils paradent presque au complet. Dans la paroisse Saint-Sulpice, notamment, on fait du zèle : des grenadiers se détachent pour menacer de leurs baïonnettes les assistants qui gardent leur chapeau. Legendre, qui a été l'objet d'une de ces algarades, que les dévotes parlaient de pendre, et qui a failli manquer le marché de Poissy, fait aux

US d'aulres clubs un récit auimé de sa mais le bruit ne tarde pas à s'apaiser, 5 sont tendus vers les nouvelles des

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