Journal de la Mode et du Goût, 25 mai
t ^g ^^^ ^^gç pj^g ^^ faveur encore, une « jupe )n sur le bas de laquelle est peint un champ d, semé de barbeaux et de coquelicots * ». Au de la saison d'automne, on nous apprend les couleurs tranchantes sont, en ce modu goût des femmes d'un certain rang ; le et le noir, dont l'opposition est vigoureuse, s couleurs qui leur plaisent davantage* «.Peu le journaliste qui s'écrie presque tragique- « Et les femmes aussi portent d'amples crades bavaroises et de grands collets », anun pierrot nouveau à la Coblentz, de pékin ou de drap royal puce ^. Enfin , voici que ouvelles dévotes ont mis à la mode un cosju'elles appellent catholique ou à Vévêqiie reur. En effet, il a quelque chose de commun liabillement d'un prélat*. »
Teillard fait la commission pour les bonnets hapeaux de femme, mais ils ne sont pas de sa ît ce n'est pas à elle qu'il faut demander de îrire. Les modes se sont succédé si brusquerue l'on voit se croiser sur les tôtes féminines nements sans aucun rapport entre eux. Ce raît dominer, ce sont les bonnets de gaze, anche entremêlée de rubans pour lesquels le îst un certain temps la couleur favorite, gaze •élevée et soutenue par une armature infé- On préconise le bonnet de linon à la pay-
rnal de la Mode et du Goût, 23 juillet 1791.
15 novembre 1791.
15 décembre.
5 février 1792,
sanne, qui s'assortit bien avec une ceinture à l'antique * ; mais, dans le même temps, se dresse le bonnet-turban avec aigrettes de plumes de coq, perles, dentelles, tout un fouillis qui semble s'élancer vers la voûte du ciel comme un bouquet de feu d'artifice «. Non moins ambitieux et plus bariolés encore sont les accessoires du chapeau à la triomphe^ qui se juche sur une coiffure à la Reine ^, Le chapeau rond de feutre noir, égayé par la cocarde nationale, n'en est pas moins resté en usage ; quelques-unes le portent fort rétréci et haut perché; les amazones à la Théroigne le veulent au contraire à bords amples et légèrement retroussés, empanaché de plumes noires ou vert-foncé, et incliné sur l'oreille. Le bonnet phrygien fait aussi son apparition dans la coiffure féminine, qui devance Brissot et se passe de l'autorité de Pigott. C'est ainsi qu'au Salon de 1791, dès le mois de septembre 1791, M^'* d'Orléans, accompagnée de M""® de Sillery (Genlis) et de M"® Paméla, va voir un tableau pour lequel elles ont servi toutes les trois de modèles ; leur entrée fait aussitôt délaisser les tableaux, car elles ont sur la tête « le bonnet de la liberté, qui sied, dit un* témoin malveillant*, môme aux visages ennemis de nos libertés. »
Les arrangements de la chevelure sont loin aussi d'être uniformes; on remarque pourtant que la coiffure, échafaudée à la veille et au début de la Ré-
i. Journal de la Mode et du Goût^ 25 novembre 1791.