AVERTISSEMENT VU
années, se sont trouvés en concurrence pour nous montrer Paris en 1789, c'est-à-dife tel que le laissait Tancien régime. Paris en 1793 a eu ses peintres aussi, qui d^ailleurs ont donné presque toute la plac^ à l'intérieur des prisons et à la guillotine. L'époque oiijeme suis cantonné est celle qui a été le plus délaissée. On s'explique aisément que, dans l'histoire parlementaire, dans l'étude de la transformation de nos institutions, eH^ès le grand effort du début, on ait hâte d'arriver au labeur prodigieux et aux audaces de la Convention, et que l'on glisse sur les derniers travaux de la Constituante et sur les débats de la Législative comme sur une période de transition. Si l'on envisage les côtés héroïques de l'histoire, l'intérêt dramatique paraît languir un peu après la grande fédération de 1790; il attend,, pour se réveiller tout à fait, le 10 août et la canonnade de Valmy. Le moment est propice, au contraire, pour étudier dans son intimité Paris émancipé. Ce n'est pas à dire que, môme dans cet espace de temps restreint, l'aspect ne se modifie pas d'une façon sensible ; sans parler de l'extraordinaire revenez-y de sentiments royalistes qui s'est produit lors de l'acceptation de la Constitution, le changement d'Assemblée, le changement de commandant de la garde nationale, le changement de maire, sont le signal d'une évolution sensible dans l'état d'esprit de Paris ; mais cette évolution est lente encore et on peut la suivre. Il n'y a pas de brusque surprise.
Je ne va% suis pas borné à compléter mes pre-