Chronique de Paris, 21 octobre
2. Journal d'un Étudiant (Edmond Géraud) pendant la Révolution^ lettre du 28 novembre.
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que ce jeu est de l'invention de M. l'abbé Noël, rédacteur de la Chronique de Paris ; il lui avait donné le nom A'émigrant, mais cela n'a pas pris, parce qu'on sait que les émigrants, au lieu de baisser, augmentent tous les jours *. » Cela a très bien pris, au contraire, le nom comme le jeu; trois mois durant, la fureur n'a fait que croître. La Feuille du jour avait dit au début de cet engouement : « On lit dans les anecdotes dramatiques , qu'à la grande époque des bilboquets, une célèbre actrice tragique osa paraître un bilboquet à la main. Nous ne croyons pas que M"' Raucourt se propose d'embellir le cinquième acte de Rodogune d'une partie de Coblentz, jouât-elle le jeu comme le rôle*. » Un accessoire aussi déplacé ne se montra pas, il est vrai, dans le dénouement de Rodogune ; mais cette supposition extravagante avait sans doute fait travailler le cerveau de Beaumarchais ; en janvier 1792 , le théâtre du Marais ayant entrepris une série de représentations du Mariage de Figai^o ou la Folle Journée, « ornée de son spectacle », l'auteur met aux mains de Perroud-Figaro, pour faire son entrée, le jouet à la mode ; il intercale un bout de dialogue pour motiver cette mise en scène. Figaro offre son Coblentz à Brid'oison qui, tenté, dit : « Je pourrais, pendant les référés.,. — Référé, spectacle, assemblée, répond Figaro, nos gens d'esprit ne le quittent nulle part. Et monsieur a tout ce qu'il faut pour en jouer supérieurement. — Oui? Eh-eh bien, j'essayerai. » Le public fait mauvais accueil à cette intercalation, dont