‹ La vie àParis pendant une année de la Révolution, 1791-1792Chapitre 33 sur 115 · Journal d''une Bourgeoise · texte numérisé non relu

Journal d''une Bourgeoise

3. Journal tTun étudiant (Edmond Géraud), publié par Maugras, p. 189.

le lieu môme où la Constitution avait été formée, îvais en prononcer Facceptation solennelle, îndrai en conséquence, demain à midi, à lée nationale. » Quand les applaudissements ;,'Lafayette propose et fait adopter séance m décret qui amnistie ipso facto toutes les s impliquées dans l'affaire du « départ du i, en outre, sauf rédaction à présenter par ;és, étend Tamnistie à toutes les poursuites par les événements de la Révolution et [es gènes momentanées apportées à la liberté t de venir, en d'autres termes le décret s émigrations. Une députation de soixante I va aussitôt porter ce décret aux Tuileries remerciements de l'Assemblée, demain, après avoir rendu un décret réue Comtat-Venaissin à l'Empire français et quelques rapports, l'Assemblée décide que il de son président restera au même niveau i du roi; son président Thouret lui rapelle doit entendre le serment du roi assise 'te. Bientôt les coups de canon et les acis du dehors annoncent l'arrivée du pouîutif. A peine parvenu au fauteuil qui lui tiné, Louis XVI, tout de suite, comme un [ui a hâte de vider le calice, commence à îbout à l'Assemblée, debout aussi : « Mes- Lt-il, je viens consacrer ici solennellement tion que j'ai donnée à l'acte constitutionnel, ^quence, je jure. . . » A ce moment, il s'ariromène ses regards autour de lui, visibleerloqué. Le président s'est assis, et l'As-

semblée entière est en train de suivre son exemple ; le roi, s'étant rendu compte de ce qui se passait, se décide à s'asseoir à son tour et reprend « . • .je jure d'être fidèle à la Nation et à la Loi, et d'employer tout le pouvoir qui m'est délégué à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale constituante, et à faire exécuter les lois. » Les acclamations, les vivats éclatent, étourdissants. Ils redoublent quand le roi, recevant la plume des mains du garde des sceaux, appose sa signature au bas de l'acte constitutionnel. Pendant que Thouret achève une harangue courte et d'une belle tenue, des rideaux fermés sur la loge du Logographe s'écartent, Marie -Antoinette apparaît, tenant par la main le prince royal. Les applaudissements qu'on prodiguait au roi, se détournent vers la reine et l'héritier de la couronne : « les cris de joie et d'amour mêlent et confondent les noms de cette famille auguste, adoptée de nouveau par la France dans les jours et dans l'acte de sa régénération *. » Adrien Duport propose de décider que l'Assemblée en corps va reconduire le roi ; on ne prend pas de décret sur ce sujet, mais la séance est levée au milieu de cris perçants de Vive le Roi ! Vive le Restaurateur ! de bravos « poussés avec autant de frénésie, dit un témoin, que les cris d'indignation du 21 juin * », du fracas des salves d'artillerie, du tintamarre des cloches, et, en fait, le président et la grande majorité de l'Assemblée (la droite s'était éclipsée avant la cérémonie) font escorte au roi jusque dans les Tuileries, jusque dans

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