‹ La vie àParis pendant une année de la Révolution, 1791-1792Chapitre 74 sur 115 · Chronique, 11 juillet · texte numérisé non relu

Chronique, 11 juillet

t. Journal universel, 12 octobre 1791.

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scélérats, prêts à renouveler à chaque instant les crimes dont ils se sont souillés toute leur vie. Les banquiers ont à leurs gages des hommes appelés des tueurs, qui sont armés d'une massue, et à qui ils donnent douze francs par jour*. » On évalue à plus de cent les tripots logés dans l'enceinte du Palais-Royal ; au Cirque, vaste construction à demisouterraine, le sieur Rose de Saint-Pierre, qui a installé un théâtre, a ouvert, à côté, des salles de biribi dont il tire un profit plus sérieux; ce n'est bientôt plus « qu'un réceptacle de joueurs et de jeux *. » Une des sociétés de jeu qui ont le plus souvent maille à partir avec la police est exploitée au-dessus du café de Foy par le sieur Artaud, censeur royal. A l'hôtel Massiac, au-dessus du club des colons de Saint-Domingue , autre club qui est un tripot de trente-et-un. On en dénonce d'autres, rue Richelieu, rue Traversière; celui d'un sieur N... rue Neuvedes-Petits-Champs en face du Trésor national ; celui du numéro 29 de la rue Notre-Dame-des-Victoires. La rive gauche a les siens aussi ; mais les plus dangereux de tous, au gré d'un chroniqueur, sont ceux qui s'établissent dans le milieu des rues. « Ils sont surtout en grand nombre sur le boulevard de la porte Saint-Denis; chaque borne sert de table, et le passage très étroit en cet endroit est obstrué de manière à n'y pouvoir passer ^. »

Des rixes amènent parfois la garde d'une manière toute naturelle, par exemple, le jour où le sieur La-

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