ISAMBERT. IS
La vie a paris (I791-I79â)
•gé et aux prôtres jureurs, ne paraît que r semaine, après avoir été bi-hebdomalent au début. Puis il faut compter avec c-brochures qui paraissent en cahiers iodicités diverses et parfois irrégulières, r en date de ces pamphlets en livrai^ jui a gardé les clients les plus fidèles, nal de Prudhomme, les Révolutions de lencé par Loustallot et dont le princir était naguère Fabre d'Eglantine : on le ! par Santhonax, assisté de François is le premier, tout en approuvant les journal, affirme n'avoir en fait aucune daction *. Les Révolutions de France et de Camille DesmoulinS;, en ont par tncé le succès ; mal administrées, elles lc éclipse de plusieurs mois. L'effronté le Morande, l'ancien gazetier cuirassé, r la cour son Argus patriote pour couce républicomanes », et joint l'avantage ; subsides au plaisir d'assouvir ses resersonnels contre Brissot. Mais ce sont les ultras de la contre-révolution, qui d'usage du journalisme en cahiers, ment des Actes des apôtres laisse sub- [nplément du Mercure de France, de n, les Sabbats jacobites, de Marchant, ? M, Suie au,
voilà un qui ne pactise avec rien de ce à la Révolution en aucune de ses
tre adressée à Cerisier eu avril 1792 et par uûe is le Courrier de Corsas du 5 mai.
périodes, un qui ne transige pas. Ses souscripteurs reçoivent son journal quand cela se trouve. Il ne pardonne pas à Louis XVI ses concessions qui ont fait tout le mal. Il voyage dans le camp des émigrés, essaye de transformer son journal en Journal des Princes ; n'ayant pas rencontré tout l'appui sur lequel il comptait, il tient au moins à dire, en tôte de plusieurs numéros, qu'il écrit à Coblentz et se fait imprimer à Neuwied-sur-le-Rhin *. Il annonce des voyages chez tous les ennemis de la France, mais finit par rentrer l'oreille basse, ayant toujours prudemment maintenu son bureau d'abonnement rue de Seine. Il promet de suivre les conseils de ceux qui veulent le modérer; mais il faut s'entendre. « Je ne respecterai, dit-il, que les autorités constituées, c'est-à-dire que je ne m'en occuperai jamais ; car il est évident que s'il est défendu de les avilir, il n'est plus permis d'en parler. » Voici de sa façon quand il s'occupe de la Constituante : i< Feu Mirabeau, d'exécrable mémoire, disait qu'il n'y avait dans l'Etat que des salariés, des mendiants et des voleurs. On voit qu'il eut la coupable perfidie de se taire sur l'Assemblée nationale, car à coup sûr les ignorants, les scélérats, les assassins, les parricides seraient entrés pour quelque chose dans cette abominable nomenclature, et personne ne se fût avisé de le démentir ; non, personne, car au moindre murmure, au moindre signal d'improbation, il se serait écrié en s'adressant au côté gauche, formant à lui seul l'Assemblée : Que celui que j'ai calomnié