Voir notamment le prospectus du 20 novembre
2b6 LA VIE A PARIS (1791-1792)
résente et, si je ne le confonds pas à l'instant, onsens moi-môme à passer pour homme de . » La Fayette était, sous la plume de Suleau, général Gilles le Grand. » Où le pamphlétaire tre de la verve, une intarissable fécondité dans ective, c'est quand il s'adresse à Philippe d'Ors, monstre difforme né de l'accouplement inable de la lâcheté et de l'audace, meurtrier d'un ce moissonné à la fleur de l'âge, proxénète le impudique, Ghâtel, Ravaillac. « Depuis quand, dit-il, l'opinion publique s'avilit-elle jusqu'à te ulter? Rampe, croupis dans la boue de tes sales nations. » Et ce ton-là se soutient des pages du- , jusqu'à épuisement d'une feuille d'impression, le feuille d'un caractère aussi personnel et e périodicité aussi incertaine avait besoin de ler aux amateurs l'adresse d'un« agence dise ; mais il y avait plusieurs rendez-vous où les chauds ambulants et les crjeurs des rues trouât à s'assortir dès l'aube de tous les imprimés, ^eaux journaux, pamphlets ou placards. Le plus m était dans ce boyau de la rue Percée qui, en de la rue des Poitevins, faisait communiquer la Hautefeuille avec la rue de la Harpe. C'était > le véritable quartier des journaux, dont un grand nombre avaient leurs imprimeries tout ur, dans la région comprise entre la rue de e et la rue Saint-Jacques, mais plus particulièmt sur le quai des Augustins, dans la rue t-André-des-Arts , la rue Hautefeuille et les es rues adjacentes. Le tableau que les contemins nous font de la rue Percée, au petit jour,
ressemble singulièrement à celui qu on peut faire aujourd'hui de la rue du Croissant. Tout un peuple de pauvres diables mal réveillés faisait la queue à la porte du grand vendeur Chevalier, chez qui s'engouffraient sans relâche les ballots de papier hâtivement noirci. La boutique à peine ouverte, les notables de la bande, ceux qui étaient en compte, se partageaient le tirage des imprimés les plus en vogue et, s'installant chacun sur une borne, les détaillaient aux petits crieurs, aux camelots du temps, qui se répandaient dans toutes les directions, Tun conseillant la joie et l'autre la colère aux ménagères matineuses et aux boutiquiers en train d'entre-bâiller leur devanture. Ce monopole de Chevalier, presque exclusif au début de la Révolution, avait pourtant subi avec le temps de graves atteintes ; il commençait à être mis à l'index comme encourageant les journaux de contrefaçon. A côté de chez lui, rue Poupée, il avait un concurrent, Audiffred ; d'ailleurs, les imprimeries s'étaient répandues un peu partout ; il y en avait plusieurs rue Saint-Honoré ; celle du Patriote français était place du Théâtre-Italien. L'attraction universelle exercée par le Palais-Royal avait amené chez le libraire Desenne, arcades i et 2, et dans un pavillon chez Girardin, le dépôt et la vente en gros d'un certain nombre de journaux et d'écrits, généralement dans le sens de la Révolution, pendant que leur confrère Gattey offrait dans son « antre » un asile et un entrepôt à tous les pamphlets du parti des noirs. Les colporteurs des boulevards et des faubourgs de la rive droite trouvaient encore à s'as-
Digiti
sortir dans le passage du Saumon, chez Gabriel Dufay, « tenant bureau de papiers-nouvelles ».
Avec les périodiques, les ambulants emportaient les brochures, les feuilles volantes du jour, — ce elé depuis les canards, — et voici les eu de semaines on aurait entendu dedans carrefours de la ville : la Confession 79/, les Souhaits patriotiques pour la lée, la Grande Conspiration de tous les Prières pour les aristocrates agonisans, un patriote. Ouvrez donc les yeux, la ion des Halles, le Coup de grâce des hissot démasque', par Camille Desmou- 7ive'e des ecclésiastiques, la Confédérales diables, les Grandes Litanies des Grande et horrible conspiration des du PalaiS'RoyaL L'esprit feuillant se ; ce titre : Quand on est à moitié bien, " comme Von est, et, si la passion arisprévenait pas son monde quand elle e Eustache Ramponneau aux Français à V oreille du bonhomme Richard, on à quoi s'en tenir quand on entendait le indeau, la farce est jouée. Les plus s sont les meilleures, ou bien : La granen serait le remède.
Heurs renoncer à dénombrer les écrits jurons, placés sous l'invocation de Jean L mère Duchêne et dont il était malaisé i première vue l'origine, ceux qui faià Coblentz n'étant pas toujours les m gueule.