L'heure du coucher doit, elle aussi, être régulière
De cette heure, dépend l'heure du lever ; d'elle aussi, dépend le som^neil réparateur qui donne à l'âme et à l'esprit, comme il donne au corps, la force et la vigueur dont ils ont besoin.
Les veillées dans la famille, dont le temps est aussi fixé, préparent au repos paisible de la nuit ; tout y est si bon, si joyeux, si aimant : il se fait là comme un secouement de cette poussière amassée pendant le jour par ces mille petits accidents qui arrivent dans toute famille — et l'heure de la séparation venue, tout le monde se sent à l'aise.
Prenez garde aux veillées qui, plus tard, vous sépareront de votre famille et dont nous aurons à parler.
« J'aime le soir, après la prière en commun, quand le silence s'est fait dans la maison, écrivait une jeune fille, j'aime à m'asseoir un petit quart d'heure devant mon bureau; et là, sous le regard de mon crucifix et de la très sainte Vierge, je lis doucement, posément, quelques lignes qui me rappellent la présence de Dieu — la protection de Dieu — la miséricorde et la bonté de Dieu.
Ces pensées, je les laisse pénétrer intimement en mon âme, et elles m'apaisent, elles me rassurent, elles m'entourent d'une atmosphère divine qui me rend heureuse.
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Souvent aussi, j'écris quelques lignes que j'adresse toujours au bon Dieu. C'est mon action de grâce de la journée, c'est mon bonsoir avant mon repos de la nuit, comme celui que je viens de donner à ma mère.
Il me semble que tous, dans la maison, tous, mon père, ma mère, mes sœurs, nous sommes paternellement gardés. »
La vie intime de la jeune fille dans sa famille doit être une vie de travail intellectuel