‹ La vie apres le pensionnatChapitre 45 sur 49 · III. l'œuvre du vestiaire des pauvres · texte numérisé non relu

III. l'œuvre du vestiaire des pauvres

Le vestiaire des pauvres est un local dans lequel, une ou deux fois par semaine, les paroissiennes qui ont un peu de loisir, femmes, jeunes filles surtout, viennent, sous la direction d'une maîtresse d'oiivrage^ confectionner des vêtements pour les pauvres.

Ce sont surtout des layettes pour petits enfants,

des robes pour premières communiantes,

des blouses pour enfants des écoles,

tout ce qui peut être utile, aux enfants spécialement.

Les travaux de tricot, bas., gi^^i^, etc., toujours pour les pauvres, sont réservés pour la maison où chacune des travailleuses trouve par là le moyen d'utiliser ces moments de la journée qui se perdent si facilement.

Le travail du vestiaire est la mise en action d'une de ces œuvres de miséricorde auxquelles sont promis d'une manière si formelle et l'amitié de Dieu sur la terre, et le ciel après la mort.

Sur l'un des murs du vestiaire, au-dessous du grand crucifix qui domine toutesces travailleuses dévouées, sont inscrites, bien visibles, ces paroles :

J'étais sans vêtements et vous m'en ave:^ donné pour me couvrir.

Elles sortent encore des lèvres émues de Notre- Seigneur Jésus-Christ, ces paroles consolantes; et chacune de celles qui sont là les entend distinctement au fond de son âme. C'est à elles qu'elles sont dites.

Et ce n'est pas seulement ce vêtement que vous donnez — chères travailleuses du bon Dieu — et qui représente une somme d'argent que vous auriez pu employer pour vous — c'est votre tempSy c'est une récréation, une heure de plaisir permis que vous sacrifiez — c'est votre savoir-faire, c'est votre application que vous offrez à Dieu.

Comment ne seriez-vous pas heureuses à la pensée que vous faites plaisir au bon Dieu ?

Nous n'insistons pas sur le bonheur que vous ressentez à faire des heureux,

sur la joie que fait naître entre vous cette union de pensées et de labeur, sur l'amitié qui se forme si pure, si sainte, si constante sous l'inspiration et la garde de la charité,

sur la rapidité avec laquelle s'écoulent ces heures de travail si bien remplies, pendant que les mains vont ingénieuses et rapides, animées par la prière, par les chants, par les joyeuses causeries,

sur le bonheur que vous emportez dans votre famille et que vous répandez autour de vous.

Nous vous dirons seulement : offrez-vous, dès les premiers jours de votre arrivée dans votre

famille, au prêtre directeur du vestiaire des pauvres et priez-le de vous faire admettre parmi les ouvrières.

Page 1