‹ La vie apres le pensionnatChapitre 47 sur 49 · I. PAROLES DE MONSEIGNEUR GOUTHE-SOULARD ARCHEVÊQ.UE d'aIX · texte numérisé non relu

I. PAROLES DE MONSEIGNEUR GOUTHE-SOULARD ARCHEVÊQ.UE d'aIX

« La paroisse, c'est votre domicile spirituel locah

Oï\à\\.\a}nour du clocher; quelle suave eténergique expression que celle-là !

L'amour du clocher, c'est l'amour de son foyer, de son père, de sa mère, de ses jours d'école et de catéchisme, de sa première communion, de ses meilleurs souvenirs d'enfance et de jeunesse.

On va visiter Paris, Londres, Rome, admirer les merveilles de la nature et de l'art; c'est bien. Mais ces splendeurs ne vous parlent pas comme votre clocher; vous n'avez pas grandi au milieu d'elles, vous n'y avez pas été bercées sur les genoux maternels, vous n'y avez pas reçu votre Dieu pour la première fois.

Rien de personnel ne vous y attache. Elles ont pu ravir vos yeux et votre esprit; vous avez pu dire : Que cest beau ! mais vous n'avez pas dit : Que c'est bon !

Et près de la modeste église que vous appelez ma paroisse, est une habitation plus modeste, le presbytère où vit pour vous un homme qui vous rappelle Dieu, le Pape, l'Evêque, et que vous nommez mon cure, notre curé.

L'expression ne peut être plus vraie; il est bien votre, il est bien à vous, à vous à toute heure; à vos enfants, pour les baptiser, pour leur apprendre à connaître Dieu, à l'aimer, à le servir; à vous pour vous instruire de vos devoirs; à vous pour vous bénir et pour vous consoler dans vos peines, à vous pour vous assister, vous relever; à vous en tout temps et en toute occasion.... Il est tellement à vous qu'il est le seul obligé par devoir de rester auprès de vous au péril même de sa vie.

Regardez-les donc comme votre chose et votre bien, cette paroisse et ce curé; et, jusqu'à la mort, attachez-vous à l'une et à l'autre. »

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