‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 113 sur 157 · I.A VIE ARABE · texte numérisé non relu

I.A VIE ARABE

l'obaada

L'ouaada est une fête patronale, son origine se perd dans la nuit des temps, et il nous serait bien difficile d'expliquer la cause réelle de celte institution.

Le mot ouaadti veut dire paix ou rendez-vous auprès d’un lieu saint. Paix, veut dire chez les Arabes, comme chez tous ceux qui sont habituellement en guerre, repos, fêtes et plaisirs.

On entend encore par ournda, l'hospitalité donnée aux pauvres de la contrée pour se libérer d’un vœu formé dans des circonstances difficiles et qui a été exaucé.

Au jour convenu, on voit accourir autour de la koubba — chapelle — désignée comme lieu de rendez-vous, non-seulement de la tribu, mais encore de dix à quinze lieues à la ronde, tous les parents, les amis, les alliés, en un mot toute la clientèle du marabout, et nous entendons par ce mot clientèle, les individus qui sont plus particulièrement placés sous son patronage et qui se sont déclarés ses serviteurs — klieddam. — Les uns arrivent caracolant sur leurs plus beaux chevaux, vêtus de leurs habits les plus riches, les autres à dos de mulet ou de chameau ; l’âne est la monture des moins aisés ; quant au pauvre, il arrive à pied. 11 marchera, il est vrai, pendant toute la durée d'un soleil ; mais ne sait-il pas que comme dédommagement il preudra part à un immense festin !

Les femmes, toujours friandes de fêtes et de fantaziyas, ne manquent jamais ces ouadaas ; elles s'y rendent sur des mules ou des chameaux, assises dans leurs palanquins aux rideaux

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